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Les archers surnaturels de la bataille de Mons

18 Avril 2026 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #down.under, #Médiums, #Notes de lecture

Le théosophe initié de la Golden Dawn Arthur Machen (dont le béarnais Jean-Paul Toulet traduisit le célèbre ouvrage "Le Grand Dieu Pan" et dont les visions du Mal à l'arrière-plan du monde fascinèrent Jacques Bergier) était revenu au "christianisme celtique" pas très loin du catholicisme et de la quête du Graal lorsqu'il publia dans le journal The Evening News un texte, au début de la Première Guerre mondiale, qui allait marquer l'opinion publique : "Les Archers" (The Bowmen). 

Dans Le Monde Illustré du 11 mars 1916, Louis Léon Théodore Gosselin dit G. Lenotre raconte ainsi la réception du texte de Machen :

"Nos lecteurs connaissent la prudence, je me flatterais presque de dire « la discrétion » avec laquelle nous avons parfois abordé ici les questions de prophéties, d'apparitions ou de miracles. On risque toujours, en effleurant ces sujets, de froisser la respectable crédulité des uns et le scepticisme, non moins susceptible, des autres. Il reste donc entendu que le Monde Illustré n'étant, ni une revue scientifique, ni une feuille de polémique, doit et veut s'abstenir de toute discussion ; mais son rôle de spectateur lui commande de « bien regarder » et parmi tant d'objets divers qui sollicitent, en ces heures épiques, l'attention, il en est de si étranges, — disons de si invraisemblables, — qu'on se refuserait à en faire mention, si l'exemple ne nous était donné par l'une des publications les plus sérieuses et les plus indépendantes de Paris. Ces précautions prises, voici les faits exposés sans commentaires.

Une gazette anglaise, l'Evening News, publiait, le 29 septembre 1914, un conte intitulé The Bowmen (les Archers). Le thème de cette légende était celui-ci : à la bataille de Charleroi, une troupe anglo-française, cernée par l'ennemi dans les environs de Mons, avait été sauvée par l'apparition d'un corps d'archers célestes, à la tête desquels combattait saint Georges.

Nombre de lecteurs, frappés par ce récit, écrivirent à son auteur, M. Arthur Machen, pour lui demander où il avait puisé son affabulation.

M. Machen, ne pouvant répondre individuellement à chacun de ses correspondants, inséra, dans l'Evening news, une note par laquelle il déclarait que son récit était inventé de toutes pièces et qu'il s'agissait là d'une simple fiction.

Or voilà que, de tous côtés, s'élèvent des protestations. De ces nouvelles communications il ressort que rien n'autorise à mettre en doute la parole de l'auteur des Bowmen, mais qu'il n'en est pas moins certain et établi que, avant la publication de ce conte de pure imagination.

Le bruit avait circulé, dans l'armée anglaise, que saint Georges et ses anges étaient apparus aux combattants au cours de la bataille, et que l'assistance des milices célestes avait contribua à assurer la retraite en bon ordre des corps de nos alliés.

Grand émoi au camp des occultistes, — et des autres. Les premiers assuraient la chose possible, et s'appuyaient, pour soutenir cette opinion, sur des précédents vénérables et bibliques ; les seconds se contentaient de ricaner et de hausser les épaules. Un duel de brochures et d'articles, pour ou contre, s'engagea ; protestants, catholiques, théosophes, spirites, sceptiques, se jetèrent dans la mêlée ; les journaux quotidiens eux-mêmes prirent parti ; bref, de ces polémiques résulta une enquête, entreprise par des curieux impartiaux qui purent recueillir des témoignages d'autant plus saisissants qu'ils émanaient de personnes isolées, n'ayant pu concerter entre elles nulle entente préalable.

C'est d'abord celui de miss Phylis Campbell, attachée, en qualité d'infirmière, à un hôpital voisin du front. Un jour qu'elle pansait un fusilier du Lancashire, celui-ci la pria de lui procurer une image ou une médaille de saint Georges. Miss Campbell lui demanda s'il était catholique : le blessé répondit que non ; « qu'il était Méthodiste Wesleyen ; mais qu'il désirait une médaille ou une image de saint Georges parce qu'il avait vu celui-ci conduire sur un cheval blanc les Anglais à Vitry-le-François, quand les alliés se retirèrent ». L'infirmière crut à une divagation, effet de la fièvre ou de l'épuisement : mais un autre blessé, anglais lui aussi, ayant saisi le geste de surprise de miss Campbell, intervint : — « Ce qu'il dit est vrai, sœur, fit-il, nous l'avons tous vu. Il y eut d'abord une sorte de brouillard jaune, comme un rideau, devant les Allemands, alors qu'ils arrivaient au sommet de la colline. je m'empressai de déguerpir...tellement ils étaient nombreux. mais un instant après apparut un nuage lumineux et nous vîmes, en cet endroit même, un homme de haute taille, avec une chevelure blonde, en armure d'or sur un cheval blanc ; il élevait son épée et avait la bouche ouverte. Bref, avant que nous ayons pu tomber sur eux, les Allemands avaient tourné les talons. »

Miss Campbell ne fut pas la seule à récolter des dépositions de ce genre : la directrice de l'hôpital, Mlle d'A., étonnée de ce qu'elle entendait, pour sa part, au chevet de ses blessés, invita les six dames de la Croix-Rouge qui l'assistaient à noter ces confidences. Le soir venu, les six ambulancières se réunirent et comparèrent leurs camets : sauf l'une d'elles qui n'avait dans son service que des Allemands, lesquels ne racontaient rien, toutes les autres rapportaient des témoignages concordants provenant d'une grande diversité de blessés : il y avait, parmi ceux-ci, des officiers d'un grade élevé, un prêtre catholique, des Français, des Anglais, des Belges et même trois fusiliers de la garde hollandaise.

La plupart avaient vu le personnage céleste, portant une armure d'or, ayant la tête découverte et monté sur un cheval blanc. Ce cheval blanc revenait dans tous les lécits : sur l'identité du cavalier les avis dîneraient : les Anglais avaient en lui reconnu saint Georges ; les Français disaient que c'était Jeanne d'Arc — ou saint Michel. Notez que ces témoins arrivaient des points les plus différents du champde bataille, et tous s'accordaient à affirmer que la vision avait opéré en eux une transformation complète, leur désespoir et leur découragement ayant subitement fait place "à un état d'exaltation étrange et de confiance dans la victoire".

Le R. Fielding Ould, vicaire de St-Stephen, reçoit, de son côté, les confidences d'un sergent anglais qui, dans la tranchée avec ses hommes, — où ? — quand ? ces précisions ne sont point données, — voyant-approcher une charge allemande, se tourna vers ses soldats, et leur cria : — « Rappelez-vous saint Georges, pour l'Angleterre ! » Les rangs ennemis, très denses, abordaient à cet instant même le parapet ; tout à coup ils hésitèrent, s'arrêtèrent et prirent la fuite, en laissant quelques prisonniers qui paraissaient stupéfaits et comme « éblouis ». L'un de ceux-ci, ayant repris ses esprits, demanda : -t( Quels sont donc ces cavaliers cuirassésqui ont mené la charge ? Ce ne peuvent être des Belges, ils ne sont pas habillés de cette façon. » Or les Anglais, eux, n'avaient reçu l'aide d'aucuns cavaliers, dont le concours, au surplus, alliait été inadmissible sur ce terrain impraticable.

Un clergyman de Weymouth. le Rev. Lancaster, produit, et lit en chaire, une lettre de soldat relatant que son régiment, poursuivi par un corps important de cavalerie allemande, se réfugia dans une carrière, où l'ennemi le découvrit bientôt. « — A ce moment critique, affirme l'auteur de la dite lettre, sur toute la bordure de la carrière apparut une ligne d'anges qui furent aperçus aussi bien par nous, Anglais, que par les Allemands. Ceux-ci s'arrêtèrent aussitôt, tournèrent bride et se retirèrent au galop ».

C'est encore le témoignage que deux officiers anglais déposèrent entre les mains de miss Marzable. Pendant la retraite, alors qu'ils se replient avec leur compagnie, ils entendent derrière eux le galop des cavaliers allemands qui, en un instant, les enveloppent : les Anglais font face, décidés à résister jusqu'à la mort ; mais, à leur grande stupeur, ils voient, entre eux et l'ennemi, toute une troupe d'anges : les chevaux des Allemands se cabrent et font volte-face.

Un autre précise une date : c'est un brigadier anglais, blessé et transporté dans un hôpital : il atteste « qu'il n'est pas un croyant à ces choses», mais il certifie avoir vu, dans la nuit du 28 août 1914, et tous ses camarades ont vu comme lui, une lueur éclatante dans le ciel où l'on distinguait nettement des formes « munies de quelque chose comme d'ailes ouvertes et qui paraissaient enveloppées de longues draperies tombantes ».

Et voici maintenant un officier supérieur, — anglais toujours, — dont l'Evening news ne peut publier le nom en raison de sa notoriété même. Cet officier, dans la nuit du 27 août, en pleine retraite, après la sanglante bataille du Cateau, suivait, à la tête de sa troupe exténuée, et en compagnie de ses lieutenants, la route conduisant vers Saint-Quentin et Noyon, quand il s'avisa qu'un corps nombreux de cavaliers s'avançait à travers champs et marchait dans la même direction que la colonne, comme pour la protéger dans son repli et écarter d'elle toute attaque ennemie. « La nuit n'était pas très sombre ; je ne dis rien, mais j'observai durant une vingtaine de minutes. Les officiers s'étaient arrêtés. enfin l'un d'eux me demanda si je n'apercevais rien dans les champs. A la halte suivante, un détachement partit en reconnaissance ; mais on ne découvrit rien quoique le même phénomène eût été constaté par plusieurs de nos hommes.

Je suis absolument convaincu d'avoir vu ces cavaliers ; je me sens sûr qu'ils n'existaient pas uniquement dans mon imagination. Je ne tâche pas d'expliquer le mystère, — je me borne à rapporter les faits ».

Je crois inutile de poursuivre la citation de ces témoignages ; tous sont relevés dans une très curieuse et intéressante étude que publie M. C. de Vesme, sous ce titre Armées, flottes et combats fantomatiques, dans les Annales des Sciences psychiques (fascicules de décembre 1915 et janvier 1916). Nos lecteurs n'ignorent pas que le directeur de cette savante publication est M. le professeur Charles Richet, dont le nom est une garantie de bonne foi, de sérieux et de conscience. J'ai reproduit ces divers récits, en les abrégeant quelque peu, mais sans y rien modifier de ce qui fait leur valeur naïve, exempte de tout souci littéraire. Je ne les ai coupés d'aucun commentaire, mais je crois qu'il m'est permis maintenant, sans entamer de discussion de principe, sur le plus ou moins de réalité des faits extraordinaires qui y sont relatés, d'en dire, en fin de compte, ce que j'en pense.

Eh bien, en toute sincérité, je ne puis rien y démêler. On aura remarqué un désaccord frappant entre ces diverses affirmations. L'un des visionnaires aperçoit une troupe d'anges ; un autre constate la présence, parmi la bataille, d'un chevalier céleste, cuirassé d'or et coiffé de cheveux blonds ; plusieurs voient un cheval blanc: certains attestent que ces fantômes prenaient part au combat, mêlés aux mortels combattants, tandis que, ailleurs, ils développaient leurs phalanges dans le ciel. Sur les lieux et les dates des apparitions, mêmes divergences : tantôt le phénomène s'est révélé le 27 août. puis le 28. puis à Vitry-le-François, ville où l'armée des alliés en retraite ne parvint que vers le 5 ou 6 septembre. Il y a là un flottement qui, aux yeux d'un critique sévère, pourrait infirmer toutes ces dépositions.

D'autre part on ne peut, sans témérité, inculper de mensonge tous ces braves soldats, ni d'imposture les personnes honorables, pasteurs ou ambulancières, par l'intermédiaire desquelles nous sont parvenues ces confidences. On ne comprendrait pas dans quel but tant de gens se seraient ligués pour en imposer à la crédulité publique. Si nous étions au moyen âge, en un siècle de foi ardente et sans critique, il serait permis peut-être de supposer qu'on a cherché ainsi à entretenir le courage des troupes, en leur insinuant que Dieu combat avec elles. Mais nous vivons au XXe siècle, en un temps où les croyances ne sont plus naïves, et où le ridicule, même, surtout en ces sortes de matières, risquerait de compromettre la plus noble des causes. Et puis, ceux qui ont vu, et qui ne mentent pas, ne sont pas des paysans bretons, nourris de légendes et férus de superstitions : ce sont des protestants anglais, c'est-à-dire les croyants les plus « raisonneurs » du monde et les moins disposés à admettre les miracles et les fantasmagories.

Faut-il croire à une hallucination collective, causée par la fatigue extrême, la fièvre du combat, l'horreur des spectacles côtoyés chaque jour ? Ceci n'explique pas grand'chose : et d'ailleurs comment accepter une hallucination similaire fourvoyant tant de sujets si différents d'éducation et de rang social et en des endroits si distants l'un de l'autre ? — Alors ?

Alors, comme on ne peut nier un fait, par le seul motif qu'il nous paraît invraisemblable ; comme nous ignorons ce qui est possible et ce qui ne l'est pas ; je conclus que ces choses mystérieuses ne doivent susciter en nous qu'un sentiment : et c'est une admiration sans bornes et recrudescente pour nos défenseurs et nos alliés, pour les braves poilus de tant de nations qui tiennent tête au monstre depuis dix-neuf mois, admiration justifiée de toutes façons, soit que, à force de tension nerveuse, ils en soient arrivés à vivre, tout éveillés, un perpétuel et fiévreux cauchemar, soit qu'ils se montrent si braves que le ciel ait réellement décidé de leur dépêcher un renfort d'archanges et de chérubins pour les soutenir dans le péril et les aider à la victoire."

Dans cette affaire des archers surnaturels de Mons, Machen qui était un ardent défenseur du surnaturel, s'est trouvé dans la position du professeur de prudence devant l'afflux de témoignages, contre par exemple l'Occult Review d'octobre 1915 qui affirmait qu'un lieutenant-colonel bien réel mais qui tenait à garder l'anonymat a bien vu à la bataille du Cateau le 27 août, après celle de Mons, des cavaliers mystérieux qui formaient une partie de la vision de Machen . César de Vesme, auquel G. Lenotre fait référence dans son article, était lui aussi assez prudent. Dans son article de janvier 1916 il observait : "M. Machen publia un opuscule pour appuyer ses vues : parmi ses adversaires, M. Harold Begbie lui répondit par une brochure assez importante intitulée : On the Side of the Angels (« Du côté des Anges ») ; une autre brochure analogue eut pour auteur Miss Phyllis Campbell, qui fut dame de la Croix-Rouge en France, durant les premiers mois de la guerre : Ralph Shirley, directeur de l'Occult Review publia : The Angel Warriors at Mons, exposé assez impartial de la question : les revues spirites et occultistes, les journaux quotidiens même devinrent les palestres où se débattaient ces polémiques et où on apportait les faits nouveaux.

Pour mieux faire comprendre la difficulté qu'il y a à obtenir des témoignages valables dans une pareille affaire, si passionnante, bien qu'il n'y eût pour les témoins aucun intérêt matériel à tromper la bonne foi des enquêteurs, il nous suffira de citer cet épisode caractéristique. Un soldat appelé Robert Cleaver, du 1er Cheshires, déclara devant M. G. S. Hazelhurst, magistrat du comté de Flint, qu'ayant pris part à la bataille de Mons, il avait lui-même fort bien vu les anges qui s'étaient interposés entre la cavalerie allemande el les troupes anglaises, au moment où celles-ci allaient être annihilées. Or on sut ensuite par le major du régiment de Cleaver, quee celui-ci n'avait, été envoyé en France qu'après la bataille de Mons et la retraite qui la suivit.

Je sais bien qu'il y a toujours eu des milites gloriosi s'étant faussement vantés d'avoir pris part à tel ou tel épisode d'une campagne — et que. cela ne signifi.e aucunement que nous n'ayons pas à croire à la réalité de l'épisode en question. Mais on comprend l'effet désastreux que de pareils incidents exercent sur l'esprit de personnes plus accessibles aux impressions qu'aux raisonnements. "

Cependant de Vesmes comme G. Lenotre accorda du crédit aux témoignages recueillis par l'infirmière Phyllis Campbell et aux autres témoignages que cite Lenotre. Il distingue les visions précises (notamment dans les prédictions des voyants) des hallucinations possibles des soldats épuisés par les marches et les combats, puis livre un intéressant dossier sur les apparitions des êtres surnaturelles dans les guerres qui mérite aujourd'hui encore d'être lu.

Dans la brochure de 24 pages de Ralph Shirley on trouve aussi des informations intéressantes. Selon Miss Campbell, un Français originaire de Domrémy qui était à Mons a vu Jeanne d'Arc l'adjurer de se battre quand il voulait s'enfuir (p. 6). L'article de Phyllis Campbell se retrouve dans l'Occult Review d'août 1915 (p. 75 - index ici). Elle y résume ce qu'elle avait écrit à l'éditeur de la revue dès août 1914.

Il y a aussi (p. 8) une histoire qui ravirait les ufologues : un Canadien, après la 2ème bataille d'Ypres de mai 1915, qui a confié au révérand Alexander A. Boddy de Monkwearmouth avoir vu une boule de feu qui devint un ange aux ailes déployées qui se battait pour les Anglais. Les anges ont toujours eu le cote en milieu protestant, qu'on se souvienne des choeurs d'anges d'Orthez (Béarn) en 1686. Un autre combattant vit un ange empêcher les Allemands d'avancer, et un colonel à qui une soignante racontait l'épisode signale qu'il avait vu un phénomène similaire à la Légation britannique à Pékin au moment de la révolte des Boxers : les assaillants chinoi.s avaient été dissuadés d'attaquer car ils voyaient des êtres en blanc aux côtés des Anglais (cela dit, à titre personnel cela ne m'étonne pas : un ambulancier - celui dont je parlais en mai 2025 - en septembre dernier me parlait des Taiwanais qu'il avait connus et précisait qu'ils voyait facilement des présences de morts auprès des qu'ils cotoyaient.  On y apprend (p. 9) que Miss Alice Callow, secrétaire du Higher Thought Center à South Kensington, et mère du New Thought Movement (théosophique), avait transmis un témoignage au Weekly Dispatch (18 avril 1915) d'un colonel qui avait vu Saint Georges.

Sur les front de l'Est, au début de la première guerre mondiale les visions avaient été nombreuses : des sentinelles russes avaient vu le général Skobelev conquérant de l'Asie centrale, à la bataille d'Augustovo, en octobre 1914 la Vierge à l'Enfant apparut aux soldats et russes et leur montra l'Ouest etc. Les Britanniques avaient été surpris par les succès de l'armée russe en 1914 (Occult Review septembre 1914).

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