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Articles récents

Les "anciens astronautes " du monastère serbe de Decani

21 Juin 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Christianisme

Vous savez que depuis mon engagement contre l'ingérence de l'OTAN en Serbie en 1998-1999, je suis resté affectivement attaqué à ce pays, quoique je n'y sois pas retourné depuis lors. Ma première publication chez L'Harmattan fut en rapport avec ce pays, où je ne suis cependant pas retourné depuis 2006. 

J'ai appris aujourd'hui une information intriguante à propos du monastère orthodoxe de Visoki Decani au Kosovo (qui suscitait bien des inquiétudes en 1999-2000 quand l'UCK avait pris le pouvoir au Kosovo (le 27 juin 2000 il avait reçu des obus, et le 22 juillet suivant des grenades, alors que le monastère était sous contrôle du contingent italien de la KFOR). Ils 'y trouve une belle fresque du Christ Pancrator dans l'église du monastère, peinte en 1347-1348, 20 ans après le début de la construction du monastère. Dans cette fresque, beaucoup d'ufologues dans la lignée de Erich von Däniken (dont je parle dans mon livre sur les Nephilim), croient voir des extraterrestres dans deux capsules autour du Christ en croix (cf ci-dessus).  Dragana Van de Moortel-Ilic, professeure d'astrologie à Oxford, dans cet article, raconte l'histoire de cette interprétation : le mérite en revient à l'étudiant en art Aleksandar Paunović, en 1964. La revue Spoutnik en France popularisa cette hypothèse.

En 2015, Milan Dimitrijevic de l'observatoire astronomique de Belgrade associé à Igor Stojic, Edi Bon et Vesna Mijatovic appellent à plus de prudence. Ils citent Srdan Djuric, en 1989, un article "The Representations of Sun and Moon at Decani" tiré de sa contribution à la Conférence scientifique organisée pour les 650 ans du monastère qui s'était tenue en 1985, Selon Djuric, la capsule à gauche représenterait le soleil avec six rayons, celle de droite la lune avec trois rayons. Dans le soleil se tient le jeune Hélios torse nu et portant un chiton. Dans la lune Séléné, torse nu elle aussi. 

Il semble que le modèle de cette représentation vienne de l'église Notre Dame de Ljeviska à Prizren (Kosovo et Metochie) dont les peintures sont de 1308-1314. La représentation du soleil et de la lune sont présentes dans la crucifixion depuis les représentations du 6e siècle dans l'iconographie orientale. L'un et l'autre sont d'ordinaire peints dans des médaillons ronds mais sans rayons. Jusqu'à la renaissance, dans les traités astrologiques, le soleil était représenté dans un cercle à un rayon, comme une larme.

L'ajout des rayons à l'église de Prizren pourrait être lié au passage de la comète d'Halley en 1301. De 1303 à 1306, Giotto peint l'étoile de Bethléem comme une comète à la chapelle des Scrovegni à Padoue.

Van de Moortel-Ilic  précise que les traditions serbes peuvent expliquer les personnages encapsulés : au IXe siècle, il convient de s'intéresser aux croyances populaires serbes. Selon Nenad Janković, avant d'adopter le christianisme, les Serbes croyaient que les phénomènes naturels étaient liés à différentes divinités une croyance qui s'est dégradé ensuite en une idée qque le Soleil et la Lune étaient aidés quotidiennement par des « serviteurs du Dieu » à monter et descendre dans le ciel, et que ces serviteurs réveillaient également toutes les étoiles la nuit.

On voit bien donc que l'hypothèse de "vaisseaux spatiaux" représentés à Decani est extrêmement peu probable et que les capsules peuvent s'expliquer par des codes culturels byzantins médiévaux combinés aux effets du passage de la comète de Haley. Mais je trouve qu'il reste une forte interrogation sur les personnages dans les capsules... Passe encore que l'on puisse penser que celui de gauche dans le soleil porte un chiton, ce qui cependant ne permet pas d'en conclure automatiquement qu'il s'agisse d'Helios. Mais une Séléné torse nu, là, pour y croire, il faudrait que les universitaires nous montrent d'autres représentations de cette déesse dans cette tenue... et cela semble d'autant moins probable dans un univers chrétien...

 

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Le roi David et l'ufologie

7 Juin 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète

L'ufologue Coilhac dont les analyses sur les statues de Versailles m'avaient impressionné en 2025, attire l'attention de ses abonnés sur la présence centrale du roi David dans les galeries royales des cathédrales d'Amiens, Chartres, Reims et Paris. Il rappelle qu'une lecture ufologique peut être faite du Psaume 18 qui lui est attribué, à partir du verset 7. Cela rejoint aussi la problématique de l'arche d'alliance qui accomplissait des prodiges, ce qui fait penser à la littérature de Jérôme Manierski.

A rapprocher de l'anticipation des aéroplanes dans Apocalypse 9 selon l'ingénieur Baraduc-Muller en 1925.

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Révisionnisme historique 2 : la première évangélisation de la Chine

28 Mai 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Histoire des idées, #Christianisme

Après le révisionnisme chrétien sur l'histoire de la Gaule et celle du bouddhisme, en voici un autre exemple : autour de l'évangélisation de la Chine.

Voici une conférence d'un certain Francis Lapierre, diacre permanent du diocèse de Nanterre, docteur ès sciences, ex-spécialiste du domaine de l'offshore pétrolier à la retraite. Il se fait le vulgarisateur de l'ingénieur de chez Dassault Pierre Perrier (né en 1935) qui, en Chine, dans les années 1980, a découvert les travaux du Professeur chrétien Wei-Fan Wang (1927-2015), professeur du séminaire catholique de Nankin, qui soutient que les bas-reliefs de Kong Wang Shan dans l’enceinte de l’ancienne ville portuaire de Lianyun ne témoignent pas de l'arrivée du bouddhisme en Chine mais d'une évangélisation au 1er siècle de notre ère.

Commandée par le prince Liu Ying, demi-frère de l'empereur Han Mingdi (28-75), selon Shueh-Ying Liao, du CNRS, qui a participé à un colloque sur le sujet en octobre 2021 au Vatican, «c’est la plus ancienne frise conservée en Chine actuellement». Liu Ying est présenté comme un sponsor du bouddhisme, mais l'historiographie dominante aurait pu confondre ici bouddhisme et christianisme. L'histoire repose sur le songe de Mingdi représenté sur la frise qui aurait reçu la visite nocturne en 64 d'un homme immatériel auréolé, représentée sur la frise comme un parthe. Ce n'est pas un chinois. Il lui aurait dit d'envoyer en Inde des bâteaux pour y prendre des représentants de la religion "de la lumière". Qon frère s'en charge ayant eu le gouvernorat du port de Lianyun .

Wang avait remarqué des vêtements étrangers, des croix sur la frise de. Perrier ira dans le même sens qui repèrera de l'araméen. Le père Yen Martin, jésuite (1919-2009) avait déjà eu cette idée sans connaître Kong Wang Shan à partir d'un travail sur archives. Wang n'a publié sa note sur le sujet qu'en 2002 quand il était à la retraite, on peut la lire ici (site de l'université catholique de Lyon) en anglais. Il y précise qu'un sien collègue de Xuzhou avait attiré son attention sir le fait que le musée de Xuzhou sur la Mer Jaune au sud de Pékincontient beaucoup de pièces moyen-orientales, notammentd es gravures sur pierre où l'on voit un phénix, le mot ichthys en grec trouvés sur une tombe de l'époque han qui porte la mention "7e jour du 3e mois de l'année de Yuan-he" soit l'année 86. D'autres gravures montrent des scènes qu'on peut estimer bibliques.

Cet argument est mobilisé au service de l'hypothèse d'une venue de Saint-Thomas en Chine.

Je mets aussi en dessous une conférence du P. Edouard-Marie Gallez (né en 1957), plus connu pour ses travaux sur les origines de l'Islam.

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Padre Pio au Congo-Kinshasa

21 Mai 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

A l'émission de Raffaella Carra à San Giovanni Rotondo diffusée sur Rai Uno, une Congolaise vient témoigner en français le 23 juin 2002 (minute 7).

Elle s'appelle Xaviérine Mayuyu, 35 ans, et vit à Bukavu, capitale du Sud-Kivu (RDC). Mariée, mère de 8 enfants biologiques et 4 adoptés, Elle explique au micro de Raffaella Carra que Padre Pio lui rend souvent visite pour la consoler. La première fois qu'elle l'a vu, elle allait à la messe. Sur le chemin, elle rencontre un vieux moine qu'elle ne connaît pas. La deuxième fois elle va à la messe du matin. Elle le voit encore. Il sourit. Elle l'avait confondu avec un franciscain qui avait amené la statue de la Vierge pérégrine à Bukavu. La troisième fois qu'elle le voit il vient dans sa chambre. Elle avait d'abord senti le parfum de l'encens. Elle a vu le vieillard venir vers elle. Il a a parlé dans une langue étrange. "Qui es-tu ? " demande-t-elle. Il répond Padre Pio de Pietrelcina. C'est son père spirituel qui lui dire qu'il faut aimer la souffrance, aimer la croix, ne pas vouloir descendre de la croix, être petit et humble et aimer, parce qu'on est enfant de Dieu et Dieu est amour, qu'il faut imiter le Christ, il s'est donné pour nous, nous devons vivre comme lui. Le Padre Pio lui avait dit qu'elle irait à San Giovanni Rotondo un jour.

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Rafaella Carra, Padre Pio et le show business

21 Mai 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980, #Christianisme, #Spiritualités de l'amour

Vous savez qu'il m'est arrivé souvent de me pencher sur la culture populaire dans laquelle mon enfance a baigné - par exemple avec mon livre sur les tubes des années 1980.

Ce matin me trottait dans la tête une petite musique "Frappe, frappe ton coeur". J'ai entrepris d'en savoir plus sur cette chanson. Je m'attendais à découvrir une chanteuse française peu connue comme Elisabeth Jérôme chantant "Maladie d'amour". Je n'étais pas loin en ce qui concerne l'année : 1976 pour les deux chanteuses (j'avais donc six ans). Mais je me trompais totalement sur l'identité de la chanteuse. Il s'agissait d'une italienne, Raffaella Carra (1943-2021) qui a fait une carrière extraordinaire dans son pays (comme chanteuse dans les années 1970 et comme présentatrice de télévision à la RAI dans les années 1980 et 1990) et en langue espagnole, en Ibérie et dans l'hémisphère occidental outre-atlantique.

Notez que, malgré mes ascendances partiellement espagnoles, je suis bien peu latin puisque j'ignorais tout de ce phénomène musical que j'ai peut-être aperçu à la télévision française ou entendu à la radio (sans doute une seule fois mais ça avait visiblement marqué le petit bonhomme que j'étais).

Je me suis penché sur les diverses productions de cette article sur YouTube. Toutes sont du même ordre : dans le registre du culte du désir, de Vénus, quasiment du racollage sur scène, la rue Saint Denis devant un écran, en tenue rouge moulante comme la prostituée de Babylone, appel permanent à l'expression des pulsions érotiques. Un Italien parmi les témoins sur Internet explique qu'elle rompait avec les codes de la chanson romantique italienne, et on peut ajouter de la chanson romantique française aussi, genre Catherine Bardin en 1978 ou Marie Laforêt deux ans plus tôt.

Rétrospectivement on trouve à cette forme d'érotisme très soft une certaine légèreté, et même malgré tout une forme d'élégance parce qu'il y avait des paroles assez construites quoiqu'insouciantes, et un grand travail chorégraphique, à des années lumières comme le dira un commentateur à la télévision dans les années 2000, de la vulgarité du reggaeton. Cependant ce petit charme ne doit pas faire sousestimer l'impact disruptif de ces performaneces précisément par rapport à l'arrière plan romantique et fleur bleue des autres chansons. Je pense que l'équivalent était peut-être dans la sphère anglophone le "I love to love" de Dona Summer.Cuba avait aussi ce genre de chanteuse qui se produisait à l'Eurovision soviétique (Intervision), Farah Maria, mais c'était un peu moins sexuellement explicite tout de même. A noter que ce rôle de chanteuse aguicheuse sans retenue revenait classiquement à des afro-américaines ou à des bombas latinas plus qu'à des blondes aux yeux bleus, suivant une répartition raciste des rôles.

En creusant un peu  le personnage de Raffaella Carra, je découvre des bizarreries. En 1980 dans une interview (cf ici) à la télé chilienne, à l'époque de la dictature de Pinochet, elle échange avec le père Raúl Hasbún Zaror (né en 1933) à propos du pape Jean-Paul II (le prêtre explique qu'on ne peut la comparer à la Salomé de la Bible , qu'elle exalte l'esprit - exaltece de espiritu - et il dit qu'il chante ses chansons quand il n'a pas le moral). Phénomène étrange quand on sait que la même chanteuse était interdite d'ondes par la dictature militaire argentine voisine et se vantait de voter communiste.

On sait que les pays latins à l'époque baignaient dans le catholicisme ordinaire du soir au matin. L'articulation entre la pop music (et ses tendances occultistes) et le catholicisme m'intrigue.

On trouve sur le Net, une émission d'Alejandro Bermudez, directeur d'ACI Prensa ici qui explique en gros que toutes cette imagerie vénusienne qui entourait Rafaella Carra relevait d'une certaine théâtralité, d'une mise en scène professionnelle destinée à occuper un certain segment du marché du spectacle, mais qui ne correspondait pas forcément à sa personnalité profonde. Par exemple note Alejandro Bermudez, comme elle était devenue une icône de la communauté gay (comme chez nous Dalida ou Mylène Farmer) à partir des années 1990, elle avait prétendue être bisexuelle, mais aucun de ses biographes ne lui a connu de relation avec une femme.

Quand on écoute son émission au Chili, on remarque que juste après l'intervention du P. Raúl Hasbún Zaror le présentateur taquin lui demande si c'est bien de venir dans le Sud pour faire l'amour (puisque c'est le titre d'une de ses chansons), et elle répond qu'elle n'a pas eu le temps de le savoir car elle travaille beaucoup. Cela confirme bien cette image d'une personne chez qui le professionnalisme l'emporte sur l'érotisme.

Dans une de ses interviews sur une chaine argentine, elle explique que, fille d'un industriel de l'agoalimentaire, elle a été éduquée chez les bonnes soeurs qui lui ont donné le sens de la discipline et qu'elle a commencé par la dans classique car elle rêvait d'intégrer les ballets de Maurice Bejart. Pas tout à fait le profil de la rue Saint-Denis de la Belle époque.

Un autre point intéressant fut sa dévotion au Padre Pio. Toujours attentif à l'articulation entre catholicisme, occultisme et pop culture, j'ai écrit quelques lignes il y a quelques années sur l'amour de la chanteuse Ivana Spagna pour le saint capucin. Raffaella Carra, pour sa part, avait rendu visite au Padre Pio de son vivant, et, le 23 juin 2002, elle a fait tout une émission sur Rai Unoà San Giovanni Rotondo qu'on peut encore voir ici en plusieurs, avec une brochette de moines, de prêtres et même un évêque dans le public. A sa mort ses cendres (l'incinération n'est pas une pratique chrétienne même si elle est tolérée par l'Eglise depuis Paul VI) ont été déposées pendant un temps devant le monastère selon ses dernières volontés (mais elle n'a pas eu d'obsèques religieuses).

La façon dont l'artiste parle du Padre Pio est assez New Age, puisqu'elle l'aborde surtout sous l'angle de son "énergie". Et il y a pour le moins quelque ironie dans le fait que la première image de l'émission soit le sponsoring d'Alice, ADSL de Télécom Italie... surmontée de l'oeil omnivoyant... Sans doute une pure coïncidence évidemment... N'est-ce pas aussi un oeil omnivoyant qu'elle exhibait dans "Medley Beatles" en 1978, son hommage aux cinq occultistes de Liverpool (cf photo à droite, ou ici min 0'14 ? Sa chanson "Satan" en 1999 avait quelques vagues, avec des paroles comme celles-ci "Satan, je rêverai de toi/Satan, je me repentirai/Satan aux yeux bleus/Façonne-moi à ton gré/Satan, vulgarité/Satan, destin/Emmène-moi en enfer/Je paie pour l'amour/Je quitte tout et je viens avec toi/Divinité magique/Frisson de liberté/Âme sans pitié/Laisse-moi pour la charité". Tout dépendait du niveau auquel on lit ces mots (premier degré ? second ?)

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Témoignage sur l'ayahuasca et la bipolarité

5 Mai 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps, #Spiritualités de l'amour

Ci-dessous le témoignage de Cécilia, née en 1997 - émission Ca commence aujourd'hui  diffusée le 01/04/2026 à 13h50 sur France 2. Elle était au Cameroun, déprime, découvre qu'elle se replie sur elle même, fait une thérapie avec une expatriée, lit un ouvrage sur les possibilités de se découvrir grâce à l'ayahuasca. Elle démisssionne, décide de faireune retraite de 5 jours bien encadrée en Espagne.

Elle arrive en mars 2023 et prend des produits dès le 1er jour vers 17 h. Elle vomit.  Couchée sur des matelas, elle part en elle-même, et se trouve avec un sentiment de culpabilité, se retrouve face à un monstre, tout est rouge autour d'elle, elle se sent en enfer. Elle pleure 15 minutes. Le monstre représente pour elle toute la méchanceté humaine.

Elle reprend ses esprits et sent une immense compassion pour elle même et pour els autres, elle décide alors de creuser plus.  La dernière prise est très paisible. Elle se sent renaître à elle-même.

Pendant quelques mois elle se rapproche de la foi, fait le chemin de Composetelle, le pèlerinage à Jérusalem. L'ouverture religieuse est nouvelle pour elle. Elle se sent plus ouverte aux autres, on lui a enlevé de l'inhibition. 

Elle cherche de sidées poru écrire un livre. Elle se sent comme élue par Dieu pour raconter son histoire. Elle se pense comme une réincarnation de la Vierge Marie pour soigner les gens parce qu'elle avait voulu aider les gens au Cameroun, ça faisait sens. Son deuxième prénom c'est Marie Sarah, elle le perçoit comme  une synchronicité.

Elle se rend dans des monastères pour leur expliquer qu'elle veut se faire nonne poru se rapproche rde Dieu et développer ses dons mais "à sa manière",  On lui explique que ce n'est pas possible. Et alors elle se sent comme étant l'antéchrist, dans une phase maniaque symétrique de celle où elle se sentait être la Vierge Marie. Elle devient irritable, mange de moins en moins, maigrit, et décide de partir avec son sac de couchage pour réaliser sa mission. Elle va à Barcelone, monte une colline, y reste deux jours sans boire ni manger et se disant qu'elle devait jeûner pour lutter contre elle-même dans un combat spirituel. Le deuxième jour elle écrit à un ami chrétien qui l'avait accompagnée au Cameroun. Il l'appelle à se ressaisir. Elle a un déclic, se rend à Lourdes pour guérir en sortant de son "trip" mortifère. Dans un épuisement complet à Lourdes elle reste des heures assise. C'était en septemnbre 2023.Une religieuse appelle le SAMU et appelle ses parents. Le psychiatre la reçoit dans sa ville, et l'envoie aux urgences. La bipolarité est diagnostiquée, en partir héritée de sa grand-mère, et peut-être déclenchée par l'ayahuasca.

On a déjà parlé plusieurs fois sur ce blog de l'ayahuasca, notamment ici, et plus généralement des enthéogènes. Ici on voit un effet "indirect" : le déclenchement d'un syndrome de bipolarité, sous l'effet de cette substance. Au niveau de la phénoménologie des symptômes, on n'est pas loin de l'histoire de la jeune Turque mentionnée il y a un an - en ce qui concerne l'isolement dans une forêt près de la grande ville.

A noter que dans une autre vidéo sur RIM Live plus récente, elle donne des éléments qui permettent de mettre davantage en perspective son histoire. A ses 13 ans elle a fait une sortie de corps, qu'elle avait des intuitions mathématiques, qu'elle a vu un magnétiseur qui avec son pendule a identifié son don de voyance, puis qu'elle a pratiqué de la magie. On n'est donc pas dans la simple révélation d'une bipolarité... Si elle est partie au Cameroun, c'est après avoir vu une voyante puis s'être elle-même tirée les cartes pour trouver un homme qui puisse l'aider.

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L'ascétisme chez les païens : Hochmaea au Liban

25 Avril 2026 , Rédigé par CC

Charles Clermont-Ganneau (1846-1923) cite en 1912 cette dédicace du IIe siècle retrouvée à Niha (Zahle) dans la plaine de la Bekaa au Liban :" Hochmaea, vierge consacrée au dieu Hadaran ; parce qu'elle s'est  abstenue de pain vingt années durant sur l'odre du dieu lui-même, elle a accompli son voeu. Hochmaea a accompli son voeu envers le dieu Had(a)ran". Hadaran ou Hadad est le dieu syrien de l'orage. Hochmaea (si c'est la même) est aussi décrite dans une autre dédicace comme une prêtresse d'Atargatis.

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Les sciapodes, vision d'une alter-humanité exotique

24 Avril 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps, #Histoire secrète

On lit dans Histoires naturelles de Pline l'Ancien (livre 7, chap 2) à propos de l'Inde : "Ctésias a écrit que dans beaucoup de montagnes une race d'hommes à têtes de chien s'habille avec des peaux de bête, aboie au lieu de parler, et, armée de griffes, se nourrit du produit de sa chasse sur les quadrupèdes et les oiseaux : il ajoute qu'il y en avait plus de 120.000 en moment où il écrivait ; il rapporte aussi que dans une certaine nation indienne les femmes n'engendrent qu'une fois dans leur vie, et que leurs enfants prennent aussitôt une chevelure blanche.

[16] Il parle aussi d'hommes appelés Monocoles (monos, unique, kôlon, jambe), qui n'ont qu'une jambe et qui sautent avec une agilité extrême ; il dit qu'on les nomme aussi Sciapodes σκιαποδες (skia, ombre, pous, pied), parce que dans les grandes chaleurs, couchés par terre sur le dos, ils se détendent du soleil par l'ombre de leur pied ; qu'ils ne sont pas loin des Troglodytes ; et que près d'eux, à l'occident, se trouvent d'autres hommes qui, privés de cou, ont les yeux dans les épaules."

Pline fait référence ici à Ctésias médecin d'Artaxerxès.

Carl A. P. Ruck dans Persephone's Quest estime, sur la base de l'allusion qu'y fait Aristophane dans les Oiseaux,, que les Sciapodes venus d'Inde sont une version hellénique de la divinité indo-européenne du Soma, le pied unique étant celui du champignon. L'aptitude du champignon à se transformer en petites créatures à une seule jambe est attestée dans plusieurs traditions chamaniques. Ceci explique que les Sciapodes soient mentionnés pour la première fois par Scylax de Caryanda auteur d'un récit de voyage en Inde antérieur à celui de Ctésias (il avait effectué une mission d'exploration pour Darius).  Pour une interprétation plus psychologique du mythe voir l'archéologue suisse Waldemar Deonna.

L'histoire a été reprise par Strabon, Pomponius Mela, Isidore de Séville etc. Saint Augustin s'est interrogé sur l'humanité des cynocéphales et des sciapodes. Plusieurs savants au Moyen-Age les citent.

Au niveau iconographique il y a un sciapode sur un chapiteau de l'église priorale d'Anzy-le-Duc en Saone-et-Loire (XIIe siècle et après), à l'église romane de Saint-Parize-le-Châtel, ou encore à la cathédrale Saint-Etienne de Sens. La Mappa Mundi de Hereford (vers 1300), est l'une des plus grandes cartes du monde médiévales qui nous soient parvenues, montre deux sciapodes, un en Inde et un à l'extrémité sud du monde. On en voit aussi un dans un manuscrit de Laurent de Premierfait traducteur de "Des cas des nobles hommes et femmes" de Boccace de Munich du XVe siècle (bibliothèque Mazarine), ou dans une Bible de la bibliothèque municipale de Chambéry de 1200, dans un manuscrit de Dijon, dans le Spaeculum Historiale de Jean de Beauvais et encore dans le Breviarium ad usum Sancti Sepulcri Cameracensis, oeuvre commandée par le neveu du cardinal d'Ailly (1351-1420) dont son oncle eut la possession de son vivant (D'Ailly est bien connu des lecteurs de ce blog). La version qui circule le plus souvent sur le Net est une illustration des Chroniques de Nuremberg, œuvre du médecin allemand Hartmann Schedel, au tournant de 1500 .

Hors de France, on peut aussi citer le Conoscimiento de todos los reynos e tierras e senorios que son por el mundo du franciscain espagnol (1350) au niveau du récit sur les Canaries et Madère.  ou le livre de Jean de Mandeville publié à Liège vers 1355. Le XIVe siècle, période des grandes explorations, ne pouvait qu'être celle de la grande mode des sciapodes.

Si l'on suppose avec Ruck que cette crypto-humanité ou alter-humanité vue sous enthéogènes était une sorte de transition chamanique entre le végétal et l'humain (un "devenir-humain" du champignon comme aurait dit Deleuze que je cite à dessein ici car on commence à saisir depuis peu le rapport de ce philosophe à l'ésotérisme), on peut s'interroger sur la signification de sa prégnance en Occident, chez les Grecs, les Romains, dans l'Europe médiévale et son niveau de réalité à l'heure où une approche quantique de l'ontologie ébranle nos certitudes sur l'objectivité des choses.  On peut aussi se demander qui ordonnait de sculpter des sciapodes sur les églises romanes (le maçon connaissait-il les sciapodes ? était-ce une instruction de l'évêque du lieu ? faut-il avec Fulcanelli et d'autres créditer les corporations de savoir démesurés, ou de pratiques médiumniques pour les inspirer ?). 

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