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Articles avec #notes de lecture tag

Mon compte rendu d' "Ethnoroman" de Tobie Nathan en italien

6 Avril 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

ethno-roman.jpgPour ceux que cela intéresse, mon compte rendu d' "Ethnoroman" de Tobie Nathan en italien se trouve sur le site des éditions Frenis Zero ici

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"Les Ethiopiques" d'Héliodore

3 Janvier 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Dans mes jeunes années, je lisais l'Art du roman de Kundera, et je regrette aujourd'hui que cet auteur dans sa réflexion sur l'histoire du roman occidental n'ait pas accordé de place à l'influence du roman grec et latin du début de notre ère. Vous vous souvenez sans doute que, pour ma part, je n'ai pu m'empêcher de citer dans mon livre sur le nudité le roman de Leucippé et Clitophon d'Achille Tatius, mais un roman plus important encore dans l'histoire de notre littérature est Les Ethiopiques d'Héliodore (Αἰθιοπικά), dont Pierre Grimal situe l'écriture autour de 250-260.

 

2013.jpgCe roman qui fut traduit en français par Jacques Amyot en 1547(qui, sous la protection de Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, y travailla pendant 10 ans à l'université de Bourges), en anglais par Thomas Underdowne en 1569, en espagnol par Fernando de Mena (professeur à l'université d'Alcala et médecin du roi d'Espagne) en 1581. Le Tasse, Cervantès, Shakespeare, Thomas Hardy, Calderon et Racine (qui se vantait de le connaître par coeur) ont lu ce livre et s'en sont inspirés. Le tableau d'Abraham Bloemaert peint en 1626 à Utrecht sur commande du prince Frédéric-Henri d'Orange-Nassau (héros de la guerre de sécession hollandaise) qu'on peut encore voir à la galerie royale de peinture Mauritshuis de La Haye illustre la popularité de ce roman grec encore au XVIIe siècle (cf ici à gauche). Ambroise Dubois illustra la version française vers 1609. Scarron le parodia dans les années 1650. Henry Desmarest, compositeur attaché à la cour du roi de Louis XIV, en fit un opéra en 1695, sur un livret du secrétaire du général des galères royales. Selon Otto Weinreich, puis Mary Jane Phillips-Matz, le roman d'Héliodore aurait aussi influencé le Aïda de Verdi.  Dans la postérité de ce roman il faut aussi relever les considérations de l'universitaire sénégalais Jean-Georges Texier qui dans "Ethiopiques", Revue socialiste de culture négro-africaine de 1976 (n°7) fondée en 1975 par Senghor, y voyait une apologie du métissage et une volonté d'ouvrir la civilisation grecque à l'universel dans l'intégration du monde africain (éthiopien) - rappelons que Léopold-Sédar Senghor a fondé la revue  .

 

Comme Leucippé et Clithophon, Les Ethopiques se passe en partie en Egypte. Il commence d'ailleurs sur les bords du Nil. Comme le roman d'Achille Tatius, celui d'Héliodore a pour héroïne une vierge lumineuse, au tein pâle, que les brigands prennent tantôt pour une déesse, tantôt pour une prêtresse voire pour un automate animée (très à la mode dans le monde héllénistique), en tout cas un personnage surnaturel. Ici elle se nomme Chariclée.

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"Le système amoureux de Brantôme" de Maurice Daumas

8 Février 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

brantome.jpgRécemment j'évoquais (en forçant un peu le trait) sur le présent blog ce petit "atlas du monde du XVIIIe siècle" qu'est Candide de Voltaire, et mon livre sur la nudité parle à plusieurs reprises du Décaméron de Boccace. Entre les deux il y a les Dames Galantes de Pierre de Bourdeille dit Brantôme rédigé en 1582, ouvrage licencieux décortiqué chez L'Harmattan en 1998 par l'historien Maurice Daumas.

 

Derrière le tissu de fantasmes et d'anecdotes plaisantes, M. Daumas recherche l'information sur la vision du corps et des rapports amoureux qui imprègne une époque autant que son auteur. N'ayant pas lu Brantôme dans le texte, je m'en remets presque aveuglément à l'analyse de l'historien. On y découvre un soldat périgourdin catholique de petite noblesse condition (fils de baron) qui a reçu une abbaye en privilège en récompense de la mort héroïque d'un de ses frères, fasciné par la cour et les moeurs de ses grandes dames (Maurice Daumas malheureusement ne détaille pas la biographie de Brantôme et c'est ailleurs que j'ai puisé les quelques éléments que je viens de mentionner).

 

A travers l'oeuvre Daumas met tout d'abord au jour une conception de l'amour très axée sur les actes, une conception "agonistique" dit l'historien. "Faire l'amour" à l'époque signifie "faire la cour", mais en vue de l'union charnelle exclusivement. Le sentiment n'est pas encore séparé de l'union génitale comme il le sera cinquante ans plus tard, de même que la tendresse est presque absente de cet univers. "Faire l'amour" veut dire faire la cour en vue de l'acte sexuel, et copuler se dit "le faire". Les étapes qui conduisent de l'un à l'autre sont traitées sans aucune attention par Brantôme, et l'acte sexuel est lui-même siuvent très rapide (au point que certaines femmes peuvent s'y adonner devant des tiers sans que ceux-ci le remarquent). Aucune attention non plus bien sûr au détail physiologique, ni même à la description des corps comme on la trouve chez Boccace (sauf les corps monstrueux, celui de la femme naine, celle qui défèque par devant etc qui ne sont jamais les héroïnes des anecdotes principales mais avec lesquelles selon Daumas le genre féminin reste en continuité). Les héroïnes, toujours taxées des défauts que beaucoup d'époques leur ont prêtées (à commencer par l'inconstance), sont cependant toujours chez Daumas des femmes belles et de haute condition qui savent prendre l'initiative. La sexualité y est déjà plus raffinée qu'au début de la Renaissance (et se pense d'ailleurs elle-même comme plus raffinée que par le passé), et cependant la brutalité et l'esprit guerrier l'impègnent encore profondément au point que le viol est présenté comme un des idéaux possibles de la relation à homme-femme.

 

Daumas explique très bien cette idéalité du viol chez Brantôme comme rupture de la logique de la dette dont tout le monde est tributaire (tout comme l'idéal du héros a conquis son droit à la conquête par un acte de bravoure et donc ne doit rien à personne). A l'inverse le cocuage est la condition commune; celle du mari qui a pris sa femme à un autre et qui devra la rendre, objet d'échange social (les commérages), paré de toutes les vertus sociales (richesse, chance), tandis que l'adultère est a-social, solitaire et silencieux.

 

Les mots dans cette économie de la séduction à la hussarde ne jouent qu'un rôle utilitaire sur quelques échanges vifs de répliques qui désarment les résistance. Etrangement à ce résidu de brutalité les femmes sont conviées à apporter une participation active, l'auteur leur prêtant même une jouissance et une activité vaginale complice dans le viol.

 

Pour Daumas Brantôme se situe, ce faisant, à contre-courant d'une évolution qui va spiritualiser l'amour et l'isoler comme sentiment. Les Dames Galantes explicitement tournent en ridicule un sentiment qui ne s'identifierait pas complètement à la satisfaction génitale. On peut se demander si ce côté réactionnaire n'a pas quelque chose à voir avec la fidélité politique de Brantôme à la Ligue et à l'Espagne. Il faudra y réfléchir plus avant à l'occasion.

 

Daumas rend bien compte de la hiérarchie sociale dans laquelle s'insèrent les récits de Brantôme, la valorisation de la putain chez toutes les femmes, surtout lorsque cette prostitution se passe parmi les Grands (la cour étant à l'époque en effet un lieu d'échange des femmes assez intense, pour des raisons structurales aisément compréhensibles). Il rend justice à la fascination de Brantôme pour la beauté féminine, omettant toutefois de la rapporter aux déterminations psychologiques d'un homme petit-fils d'une dame d'honneur de la cour de François Ier et fils d'une des dames "devisantes" de l'Heptaméron de Marguerite de Navarre.

 

On retiendra aussi les démonstrations convaincantes sur le scepticisme religieux de Brantôme qui a malgré tout besoin d'un arrière-plan de culpabilité chrétienne pour stimuler la déferlante du désir, qui entre en concurrence avec l'honneur, fondé sur le bravoure (et non sur la maîtrise des passions comme au siècle suivant).

 

Très intéressant aussi ce que l'historien décrypte de l'amour conjugal, toujours un peu effrayant pour Brantôme et pour son époque car il ouvre la voie à une égalité entre hommes et femmes, crainte d'autant plus accentuée chez un éternel célibataire comme l'auteur des Dames galantes. Si l'on traite mieux les femmes qu'à l'époque de Louis XI (blâmée pour ne s'être intéressé à son épouse bourguignine que pour le lignage), mais point trop.

 

Les femmes aussi sont plus raffinées que cinquante ans plus tôt dans leur tenue comme dans leur engagement dans l'intrigue sexuelle. Brantôme l'impute à des emprunts à l'Italie et à l'Espagne, via la personne de Marguerite de Navarre plus que par les traités de civilité (à penser en comparaison avec la beauté moins intellectuelle, physique, blanche, laiteuse, toujour au bain, seins à demi à l'air dans une société qui valorise la nudité des jambes, de Marguerite de Valois). La conclusion de l'historien sur la foi de Daumas dans la sexualité pour maîtriser le temps, ce qui peut être aussi une vaste source de réflexion.

 

Un peu moins convaincant chez Daumas, le leitmotiv répété selon lequel il n'y a pas d' "identité" de la femme chez Daumas, mais seulement des galeries de portrait et des classifications (tout comme les religieux faisaient des classifications des saintes et des pénitentes), comme si dans ce "système" une femme avait toujours besoin d'être mis en regard d'une autre femme pour exister là où l'identité masculine elle serait claire et univoque.

 

Le livre n'en est pas moins pour autant un excellent ouvrage, à la fois dense, profond, suggestif, clair et cohérent, sur des sujets (l'évolution des désirs et des moeurs à la Renaissance, leur déplacement dans l'espace littéraire) que d'autres auteurs ont d'ordinaire l'habitude de traiter sur un mode plus anecdotique et brouillon.

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CR "Naturalisme versus constructivisme ?"

2 Septembre 2008 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Je viens de publier sur Parutions.com ce nouveau compte-rendu de lecture - cliquez sur http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=94&ida=9778.

Le chant du cygne des sciences sociales ?

 

 

Michel de Fornel et Cyril Lemieux (dir), Naturalisme versus constructivisme ?

L'auteur du compte rendu : Docteur en sociologie, diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris et de la Sorbonne (maîtrise de philosophie), Christophe Colera est l'auteur, entre autre, chez L’Harmattan, de Individualité et subjectivité chez Nietzsche (2004).

 

Dans le courant des années 1990, aux Etats-Unis, les travaux de Tooby, Barkow et Cosmides aux Etats-Unis ont porté un coup important à l’ensemble des sciences sociales, dont le paradigme commun, identifié sous l’expression « modèle standard des sciences sociales » fut accusé notamment de percevoir le réel, sous l’influence de Durkheim, comme une construction sociale. Bien des chercheurs en neurosciences, et psychologie évolutionniste comme Steven Pinker ont ensuite enfoncé le clou contre les illusions du « constructivisme ».

 

La réplique des sciences sociales a tardé à venir. « Naturalisme versus constructivisme ? » en constitue peut-être une.

 

Etrangement le propos de ce livre collectif ne porte à aucun moment sur une défense du constructivisme en tant que tel. Reconnaissant aux sciences « dures » le droit de prétendre approcher le réel dans son objectivité, et notamment, de dénier la pertinence de la rupture « nature-culture », qui était pourtant au cœur de la légitimité des sciences humaines à l’époque du structuralisme, l’ouvrage est édifié ainsi d’emblée sur une position défensive. Tout prêts à admettre l’animalité de l’humain et la pertinence d’une approche naturaliste de ses comportements, ses auteurs oscillent entre la volonté de montrer que les sociologues et anthropologues sont plus objectivistes et naturalistes qu’ils ne veulent bien l’admettre (tel est le cas d’Anne Rawls dans son effort, très controversé et débattu dans le livre, pour démontrer, à la lumière des Formes élémentaires de la vie religieuse, que les critères de vérité de Durkheim s’enracinent dans la pratique sociale et non dans des catégories collectives posées a priori) et le projet de réserver  aux sciences humaines « une petite place » à côté des sciences positives.

 

Le problème, bien sûr, tient à ce que le statut épistémologique de cette cohabitation reste des plus énigmatiques : les unes ayant pour elles des règles de vérification que les autres n’ont pas. Les auteurs du livre soulignent la nécessité d’une telle cohabitation pour échapper à ce qu’ils appellent le « réductionnisme » du naturalisme pur. Mais la défense des sciences sociales comme garantie d’un « supplément de subtilité » (comme l’on dirait un supplément d’âme) dans l’approche des comportements humains, ne préserve que leur dimension « compréhensive » et ruine leur prétention à expliquer les phénomènes. « La culture ? C’est quelque chose que je mettrais dans la catégorie des licornes » a pu déclarer Noam Chomsky. En refermant ce livre riche et utile à la réflexion actuelle sur la hiérarchie des savoirs, on peut se demander si les sciences sociales ne seraient plus finalement qu’un art de décrire les licornes.

 

Christophe Colera

 

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E. R. Dodds (II)

29 Juin 2008 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Suivant les conseils d'un courageux lecteur anonyme, je me suis procuré Les Grecs et l'irrationnel, un livre dont je trouve l'intitulé réducteur. Comme le suggère Deleuze, je l'ai pris par le milieu, presque même par la fin - le chapitre 6. Je tombe ainsi sur la crise de ce que Dodds appelait l'Aufklärung athénienne. On retrouve chez l'historien quelque chose de comparable à la tonalité de Norbert Elias dans les années 1930 - mais aussi, dans un sens, de Russell à la même époque -, une volonté de comprendre le retour de l'irrationnel et de la barbarie au coeur du XXe siècle, et d'utiliser l'histoire pour ce faire. Voilà qui peut engendrer des anachronismes dans le regard, mais d'un autre côté favorise une certaine empathie toujours utile d'un point de vue "compréhensif" auquel je tiens en sciences sociale. Dodds rappelle notamment qu'au XIXe siècle, une autre forme d'empathie rétrospective avait conduit les historiens à enseigner une Grèce trop lumineuse et rationnelle. La noirceur du XXe siècle, dans ce domaine comme dans d'autres aura permis de corriger utilement le tableau.

Ce livre est très riche, et admirable, ne serait-ce que parce qu'il ne se paie pas de mots (à la différence de nombreux ouvrages français). Je me souviens du livre de Vernant sur les Origines de la Pensée grecque qui, sous l'influence du marxisme, insistait utilement sur les sources politiques de la rationalité athénienne, à travers notamment les procédures judiciaires. Dodds contrebalance ce diagnostic en mettant l'accent, pour sa part, sur le particularisme des milieux intellectuels, et l'isolement de leurs convictions parmi des masses encore fort irrationnelles et superstitieuses, ce qui explique la vigueur de la réaction anti-philosophique (le procès de Socrate et de bien d'autres philosophes), dont Platon fut témoin et qu'il dut intégrer à sa propre philosophie (quelque chose qui peut nous faire penser au "retour du religieux" des trente dernières années).

Le livre est très riche. Sur ce chapitre 6 je retiens de nombreux éléments concernant les effets "pervers" du rationalisme en terme d'individualisme libertaire dans la jeunesse athénienne (les groupes qui prenaient systématiquement à contrepied les pratiques religieuses), les craintes que tout cela pouvait susciter en temps de guerre. Très importante aussi la mention de la peste de 430 (pour en comprendre la portée, je crois qu'il faut se rapporter à ce que Boccace dit de la peste florentine de 1348 dans son introduction au Décaméron) et son rôle dans l'importation de nouvelles religions "barbares" à fort contenu émotif. Le chapitre suivant sur les compromis de Platon avec le chamanisme est aussi passionnant (qu'on se reporte à mon article ci-dessous sur le chamanisme en Egypte, la dette de la métaphysique occidentale à l'égard du chamanisme ne m'avait jamais sauté aux yeux jusqu'ici). On ne peut s'empêcher de songer à l'impact ultérieur que cela aura sur le christianisme. D'ailleurs Dodds lui-même esquisse parfois, au détour d'une phrase, des remarques sur l'hellénisme qu'il embrasse sur une sorte de longue durée à la Braudel jusqu'à nos jours (par exemple sur cette question difficile du rapport des Grecs aux images, et dont les aspects les plus insolites se retrouvent je crois chez Epicure).
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E. R. Dodds (I)

24 Juin 2008 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Un lecteur de ce blog il y a peu m'a demandé si j'avais lu "Les Grecs et l'irrationnel" d'E.R. Dodds. J'ai dû confesser que non, bien que je connaisse ce livre de réputation (c'est un classique).

Si je n'ai jamais été tenté de le lire, c'est que le sujet n'est plus novateur de nos jours. Les travaux de Jean Bollack sur le chamanisme d'Empédocle, ou même ceux de Vernant sur la Grèce archaïque nous ont largement soustrait à l'image trop "lisse" d'une Grèce rationnelle héritée du XIXe siècle.

Je me souviens même de ce jour de 1994 où, à Madrid, j'ai acheté à la Fnac de Callao, le bouquin (en espagnol) de Robert Gordon Wasson, Carl A.P. Ruck, Stella A. Kramrisch, La búsqueda de Perséfone, Los enteógenos y los orígenes de la religión, qui parlait du rôle des psychotropes dans la culture grecque - un thème qui n'étonnait nullement un mien ami spécialiste des plantes et de leurs effets sur l'organisme. Ce livre en se raccrochant à la botanique allait d'ailleurs plus loin, me semble-t-il, que le simple inventaire des racines chamaniques de la culture hellénique.

Aujourd'hui je me plonge donc dans la lecture de Dodds.

J'observe d'emblée que l'ambition du livre excède le seul cadre de la culture grecque, notamment dans l'opposition qu'il trace entre "culture de la honte" et "culture de la culpabilité", une catégorisation qui n'est pas sans rappeler les travaux de Jaspers sur l'âge axial. La prétention à universaliser des constats tirés d'une culture particulière me laisse toujours sceptique, surtout quand cette culture nous est proche comme la culture grecque antique - je préfèrerais de loin une confrontation de croyances et pratiques relevant de civilisations plus lointaines et moins bien connues. Mais je réserve encore mon jugement sur ce point.
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