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"Les religions et le luxe" de Pascal Morand

21 Septembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Morand.jpgJe conseille la lecture de ce livre original de Pascal Morand, économiste, qui aidera sans doute beaucoup d'acteurs économiques à comprendre les ressorts de la consommation, du rapport à la richesse (ostentatoire ou non), et au luxe (une notion qui peut être bien différente de la simple aisance matérielle), et leurs différences d'un continent à l'autre. Voyez ma recension à ce sujet sur http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=91&ida=14929 ou en cliquant directement ici.

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A propos de "Libérez le féminisme"

21 Septembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

feminisme.jpgQuand une prostituée de luxe (qui oeuvre dans le "strass"...), "Morgane Merteuil" s'en prend au féminisme "bourgeois" cela donne un livre de combat et de témoignage, utile. Quelques idées intéressantes au coeur des débats sur le voile, l'abolition du sexe vénal etc. Voyez à ce sujet ma recension sur http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=94&ida=14927 ou en cliquant ici.

 

 

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Guennadi Ulibin

15 Septembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate

Notre collègue blogueur argentin Ruben Reveco, grand défenseur de la peinture réaliste (d'où le nom de son blog "Resistencia realista") a déniché encore une pépite : le peintre russe (basé en Espagne) Guennadi Ulibin (je suppose qu'une transposition française plus "classique" du russe imposerait plutôt qu'on écrive "Oulibine"). Voilà un homme qui peint des portraits comme de photos, en joutant à cela une ambiance étonnante.

 

On peut se faire une idée de son travail, en regardant la vidéo ci-dessous (je recommande de couper la musique).

 

Peu de choses sur Internet à propos de cet artiste. Catherine La Rose, artiste blogueuse qui vante aussi d'autres auteurs de nus sur son site, produit une belle collection de ses photos et évque cette "énorme énergie" qui émane de ces corps confrontés à la solitude des paysages et aux sihouettes inhumaines des machines qui les entourent. La galerie de l'artiste est ici.

 

 

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Georges Devereux et l'anthropologie du corps

6 Septembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Baubo.jpgJe faisais allusion dans un précédent billet aux travaux de Georges Devereux, psychanalyste et père de l'ethnopsychiatrie dont un des grands avocats en Allemagne (qui traduisit et publia "Baubo, la vulve mythique" et le fit publier Outre-Rhin avant même sa sortie en France) est l'ethnologue Hans Peter Duerr qui a beaucoup inspiré mes travaux sur la nudité.Et je signalais à cette occasion mon intérêt très prudent pour la psychanalyse.

 

Je pourrais, si je voulais justifier cette prudence, citer mille exemples. Voici le dernier en date qui me vient à l'eprit et qui est extrait précisément du livre de Devereux sur Baubo :

 

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N'importe qui, même sans compétence particulière d'helléniste peut contater la faiblesse de l'argumentation logique qui fait identifier la deuxième fille de Déméter (sans nom) à la première (Perséphone), sur la base de deux surnoms qui pourraient être attribués à n'importe quelle déesse. Toutes les "démonstrations" dans les analyses de mythes, sont de cet acabit, et mieux vaut donc avancer avec scepticisme dans la forêt des faits souvent mis en relation entre eux d'une manière assez abusive... Aussi ne suis-je convaincu par à peu près aucune de ses hypothèses, notamment pas celle selon laquelle les déesses sont des mères des hommes  (dans "Femme et mythe"), ses idées sur la réversibilité phallus-vulve, ses comparaisons "à la hâche" entre Baubo, une Gorgonne étrusque et une déesse japonaise, etc.

 

Néanmoins je prends Devereux pour un agitateur d'idées intéressant, et un témoin d'une époque déjà lointaine (dans ses livres du début des années 1980) : par exemple quand il aborde l'image des femmes enceintes ou le rapport des femmes à la laideur de leur sexe et de leur corps (ce qui n'est visiblement plus du tout d'actualité dans la nouvelle économie médiatique de la valorisation-dévalorisation de la plastique physique et de la sexualité).

 

Je pense qu'il y a dans son bric-à-brac des choses importantes à repêcher pour des recherches placées sur d'autres rails. Par exemple quand il ressort un fragment du stoïcien Chrysippe sur Athéna, ou lorsqu'il exhume toutes les symboliques de la fève chez les auteurs grecs (au delà même de ce que j'en lisais récemment chez Plutarque à propos de Pythagore), et qui ferait presque de cet aliment un équivalent du maïs chez les civilisations d'Amérique centrale (y compris dans sa suggestivité métaphysique, il y aurait de quoi en faire un livre qui réarticulerait au passage toute la hiérarchie pneumatique des valeurs de l'esprit à l'appareil digestif). L'audace que lui donne la double culture psychanalytique et ethnologique lui permet d'aborder des sujets que personne n'examinait avant lui comme, par exemple, la toison pubienne qui intrigue beaucoup les magazines féminins en ce moment (le business de l'épilation comme celui du tatouage ou du piercing nourrissant des "débats identitaires" à n'en plus finir) : sur ce sujet par exemple en mêlant des anecdotes typiques des années 70 avec des connaissances ethnologiques sur des peuples encore coupés de notre modernité occidentale, Devereux apporte des contrepoints utiles, ou des compléments opportuns, aux remarques plus marquées par les années 2000 (malgré leur souci d'inactualité) d'un Desmond Morris (dans "The naked woman") qui avait été une des mes plus importantes boussoles sur cette question.

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