Révisionnisme historique 2 : la première évangélisation de la Chine
Après le révisionnisme chrétien sur l'histoire de la Gaule et celle du bouddhisme, en voici un autre exemple : autour de l'évangélisation de la Chine.
Voici une conférence d'un certain Francis Lapierre, diacre permanent du diocèse de Nanterre, docteur ès sciences, ex-spécialiste du domaine de l'offshore pétrolier à la retraite. Il se fait le vulgarisateur de l'ingénieur de chez Dassault Pierre Perrier (né en 1935) qui, en Chine, dans les années 1980, a découvert les travaux du Professeur chrétien Wei-Fan Wang (1927-2015), professeur du séminaire catholique de Nankin, qui soutient que les bas-reliefs de Kong Wang Shan dans l’enceinte de l’ancienne ville portuaire de Lianyun ne témoignent pas de l'arrivée du bouddhisme en Chine mais d'une évangélisation au 1er siècle de notre ère.
Commandée par le prince Liu Ying, demi-frère de l'empereur Han Mingdi (28-75), selon Shueh-Ying Liao, du CNRS, qui a participé à un colloque sur le sujet en octobre 2021 au Vatican, «c’est la plus ancienne frise conservée en Chine actuellement». Liu Ying est présenté comme un sponsor du bouddhisme, mais l'historiographie dominante aurait pu confondre ici bouddhisme et christianisme. L'histoire repose sur le songe de Mingdi représenté sur la frise qui aurait reçu la visite nocturne en 64 d'un homme immatériel auréolé, représentée sur la frise comme un parthe. Ce n'est pas un chinois. Il lui aurait dit d'envoyer en Inde des bâteaux pour y prendre des représentants de la religion "de la lumière". Qon frère s'en charge ayant eu le gouvernorat du port de Lianyun .
/image%2F1551417%2F20260528%2Fob_71f958_kws.png)
Wang avait remarqué des vêtements étrangers, des croix sur la frise de. Perrier ira dans le même sens qui repèrera de l'araméen. Le père Yen Martin, jésuite (1919-2009) avait déjà eu cette idée sans connaître Kong Wang Shan à partir d'un travail sur archives. Wang n'a publié sa note sur le sujet qu'en 2002 quand il était à la retraite, on peut la lire ici (site de l'université catholique de Lyon) en anglais. Il y précise qu'un sien collègue de Xuzhou avait attiré son attention sir le fait que le musée de Xuzhou sur la Mer Jaune au sud de Pékincontient beaucoup de pièces moyen-orientales, notammentd es gravures sur pierre où l'on voit un phénix, le mot ichthys en grec trouvés sur une tombe de l'époque han qui porte la mention "7e jour du 3e mois de l'année de Yuan-he" soit l'année 86. D'autres gravures montrent des scènes qu'on peut estimer bibliques.
Cet argument est mobilisé au service de l'hypothèse d'une venue de Saint-Thomas en Chine.
Je mets aussi en dessous une conférence du P. Edouard-Marie Gallez (né en 1957), plus connu pour ses travaux sur les origines de l'Islam.
Padre Pio au Congo-Kinshasa
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_e81d6d_xavierine.png)
A l'émission de Raffaella Carra à San Giovanni Rotondo diffusée sur Rai Uno, une Congolaise vient témoigner en français le 23 juin 2002 (minute 7).
Elle s'appelle Xaviérine Mayuyu, 35 ans, et vit à Bukavu, capitale du Sud-Kivu (RDC). Mariée, mère de 8 enfants biologiques et 4 adoptés, Elle explique au micro de Raffaella Carra que Padre Pio lui rend souvent visite pour la consoler. La première fois qu'elle l'a vu, elle allait à la messe. Sur le chemin, elle rencontre un vieux moine qu'elle ne connaît pas. La deuxième fois elle va à la messe du matin. Elle le voit encore. Il sourit. Elle l'avait confondu avec un franciscain qui avait amené la statue de la Vierge pérégrine à Bukavu. La troisième fois qu'elle le voit il vient dans sa chambre. Elle avait d'abord senti le parfum de l'encens. Elle a vu le vieillard venir vers elle. Il a a parlé dans une langue étrange. "Qui es-tu ? " demande-t-elle. Il répond Padre Pio de Pietrelcina. C'est son père spirituel qui lui dire qu'il faut aimer la souffrance, aimer la croix, ne pas vouloir descendre de la croix, être petit et humble et aimer, parce qu'on est enfant de Dieu et Dieu est amour, qu'il faut imiter le Christ, il s'est donné pour nous, nous devons vivre comme lui. Le Padre Pio lui avait dit qu'elle irait à San Giovanni Rotondo un jour.
Rafaella Carra, Padre Pio et le show business
Vous savez qu'il m'est arrivé souvent de me pencher sur la culture populaire dans laquelle mon enfance a baigné - par exemple avec mon livre sur les tubes des années 1980.
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_180cb5_rafaella.jpg)
Ce matin me trottait dans la tête une petite musique "Frappe, frappe ton coeur". J'ai entrepris d'en savoir plus sur cette chanson. Je m'attendais à découvrir une chanteuse française peu connue comme Elisabeth Jérôme chantant "Maladie d'amour". Je n'étais pas loin en ce qui concerne l'année : 1976 pour les deux chanteuses (j'avais donc six ans). Mais je me trompais totalement sur l'identité de la chanteuse. Il s'agissait d'une italienne, Raffaella Carra (1943-2021) qui a fait une carrière extraordinaire dans son pays (comme chanteuse dans les années 1970 et comme présentatrice de télévision à la RAI dans les années 1980 et 1990) et en langue espagnole, en Ibérie et dans l'hémisphère occidental outre-atlantique.
Notez que, malgré mes ascendances partiellement espagnoles, je suis bien peu latin puisque j'ignorais tout de ce phénomène musical que j'ai peut-être aperçu à la télévision française ou entendu à la radio (sans doute une seule fois mais ça avait visiblement marqué le petit bonhomme que j'étais).
Je me suis penché sur les diverses productions de cette article sur YouTube. Toutes sont du même ordre : dans le registre du culte du désir, de Vénus, quasiment du racollage sur scène, la rue Saint Denis devant un écran, en tenue rouge moulante comme la prostituée de Babylone, appel permanent à l'expression des pulsions érotiques. Un Italien parmi les témoins sur Internet explique qu'elle rompait avec les codes de la chanson romantique italienne, et on peut ajouter de la chanson romantique française aussi, genre Catherine Bardin en 1978 ou Marie Laforêt deux ans plus tôt.
Rétrospectivement on trouve à cette forme d'érotisme très soft une certaine légèreté, et même malgré tout une forme d'élégance parce qu'il y avait des paroles assez construites quoiqu'insouciantes, et un grand travail chorégraphique, à des années lumières comme le dira un commentateur à la télévision dans les années 2000, de la vulgarité du reggaeton. Cependant ce petit charme ne doit pas faire sousestimer l'impact disruptif de ces performaneces précisément par rapport à l'arrière plan romantique et fleur bleue des autres chansons. Je pense que l'équivalent était peut-être dans la sphère anglophone le "I love to love" de Dona Summer.Cuba avait aussi ce genre de chanteuse qui se produisait à l'Eurovision soviétique (Intervision), Farah Maria, mais c'était un peu moins sexuellement explicite tout de même. A noter que ce rôle de chanteuse aguicheuse sans retenue revenait classiquement à des afro-américaines ou à des bombas latinas plus qu'à des blondes aux yeux bleus, suivant une répartition raciste des rôles.
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_8645f6_hesbrun.png)
En creusant un peu le personnage de Raffaella Carra, je découvre des bizarreries. En 1980 dans une interview (cf ici) à la télé chilienne, à l'époque de la dictature de Pinochet, elle échange avec le père Raúl Hasbún Zaror (né en 1933) à propos du pape Jean-Paul II (le prêtre explique qu'on ne peut la comparer à la Salomé de la Bible , qu'elle exalte l'esprit - exaltece de espiritu - et il dit qu'il chante ses chansons quand il n'a pas le moral). Phénomène étrange quand on sait que la même chanteuse était interdite d'ondes par la dictature militaire argentine voisine et se vantait de voter communiste.
On sait que les pays latins à l'époque baignaient dans le catholicisme ordinaire du soir au matin. L'articulation entre la pop music (et ses tendances occultistes) et le catholicisme m'intrigue.
On trouve sur le Net, une émission d'Alejandro Bermudez, directeur d'ACI Prensa ici qui explique en gros que toutes cette imagerie vénusienne qui entourait Rafaella Carra relevait d'une certaine théâtralité, d'une mise en scène professionnelle destinée à occuper un certain segment du marché du spectacle, mais qui ne correspondait pas forcément à sa personnalité profonde. Par exemple note Alejandro Bermudez, comme elle était devenue une icône de la communauté gay (comme chez nous Dalida ou Mylène Farmer) à partir des années 1990, elle avait prétendue être bisexuelle, mais aucun de ses biographes ne lui a connu de relation avec une femme.
Quand on écoute son émission au Chili, on remarque que juste après l'intervention du P. Raúl Hasbún Zaror le présentateur taquin lui demande si c'est bien de venir dans le Sud pour faire l'amour (puisque c'est le titre d'une de ses chansons), et elle répond qu'elle n'a pas eu le temps de le savoir car elle travaille beaucoup. Cela confirme bien cette image d'une personne chez qui le professionnalisme l'emporte sur l'érotisme.
Dans une de ses interviews sur une chaine argentine, elle explique que, fille d'un industriel de l'agoalimentaire, elle a été éduquée chez les bonnes soeurs qui lui ont donné le sens de la discipline et qu'elle a commencé par la dans classique car elle rêvait d'intégrer les ballets de Maurice Bejart. Pas tout à fait le profil de la rue Saint-Denis de la Belle époque.
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_d548be_carra-masonica.jpg)
Un autre point intéressant fut sa dévotion au Padre Pio. Toujours attentif à l'articulation entre catholicisme, occultisme et pop culture, j'ai écrit quelques lignes il y a quelques années sur l'amour de la chanteuse Ivana Spagna pour le saint capucin. Raffaella Carra, pour sa part, avait rendu visite au Padre Pio de son vivant, et, le 23 juin 2002, elle a fait tout une émission sur Rai Unoà San Giovanni Rotondo qu'on peut encore voir ici en plusieurs, avec une brochette de moines, de prêtres et même un évêque dans le public. A sa mort ses cendres (l'incinération n'est pas une pratique chrétienne même si elle est tolérée par l'Eglise depuis Paul VI) ont été déposées pendant un temps devant le monastère selon ses dernières volontés (mais elle n'a pas eu d'obsèques religieuses).
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_bcdeb1_alice.png)
/image%2F1551417%2F20260521%2Fob_8fb911_medley.png)
La façon dont l'artiste parle du Padre Pio est assez New Age, puisqu'elle l'aborde surtout sous l'angle de son "énergie". Et il y a pour le moins quelque ironie dans le fait que la première image de l'émission soit le sponsoring d'Alice, ADSL de Télécom Italie... surmontée de l'oeil omnivoyant... Sans doute une pure coïncidence évidemment... N'est-ce pas aussi un oeil omnivoyant qu'elle exhibait dans "Medley Beatles" en 1978, son hommage aux cinq occultistes de Liverpool (cf photo à droite, ou ici min 0'14 ? Sa chanson "Satan" en 1999 avait quelques vagues, avec des paroles comme celles-ci "Satan, je rêverai de toi/Satan, je me repentirai/Satan aux yeux bleus/Façonne-moi à ton gré/Satan, vulgarité/Satan, destin/Emmène-moi en enfer/Je paie pour l'amour/Je quitte tout et je viens avec toi/Divinité magique/Frisson de liberté/Âme sans pitié/Laisse-moi pour la charité". Tout dépendait du niveau auquel on lit ces mots (premier degré ? second ?)
Témoignage sur l'ayahuasca et la bipolarité
/image%2F1551417%2F20260505%2Fob_c4c842_cecilia.png)
Ci-dessous le témoignage de Cécilia, née en 1997 - émission Ca commence aujourd'hui diffusée le 01/04/2026 à 13h50 sur France 2. Elle était au Cameroun, déprime, découvre qu'elle se replie sur elle même, fait une thérapie avec une expatriée, lit un ouvrage sur les possibilités de se découvrir grâce à l'ayahuasca. Elle démisssionne, décide de faireune retraite de 5 jours bien encadrée en Espagne.
Elle arrive en mars 2023 et prend des produits dès le 1er jour vers 17 h. Elle vomit. Couchée sur des matelas, elle part en elle-même, et se trouve avec un sentiment de culpabilité, se retrouve face à un monstre, tout est rouge autour d'elle, elle se sent en enfer. Elle pleure 15 minutes. Le monstre représente pour elle toute la méchanceté humaine.
Elle reprend ses esprits et sent une immense compassion pour elle même et pour els autres, elle décide alors de creuser plus. La dernière prise est très paisible. Elle se sent renaître à elle-même.
Pendant quelques mois elle se rapproche de la foi, fait le chemin de Composetelle, le pèlerinage à Jérusalem. L'ouverture religieuse est nouvelle pour elle. Elle se sent plus ouverte aux autres, on lui a enlevé de l'inhibition.
Elle cherche de sidées poru écrire un livre. Elle se sent comme élue par Dieu pour raconter son histoire. Elle se pense comme une réincarnation de la Vierge Marie pour soigner les gens parce qu'elle avait voulu aider les gens au Cameroun, ça faisait sens. Son deuxième prénom c'est Marie Sarah, elle le perçoit comme une synchronicité.
Elle se rend dans des monastères pour leur expliquer qu'elle veut se faire nonne poru se rapproche rde Dieu et développer ses dons mais "à sa manière", On lui explique que ce n'est pas possible. Et alors elle se sent comme étant l'antéchrist, dans une phase maniaque symétrique de celle où elle se sentait être la Vierge Marie. Elle devient irritable, mange de moins en moins, maigrit, et décide de partir avec son sac de couchage pour réaliser sa mission. Elle va à Barcelone, monte une colline, y reste deux jours sans boire ni manger et se disant qu'elle devait jeûner pour lutter contre elle-même dans un combat spirituel. Le deuxième jour elle écrit à un ami chrétien qui l'avait accompagnée au Cameroun. Il l'appelle à se ressaisir. Elle a un déclic, se rend à Lourdes pour guérir en sortant de son "trip" mortifère. Dans un épuisement complet à Lourdes elle reste des heures assise. C'était en septemnbre 2023.Une religieuse appelle le SAMU et appelle ses parents. Le psychiatre la reçoit dans sa ville, et l'envoie aux urgences. La bipolarité est diagnostiquée, en partir héritée de sa grand-mère, et peut-être déclenchée par l'ayahuasca.
On a déjà parlé plusieurs fois sur ce blog de l'ayahuasca, notamment ici, et plus généralement des enthéogènes. Ici on voit un effet "indirect" : le déclenchement d'un syndrome de bipolarité, sous l'effet de cette substance. Au niveau de la phénoménologie des symptômes, on n'est pas loin de l'histoire de la jeune Turque mentionnée il y a un an - en ce qui concerne l'isolement dans une forêt près de la grande ville.
A noter que dans une autre vidéo sur RIM Live plus récente, elle donne des éléments qui permettent de mettre davantage en perspective son histoire. A ses 13 ans elle a fait une sortie de corps, qu'elle avait des intuitions mathématiques, qu'elle a vu un magnétiseur qui avec son pendule a identifié son don de voyance, puis qu'elle a pratiqué de la magie. On n'est donc pas dans la simple révélation d'une bipolarité... Si elle est partie au Cameroun, c'est après avoir vu une voyante puis s'être elle-même tirée les cartes pour trouver un homme qui puisse l'aider.