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Articles avec #anthropologie du corps tag

Histoire d'ours

2 Novembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Lu ce matin dans Ethnologia Polona (vol 13, 1987 p. 257-89), "Des évêques et des ourses, Etudes de quelques chapiteaux du cloître de Sait-Lizier en Couserans" d'Arnold Lebeuf. Je me méfie un peu de certaines "libres interprétations" de l'anthropologie, surtout quand elle s'autorise de la psychanalyse, cependant je trouve touchante cette parenté entre l'humain et l'âne que les écrivains de Pline l'Ancien à Gaston Phoebus ont repérée et ses implications dans les rituels de fécondité des Douganes et des Yacoutes, on aimerait en savoir plus... Bien sûr en Béarn comme ailleurs les ânes s'appellent Martin, et la légende de l'évêque de Couserans permet de bien comprendre pourquoi aussi bien les ours que les ânes s'appellent Martin. Je cherche cependant des éléments sur une chanson dédiée à l'ours Dominique "Adiu praube Dominica". Vieux souvenir d'enfance. Aucune trace sur le Net... Ca a peut-être à voir avec le dernier ours tué dans les Pyrénées, je ne sais pas.

 

 

 

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Désir et politique dans les Mémoires du Cardinal de Retz

13 Septembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Il y a un passage (p. 386 en Folio) étonnant dans les Mémoires du Cardinal de Retz, où l'on voit la logique des alliances politiques sous la Fronde potentiellement absorbée en totalité par la loi du désir sexuel. C'est cette page (qui évoque décembre 1649) où Mme de Montbazon, épouse du duc Hercule de Rohan et maîtresse du duc de Beaufort (une très belle femme très imbue de sa personne selon Retz), qui, à l'époque a 39 ans (Retz en a 36), reproche au Cardinal de ne pas s'enfuir avec elle à Péronne (Picardie), et interprète le refus de ce dernier la suivre par son propre attachement à ses deux maîtresses (ses deux "nymphes"), Mme de Chevreuse (qui a 27 ans, fille du duc de Lorraine, belle, amatrice de coucheries sans lendemain et "sotte jusques au ridicule par son naturel") et Mme de Guéméné (45 ans, épouse de son cousin Louis de Rohan). Il est étonnant de voir comme l'histoire pulsionnelle par moments se révèle sans fard...

 

retz

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Georges Devereux et l'anthropologie du corps

6 Septembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Baubo.jpgJe faisais allusion dans un précédent billet aux travaux de Georges Devereux, psychanalyste et père de l'ethnopsychiatrie dont un des grands avocats en Allemagne (qui traduisit et publia "Baubo, la vulve mythique" et le fit publier Outre-Rhin avant même sa sortie en France) est l'ethnologue Hans Peter Duerr qui a beaucoup inspiré mes travaux sur la nudité.Et je signalais à cette occasion mon intérêt très prudent pour la psychanalyse.

 

Je pourrais, si je voulais justifier cette prudence, citer mille exemples. Voici le dernier en date qui me vient à l'eprit et qui est extrait précisément du livre de Devereux sur Baubo :

 

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N'importe qui, même sans compétence particulière d'helléniste peut contater la faiblesse de l'argumentation logique qui fait identifier la deuxième fille de Déméter (sans nom) à la première (Perséphone), sur la base de deux surnoms qui pourraient être attribués à n'importe quelle déesse. Toutes les "démonstrations" dans les analyses de mythes, sont de cet acabit, et mieux vaut donc avancer avec scepticisme dans la forêt des faits souvent mis en relation entre eux d'une manière assez abusive... Aussi ne suis-je convaincu par à peu près aucune de ses hypothèses, notamment pas celle selon laquelle les déesses sont des mères des hommes  (dans "Femme et mythe"), ses idées sur la réversibilité phallus-vulve, ses comparaisons "à la hâche" entre Baubo, une Gorgonne étrusque et une déesse japonaise, etc.

 

Néanmoins je prends Devereux pour un agitateur d'idées intéressant, et un témoin d'une époque déjà lointaine (dans ses livres du début des années 1980) : par exemple quand il aborde l'image des femmes enceintes ou le rapport des femmes à la laideur de leur sexe et de leur corps (ce qui n'est visiblement plus du tout d'actualité dans la nouvelle économie médiatique de la valorisation-dévalorisation de la plastique physique et de la sexualité).

 

Je pense qu'il y a dans son bric-à-brac des choses importantes à repêcher pour des recherches placées sur d'autres rails. Par exemple quand il ressort un fragment du stoïcien Chrysippe sur Athéna, ou lorsqu'il exhume toutes les symboliques de la fève chez les auteurs grecs (au delà même de ce que j'en lisais récemment chez Plutarque à propos de Pythagore), et qui ferait presque de cet aliment un équivalent du maïs chez les civilisations d'Amérique centrale (y compris dans sa suggestivité métaphysique, il y aurait de quoi en faire un livre qui réarticulerait au passage toute la hiérarchie pneumatique des valeurs de l'esprit à l'appareil digestif). L'audace que lui donne la double culture psychanalytique et ethnologique lui permet d'aborder des sujets que personne n'examinait avant lui comme, par exemple, la toison pubienne qui intrigue beaucoup les magazines féminins en ce moment (le business de l'épilation comme celui du tatouage ou du piercing nourrissant des "débats identitaires" à n'en plus finir) : sur ce sujet par exemple en mêlant des anecdotes typiques des années 70 avec des connaissances ethnologiques sur des peuples encore coupés de notre modernité occidentale, Devereux apporte des contrepoints utiles, ou des compléments opportuns, aux remarques plus marquées par les années 2000 (malgré leur souci d'inactualité) d'un Desmond Morris (dans "The naked woman") qui avait été une des mes plus importantes boussoles sur cette question.

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Les femmes musulmanes aux Jeux Olympiques

30 Août 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Pour ceux que le sujet a intéressé cet été, et qui lisent l'anglais, je recommande sur Anthropology-News l'article de la doctorante à Cambridge Sertaç Sehlikoglu-Karakas sur la présence de représentantes de nations musulmanes aux Jeux olympiques de Londres. Elle a notamment enquêté auprès de jeunes femmes à Istanbul sur l'image de l'athlète bahreini Roqaya Al-Gassra.
 
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Nudité des déesses (suite)

28 Mars 2011 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Décidément il y a quelque chose qui cloche dans cette division qu'Evola instaure entre la nudité de l'archétype démétrien-maternel et celle de l'archétype aphrodisienne abyssale (p. 176). Dans les Mystères du Gynécée (p. 96) Paul Veyne explique qu'au 3ème siècle avant Jésus-Christ "l'imaginaire étrusque était peuplé de Lasa, démones toutes nues et plutôt bienveillantes qui font penser aux Apsara indiennes ou khmères (dont elles n'ont pas les rondeurs), et aussi de Vanth, ces espèces de Furies en robe longue et sas aile, ou bien nues avec des ailes, ou ailées en robe longue et brandissant des torches ou des serpents". Est-ce que c'est démétrien ou aphrodisien ça ?

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Déesses primitives, déesses nues

7 Février 2011 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps, #Shivaïsme yoga tantrisme, #Histoire secrète, #Ishtar, #Pythagore-Isis

Les éditions du Cygne publient un ouvrage sur un culte d'une déesse mère nord-caucasienne que l'auteure Mariel Tsaroïeva identifie aux déesses primitives proche-orientales (je renvoie à mes comptes-rendus de lecture sur l'invention des déesses et des dieux au Néolithique).

 

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Le hasard fait que juste à ce moment là je lis dans la Métaphysique du sexe de Julius Evola le passage sur la secte russe des Khlystis et celle des Skoptzis qui toutes deux prônent la chasteté dans la vie ordinaire mais organisent dans leur cérémonie des rites sexuels autour d'une jeune femme nue. "Ce détail permet de reconnaître aisément dans la cérémonie secrète des Khlystis, observe Evola p. 154, un prolongement des rites orgiaques de l'Antiquité qui étaient célébrés sous le signe des Mystères de la Grande Déesse chtonienne et de la "Déesse nue" ". L'auteur hélas n'explicite pas les voies de filiation entre la Grande Déesse (peut-être Cybèle qu'il cite plus loin et le rituel de ces sectes)

Ces considération sont l'appendice d'un chapitre sur les orgies rituelles comme voies de dissolution du Moi dans l'élément féminin préalable possible à d'autres formes d'élévation spirituelle, thématique qu'il y avait déjà dans la Naissance de la Tragédie de Nietzsche si je me souviens bien.

Je ferai juste mention ici pour mémoire (et pour y revenir plus tard, éventuellement même dans une approche critique) des remarques intéressantes d'Evola sur la nudité des déesses.

Il évoque en premier lieu la nudité de l'archétype démétrien-maternel, fécond et protecteur, mais ne la thématise guère.

En second lieu Evola se montre plus prolixe sur ce qu'il appelle le nu abyssal aphrodisien. Dans le domaine spirituel, rappelle-t-il (p. 176), on observe une dénudation masculine pour atteindre l'être absolu et simple aussi bien dans les mystères antiques que dans le déchirement des vêtements des soufis. Dans l'ordre de la nature, la dénudation d'Isis comme d'Ishtar (ou celle d'Athèna ou d'Artêmis dont la vision tue) est une façon de délier la matière de toute forme. Cet accès à la matière interdite (vierge) et destructrice (guerrière) dans sa dimension la plus informe n'est autorisée qu'aux initiés, Evola montrant par exemple que dans le tantrisme l'union avec une femme complètement nue n'est possible qu'au stade terminal de l'initiation.

Il y a chez Evola un aller-retour intéressant entre une phénoménologie presque anthropologique (je dis "presque" parce qu'il ne recourt pas au travail rigoureux de recension de tout ce qui existe dans toutes les cultures existantes, ce qui est la grande faiblesse de sa théorisation) et l'étude des mythes (surtout grecs et hindouistes d'ailleurs, suivant une habitude très répandue en Europe entre disons 1850 et 1950), aller-retour qui peut aider ensuite, selon lui à trouver une définition "non empirique" (p. 200) du masculin et du féminin.

A l'heure où l'on s'efforce de retrouver cette définition par la voie du néo-darwinisme et des neurosciences, il n'est peut-être pas inutile de placer les deux visions en miroir l'une de l'autre pour les faire dialoguer. De même il faut peut-être dialoguer avec le propos d'Evola sur la pudeur, emprunté à un certain Mélinaud (p. 135) - auteur d'après mes recherches, en 1901, d'un article sur la  Psychologie de la Pudeur - qui rejoignent celles de Duer, et qu'il faudrait aussi peut-être mettre en perspective avec les réflexions de Sartre. Plutôt que d'ignorer ces considérations un peu littéraires sur la mythologie et la psychologie sexuelles l'anthropologie contemporaine devrait s'y confronter et évaluer rationnellement les intuitions qu'elles portaient, dans leur potentiel heuristique comme dans leur égarement.

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Le shivaïsme chez Michel Onfray

22 Décembre 2010 , Rédigé par CC Publié dans #Shivaïsme yoga tantrisme, #Philosophie, #Anthropologie du corps

Avant de retourner au shivaïsme de Daniélou synthétisons la façon dont Onfray synthétise le sujet (j'en ai parlé déjà il y  deux ou trois ans sur ce blog.

  onfray.jpg

Dans son Souci des plaisirs, Onfray aborde le shivaïsme après une condamnation de l'érotisme de Bataille qu'il juge morbide. Son intérêt pour le shivaïsme et l'Asie lui serait venue du temple de Khajurâho dont la photo trônait en couverture de l'édition chez 10-18 de L'Erotisme. Pour Onfray Khajurâho est un anti-Vézelay (haut lieu de l'ordre de Cluny où Bataille est enterré).

Suivons pas à pas les paragraphes d'Onfray. Che lui, je l'ai déjà dit, je trouve beaucoup d'approximations énervantes. Quand Onfray parle de "la pratique inchangée du culture shivaïte depuis dix mille ans" je ne le crois pas. Pas plus que je ne crois à son hypothèse selon laquelle le "point rouge" des hindous "ornait probablement (sic) le front des gymnosophistes qui ont généré la pensée grecque avant Socrate" (p. 123 - gloups! ). Parce que les gymnosophistes sont les sages indiens qui auraient initié Pyrrhon d'Elis ne sont cités qu'à l'époque hellénistique, Pyrrhon lui-même si je me souviens bien fut un soldat d'Alexandre et c'est à ce moment là qu'eut lieu la grande Rencontre Orient-Occident qui allait donner l'art du Gandhara, les grands royaumes grecs bouddhistes de Bactriane etc. Mais même si on suit MacEvilley sur les influences indiennes sur l'Inde et réciproquement à l'époque classique, celui-ci est très loin d'affirmer que des sages hindous aient pu "former" des présocratiques. Encore moins qu'on ait pu à ce moment là les qualifier de "gymnosophistes". Veut-il, lorsqu'il se réfère aux "soixante siècles avant les pyramides" se référer aux premiers indo-européens qui formeraient le substrat commun aux Grecs et aux indiens Aryens ? Mais alors au nom de quoi dire qu'il y avait parmi eux des "gymnosophistes", et comment savoir qu'ils avaient déjà adopté le "point rouge" ? Tout cela ressemble à un petit rêve de professeur de collège qui extrapole un délire à partir de deux ou trois notions "point rouge" "gymnosophistes" "pyramides" qu'il a vaguement croisées dans ses livres.

Onfray "déduit" de la forme architecturale de Khajurâho que "derrière la multiplicité des dieux du panthéon indien se trouve toujours Shiva", puis se livre sur deux pages à une apologie des gros seins et des hanches généreuses des figures féminines du temple (pour les opposer systématiquement aux corps "tristes" de l'iconographie chrétienne). Puis quand il en vient aux scènes de zoophilie et au rire des touristes devant elles (il pense que les touristes n'y voient que l'aporie solipsiste de la sexualité masculine), Onfray quitte la solitude (sollipsiste elle aussi) de ses déductions pour faire un détour par un regard tiers, celui du "spécialiste mondial du tantrisme" (p. 129) qu'il a rencontré en compagnie d'une équipe de reporters espagnols qu'il connaissait. Le philosophe repose à ce "gourou" de vouloir "verrouiller" toute interprétation possible à partir d'une connaissance ésotérique de la symbolique tantrique que seul ce spécialiste aurait (mais Onfray reconnaît quand même que le spécialiste a écrit un livre là dessus, ce qui n'est donc pas si ésotérique).

Onfray ne citera pas son nom. Son texte va viser avant tout à discréditer l'interprétation du gourou. Dans un premier temps (p. 130) il va s'attacher à montrer que le tantrisme n'est pas ce qu'on croit. Que ce mot peut s'appliquer à toute "pratique métaphysique - corporelle - dans laquelle les exercices spirituels permettent la transmission ésotérique". Il pense donc à partir de là que le tantrisme remontait aux Dravidiens avant l'invasion aryenne de l'Inde (en soulignant à nouveau que leur shivaïsme fut en fait le père de l'hindouisme, du bouddhisme... et de la philosophie grecque ! of course). Ensuite c'est finalement la scène zoophile qui va lu permettre de s'éloigner définitivement de l'interprétation du spécialiste, le "gourou" ayant eu un peu rapidement tendance à expliquer la zoophilie uniquement par le "réalisme" de la scène qui montre des soldats en campagne confrontés à la pénurie de femmes (p. 133).

A partir de là, le philosophe va reprendre cette scène de zoophilie pour affirmer que l'homme en pénétrant la jument reproduit le geste fécondant de Shiva, puis développe une apologie du shivaïsme comme refus de la rupture du continuum entre hommes et animaux qu'instaure le christianisme. Du coup dans le holisme shivaïque se  réconcilieraient "les parties de la nature dans une grande Unité spinoziste" (p. 139), ce qu'Onfray va encore retrouver dans la conception du corps en Inde où le dualisme n'existerait pas, une conception qu'il va s'empresser en quelques phrases rapides (qui tiennent plus du slogan que de la démonstration) à rapprocher du "conatus" de Spinoza, de la volonté de Schopenhauer (pas très enthousiaste pour la sexualité pourtant) et des "machines désirantes" de Deleuze... pour enchaîner sur le Kamasûtra (sans démontrer non plus quel continuum existe réellement entre le shivaïsme et cette oeuvre, autrement que par une hypothétique prégnance de Shiva dans toute la pensée indienne).

Voilà l'état du dossier en ce qui concerne Onfray. Je reviendrai sur tout cela prochainement.

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Le voile en Grèce

25 Décembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

dionysm-nade.jpgAphrodite's tortoise, The veiled woman of ancient Greece, de Lloyd Llewellyn-Jones est un ouvrage qui mériterait d'avoir une certaine notoriété en France. L'auteur y défend l'idée selon laquelle la Grèce antique faisait un usage du voile semblable à ceui du Proche-Orient (y compris du voile intégral). Je retiens entre autre l'opposition reprise de Chahla Chafiq et Farhad Khorokhavar entre "civilisations de l'ouvert" et "civilisations de la couverture" (p. 13).

Par ailleurs pour une approche juridique sérieuse de la problématique contemporaine du voile en France, voir l'exposé de Denys de Béchillon à l'assemblée nationale.
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A la jonction entre sociologie du corps et sociologie des institutions

16 Novembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Lu dans Reuters aujourd'hui :

Le bâtonnier de Paris dénonce la garde à vue d'une avocate

Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris Christian Charrière-Bournazel s'est indigné lundi 16 novembre soir du placement en garde à vue d'une avocate dont il juge les conditions dégradantes. Une source judiciaire a confirmé cette garde à vue en précisant que l'avocate était mise en cause car elle aurait prévenu de démarches policières le complice d'un trafiquant de drogue présumé.


Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a raconté sur France Info que Caroline Wassermann, connue notamment pour avoir défendu un temps l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, avait été convoquée au commissariat de Meaux (Seine-et-Marne) sous le prétexte d'un problème personnel. "Elle a été menottée, elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l'anus. On la traite comme la dernière des dernières des dernières au mépris du respect de la personne humaine le plus élémentaire", a-t-il déclaré.

Selon une source judiciaire, Caroline Wassermann est mise en cause pour avoir alerté par téléphone de possibles démarches policières un complice d'un de ses clients, juste après la mise en examen de ce dernier pour trafic de drogue. La police a immédiatement eu connaissance de cette démarche car le complice en question était sur écoute téléphonique. Caroline Wassermann devait être mise en examen lundi soir après sa garde à vue

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Origines de la musique / Evolution actuelle de l'humain

21 Octobre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Lu dans la presse :

"Investigators at the Max Planck Institute for Biological Cybernetics in Tübingen, Germany, scanned monkey brains while the rhesus macaques listened to either drumming or monkey calls. They found overlapping networks activated in the temporal lobe, which in humans is key to processing meaning in both speech and vision.


"Monkeys respond to drumming sounds as they would to vocalizations," researcher Christoph Kayser, a neuroscientist at the Max Planck Institute for Biological Cybernetics in Tübingen, Germany, told LiveScience. "Hence, drumming originated as a form of expression or communication, possibly in an ancestral species common to apes and old-world monkeys, early during primate evolution."

(...)

The researchers suggest primate drumming might represent a precursor of musical abilities in humans.


The fact that vocal and nonvocal communication have common origins in the brain in monkeys could support the notion that both co-evolved "to support the human faculties of language and music," he added. "This also provides evolutionary support for the gestural theory of communication, which proposes that human speech and language developed from gestures and hand actions. We provide the functional link between gestural communication and vocal communication by identifying brain areas activated by sounds associated with gestures and vocalizations." " le reste de l'article est ici.

" Shorter, heavier women tended to have more children, on average, than taller, lighter ones. Women with lower blood pressure and lower cholesterol levels likewise reared more children, and – not surprisingly – so did women who had their first child at a younger age or who entered menopause later. Strikingly, these traits were passed on to their daughters, who in turn also had more children.


If these trends continue for 10 generations, Stearns calculates, the average woman in 2409 will be 2 centimetres shorter and 1 kilogram heavier than she is today." (le reste de l'article est ici)

" The guesswork becomes even murkier when it comes to figuring out why genetic coding linked to redheadedness and lighter skin color is becoming more prevalent among Asians. "Our species is evolving like crazy in pigmentation in different ways in different populations, presumably because of the same underlying selection pressures," Hawks said.


Hawks doesn't think the vitamin D factor alone can explain why skin color is being affected by natural selection. Some theorists, including Charles Darwin himself, have suggested that sexual selection may be at work - that having lighter skin somehow improves an individual's reproductive prospects. But in this more evolved age, voicing that kind of view can make your typical researcher sound like a Neanderthal." (suite de l'article ici et son blog ici)

 

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Brève intervention sur France 2 hier

4 Octobre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

J'ai été interviewé par l'équipe du journal télévisé de 20 h de France 2 hier sur la nudité hier soir. Seule une courte phrase a été sélectionnée.



 

 

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Barrière hémato-encéphalique

29 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

"On dit souvent que le cerveau est une représentation du monde - imago mundi - et que, réciproquement, le cerveau agit sur le monde - anima mundi - selon les programmes innés ou acquis. La stabilité de ces images et de ces programmes exige un isolement auquel contribue la barrière hémato-encéphalique." Jean-Didier Vincent, Biologie des passion, Paris, Odile Jacob 1996, p. 67.

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Héritage génétique

27 Décembre 2008 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Je lis aujourd'hui dans la presse :

In 2003, an international team of researchers reported in the same journal they had found genetic evidence that 8 percent of men in Central Asia, 0.5 percent of men globally, carried genes that could arguably be linked to the Mongol invader Genghis Khan.

Puis plus loin :

As many as one in 17 men living in the Mediterranean region carries a Y-chromosome handed down from a male Phoenician ancestor, the team at National Geographic and IBM reported in the American Journal of Human Genetics.

Les travaux de l'équipe de chercheurs dirigée par Chris Tyler-Smith du Wellcome Trust Sanger Institute sont publiés sur http://www.cell.com/AJHG/.

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