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Articles récents

Massages chinois, massages asiatiques

29 Novembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

thai.jpgVoilà deux ans que je garde dans mes tiroirs un article sur les salons de massage chinois, issu d'une enquête sur le sujet dans les beaux quartiers de Paris. Je l'avais presque oublié mais je tombe ce soir par hasard sur l'article d'Annabel Vallard, chercheur associé à l'EHESS et chargée de recherches à l'université libre de Bruxelles, au sujet du massage thaï "Corps à corps : théorie et pratique dans l’enseignement d’une technique corporelle traditionnelle. L’exemple du massage thaï au Wat Pho de Bangkok", ASEANIE, 11 : 73-120. L'article est en ligne ici.

 

J'en conseille la lecture même à ceux qui ne sont pas familiers de l'anthropologie. C'est une étude très complète qui aborde en détail à la fois les normes gestuelles observées dans les écoles de massage, leur positionnement par rapport aux normes corporelles de la société thaï, la généalogie de ce savoir (l'ascendance indienne en particulier) et les soubassements théoriques (pas forcément faciles à expliciter s'agissant d'une science essentiellement pratique) notamment autour de la conception du mouvement des fluides.

 

Comme le souligne la chercheuse, le massage est une discipline qui repose énormément sur du non-dit, c'est ce qui en fait un sujet, comme beaucoup d'autres en anthropologie du corps, particulièrement difficile à cerner et à objectiver au delà des intuitions que l'anthropologue, plongé dans une observation participante, peut nourrir - mais qui peuvent aussi s'avérer erronées... 

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Souvenirs de Jacqueline Commenges sur Jurançon

5 Novembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #down.under

Le chanoine Hourcade décède en juin 1946. Tout Jurançon défile devant sa dépouille mortuaire en tenue de prêtre au presbytère (actuellement rue de Borja à l'époque ''rue des Écoles''). Le chanoine Hourcade et l'Église étaient au cœur de la vie de Jurançon. Jusqu'au début des années 1960 les enfants en défilé derrière le curé jetaient des roses en chantant des cantiques sur la place du Junqué aux rogations, et des processions avaient lieu entre l'église, le crucifix de l'actuelle avenue Charles-Touze (restaurant Ruffet), et celui de la route de Gan pour la Trinité, la Fête Dieu, la Pentecôte.


Côté laïque le directeur de l'école laïque des garçons (lieu de l'actuelle poste) est M. Canone, et la directrice de l'école des filles (à l'endroit de l'actuelle école maternelle) Mme Prat. Tous les matins ils faisaient hisser le drapeau au chant de "flotte petit drapeau", et amenaient les élèves au monument aux morts, les meilleurs élèves faisant l'appel aux morts de la guerre de 14. La place du Junqué (devant la mairie) pendant la seconde guerre mondiale était sillonnée de tranchées où pouvaient se réfugier les élèves des écoles en cas de bombardements.


Après la Libération, un centre d'apprentissage est construit en pré-fabriqués sur les terres du château Louvie (qui deviendra le collège Ernest Gabard). Dans les 1950 l'école Louis Barthou est construite derrière l'école des filles, entre la place du Junqué et la place du Bernet (quartier des laveuses au bord du Néez)

Au début des années 60 l'équipe de Pierre Gabard a fait aménager le stade de football (au croisement des actuelles rues Coubertin et Gaston-Cambot, sur le terrain de l'actuel EPHAD). L'ancien stade, lui, dépendait de l'Union jurançonnaise (patronage catholique) et se trouvait au lotissement Constance (autour de l'actuel carrefour entre l'avenue Henri-IV et la rue Alfred-de-Vigny). Le quartier du stade se développe. Auparavant il s'agissait seulement de champs (les terrains de Durand et de Rembès) et d'une saligue, traversée par des chemins vicinaux et par la rue du Gave (où se trouvaient l'horticulteur Lartiguet, la teinturerie Dallis et la tannerie Cabanne). Près de l'actuel restaurant Cabanne se trouvait l'usine de bérets Crosnier(dépendant de Laulhère à Oloron).


En 1967-68, les tripiers jurançonnais du bord du gave, Latapie, Camy et Cascaro sont expropriés pour la construction du pont d'Espagne qui crée un nouveau lien entre Jurançon et Pau parallèlement au pont du 14 juillet. En 1973, ouvre l'école Jean-Moulin installée sur d'anciens jardins ouvriers.

--- Jacqueline Commenges a toujours vécu à Jurançon depuis 1934. Son témoignage a été recueilli en 2013.

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Histoire d'ours

2 Novembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Lu ce matin dans Ethnologia Polona (vol 13, 1987 p. 257-89), "Des évêques et des ourses, Etudes de quelques chapiteaux du cloître de Sait-Lizier en Couserans" d'Arnold Lebeuf. Je me méfie un peu de certaines "libres interprétations" de l'anthropologie, surtout quand elle s'autorise de la psychanalyse, cependant je trouve touchante cette parenté entre l'humain et l'âne que les écrivains de Pline l'Ancien à Gaston Phoebus ont repérée et ses implications dans les rituels de fécondité des Douganes et des Yacoutes, on aimerait en savoir plus... Bien sûr en Béarn comme ailleurs les ânes s'appellent Martin, et la légende de l'évêque de Couserans permet de bien comprendre pourquoi aussi bien les ours que les ânes s'appellent Martin. Je cherche cependant des éléments sur une chanson dédiée à l'ours Dominique "Adiu praube Dominica". Vieux souvenir d'enfance. Aucune trace sur le Net... Ca a peut-être à voir avec le dernier ours tué dans les Pyrénées, je ne sais pas.

 

 

 

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Slavoj Zizek vu par John Gray

11 Octobre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Philosophie

zizekA signaler publié et traduit par la revue Books ce mois-ci (et en version originale ici) une excellente critique de Slavoj Zizek (et de son dernier livre "Less than Nothing, Hegel and the Shadow od Dialectical Materialism", Verso, 2012) par John Gray de la New York Review of Books, qui dit tout ce qu'il faut sur le mépris de Zizek pour les faits et la rationalité, son rapport ambigu à la violence, et qui conclut en estimant que "le radicalisme trouble de Zizek convient idéalement à une civilisation tétanisée par le spectacle de sa propre fragilité". "Par l'éternelle répétition d'une pensée fondamentalement vide, l'oeuvre de Zizek se donne un semblant de substance", observe Gray. On ne saurait mieux dire.(Pour info Zizek a répondu ici)

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Désir et politique dans les Mémoires du Cardinal de Retz

13 Septembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Il y a un passage (p. 386 en Folio) étonnant dans les Mémoires du Cardinal de Retz, où l'on voit la logique des alliances politiques sous la Fronde potentiellement absorbée en totalité par la loi du désir sexuel. C'est cette page (qui évoque décembre 1649) où Mme de Montbazon, épouse du duc Hercule de Rohan et maîtresse du duc de Beaufort (une très belle femme très imbue de sa personne selon Retz), qui, à l'époque a 39 ans (Retz en a 36), reproche au Cardinal de ne pas s'enfuir avec elle à Péronne (Picardie), et interprète le refus de ce dernier la suivre par son propre attachement à ses deux maîtresses (ses deux "nymphes"), Mme de Chevreuse (qui a 27 ans, fille du duc de Lorraine, belle, amatrice de coucheries sans lendemain et "sotte jusques au ridicule par son naturel") et Mme de Guéméné (45 ans, épouse de son cousin Louis de Rohan). Il est étonnant de voir comme l'histoire pulsionnelle par moments se révèle sans fard...

 

retz

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Interviewé sur Le Mouv' (Radio France)

11 Septembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Interviews en rapport avec mon livre "La nudité"

1-re-de-couverture-la-nudit-.gifJe serai interviewé sur la nudité en direct dans le cadre de l'émission de Giulia Foïs, "Point G comme Giulia" sur le Mouv' (une des stations de Radio France) mardi 24 septembre 2013 de 19h30 à 20h30./// PS :   JE PRECISE QUE CONTRAIREMENT A CE QU A VOULU  FAIRE CROIRE L' ANIMATRICE A L' ANTENNE NOUS N'ETIONS PAS NUS AU MICRO !

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"Pourquoi nous aimons ?" de Helen Fisher

8 Septembre 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Je suis depuis quinze ans un fidèle de Helen Fisher. La psychologie évolutionniste me convainc par son attachement à l'universalisme, et sa vocation à relier les sciences humaines aux sciences naturelles. J'ai été un inconditionnel de son "Histoire naturelle de l'amour" (Robert Laffont 1994), "AnatomY of love" en version originale, qui interrogeait la monogamie de l'être humain, l'adultère, les rapports de force entre les sexes, les rapports de parentalité, l'évolution de l'anatomie.
 
Je me suis plongé il y a peu dans son "Pourquoi nous aimons" ("Why we love") de 2006 qui approfondit "de l'intérieur" le processus amoureux. A partir d'un typologie des caractéristiques de l'amour obtenue à partir de questionnaires établis sur la base d'une littérature puisée dans diverses civilisations, qui met en évidence une "essence universelle" de l'état amoureux autour de notions comme l'exclusivisme sexuel, l'obsession affective, la nervosité, l'attachement en dépit de l'adversité etc, elle identifie (comme Darwin) des séquences amoureuses chez les animaux (les éléphants, les renards roux, les castors etc) qui présentent de fortes congruences avec cette typologie comportementale (quoique sur des durées plus courts que chez l'homme, pouvant aller de quelques secondes à quelques semaines avec un partenaire unique trié sur le volet).
 
La comparaison "homo sapiens"/autres espèces animales permet à Helen Fisher de cerner nos spécificités. Avec la plupart des autres espèces nous partageons une propension au coup de foudre, qui nous fait gagner du temps et de l'énergie pour la procréation. En revanche, elle estime que l'odorat ne joue presque aucun rôle car nos origines dans les arbres nous disposaient plutot à la sensibilité visuelle (même si l'odeur joue ensuite dans le renforcement de la relation). L'exclusivisme, l'obsession, l'endurance dans l'attachement réciproque (ou dans le dépit) sont communs au règne animal.
 
Fisher a fait l'hypothèse que cela résultait d'une combinaison de dopamine, de noradrénaline et d'une carence en sérotonine (à l'origine de l'obsession). En 2000 l'équipe de Bartels et Zeki à Londres avec un IRMf avait mis au jour chez des couples amoureux depuis deux ou trois ans une surcharge en dopamine dans le noyau caudé (qui anticipe les récompenses, ce qui induit l'idée que l'amour est une motivation et non une émotion comme la colère ou la joie), ce que confirme l'expérience de Fisher à New York sur des amoureux récents, et une activité du cortex cingulaire antérieur et du cortex insulaire qui reste plus inactif ce qui évoque une gestion différente des émotions sans qu'on sache bien de quelle manière (p. 87).
 
Le désir comme quête de la gratification sexuelle (orientée vers plusieurs partenaires potentiels), et l'attachement comme sensation de sécurité. Le premier, qui, comme l'ingestion de nourriture, accélère le pouls et réchauffe le corps, résulte d'une montée de la testostérone et d'autres hormones sexuelles mâles. Dans l'état amoureux, la montée de testostérone résulte de la production de dopamine et de noradrénaline. L'amour provoque du désir, l'inverse peut être occasionnellement vrai. L'attachement s'installe sous l'influence de l'ocytocine et de la vasopressine (à l'origine de la monogamie du campagnol). Vasopressine et ocytocine parfois engendrent une production de testostérone, parfois c'est la réciproque qui se réalise selon des équilibres complexes. La dopamine peut stimuler la production de vasopressine et d'ocytocine mais à l'inverse ces dernières peuvent neutraliser la dopamine engendrant à la longue la lassitude sexuelle dans le couple (qui a son utilité pour empêcher l'épuisement biologique). John Alan Lee repère six catégories d'amour, et l'amour entre en écho avec des "émotions cognitives supérieures" (Dylan Evans) : le respect, l'admiration, la loyauté, la nostalgie, l'équité etc.

Les mâles sont très sensibles au stimulus visuel, à la douceur de la peau (à cause des oestrogènes), et sont génétiquement disposés à vouloir aider voire sauver la femme aimée.La femme aime les hommes intelligents, au statut supérieur, fiables. Même si la charte amoureuse ensuite subit des nuances en fonction de la situation personnelle (le passé familial etc).
 
La monogamie est apparue sans doute quand l'homme a marché au sol et s'est redressé (la position verticale permet de lancer des pierres aux fauves, mais les femmes ont été débordées avec lesmains encombrées, ne pouvaient porter leur progéniture, et sont devenues dépendantes des mâles). Des traces d'un gène à l'origine de la production de vasopressine a été retrouvé dans l'ADN de Toumaï.(on continuera ce compte-rendu un peu plus tard).
 
 
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La nudité en ex-RDA

1 Août 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Europe

Ci-dessous un documentaire d'André Meier (2007) idéologiquement très orienté (dans la définition qu'il a du bonheur sexuel notamment - est-il vrai qu'une sexualité sans image publique, et sans dimension rebelle est nécessairement une bonne sexualité ?). Il a le mérite de contrebalancer une certaine propagande occidentale anti-communiste des années 1970-80, et de montrer à la fois que la République démocratique allemande était fille de Clara Zetkin (mais les femmes du monde entier savent-elles de nos jours ce qu'elles doivent à Clara Zetkin ?) et quelle dialectique Est-Ouest a pu jouer, en RDA dans le sens de la libération des moeurs (notamment sur la libéralisation de l'avortement au début des années 1970, symétriquement au développement des hippies et de Commune 1 à l'Ouest), le rôle du livre de Siegfried Schnabl 1969 Mann und Frau intim.

 

Sur le rapport à la nudité dans les années 1970-1980, notons les remarques en 44ème minute sur l'érotisme amateur à domicile des films "Energie" présentés comme émanant du VEB Energiekombinat de Berlin, et en 46 ème minute, les fêtes à l'été 1987 du 750ème anniversaire de Berlin, où des nudistes défilent sous la présidence de Erich Honecker (le chiffre de 90 % de personnes ayant eu une expérience nudiste est avancé par Kurt Starke de l'université de Leipzig en minute 46'46).

 

http://www.youtube.com/watch?v=Fl_r7rIcds8

 
A propos de la nudité en ex-RDA on peut aussi mentionner les photos d'Angela Merkel nue dans sa jeunesse qui ont été diffusées sur le Net en mars dernier (cf ci dessous)
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Mes propos sur les pères en colère dans Le Figaro aujourd'hui

24 Juillet 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Sociologie des institutions

Avant hier une journaliste du Figaro a bien voulu m'interroger sur les revendications actuelles des pères. L'article qui reprend mon propos ("Les pères en colère se mobilisent pour la rentrée") est dans la version papier du journal aujourd'hui et sur le Net ici.

 

Mon propos ayant été un peu coupé pour des raisons de format, je vous livre ici l'intégralité du "topo" que j'avais rédigé un peu en urgence par mail en réponse au coup de fil de lundi, et qui restitue la logique globale de mon propos.

 

le-fig.jpg"La France et l’Europe se trouvent dans une situation paradoxale où le pouvoir politique et économique revient toujours largement aux hommes, mais le pouvoir symbolique revient de plus en plus à la femme, dont les valeurs de dialogue, d’intelligence etc, sont censées être plus porteuses d’avenir pour l’humanité que la violence habituellement imputée à la virilité et au patriarcat qui a façonné notre culture (violence aujourd'hui prohibée dans toutes les relations sociales, y compris celles des enfants, voir l'interdiction de la fessée et de la gifle). A cela s’ajoute en France une grande valorisation de la maternité dans un pays qui est aujourd’hui le plus fécond de l’union européenne avec l’Irlande.


Cette situation a de nombreuses implications sur l’investissement général des hommes dans les structures institutionnelles  de la société (éducatives – voir le taux d’échec scolaire très important des garçons – familiales – le désengagement croissant de les tâches du couple, dans l'istruction des enfants) notamment dans les couches populaires.


On est ici dans un schéma de stigmatisation et d’intégration psychologique du stigmate : l’homme étant réputé déficient au regard des normes sociales dominante s’identifie au stigmate et  confirme par son comportement les insuffisances qu’on lui impute.


On comprend dans ces circonstances que les juges des affaires familiales, qui sont une profession de plus en plus féminisée, soient enclins à confirmer par leur jugement en droit une appréciation largement dominante dans les valeurs sociales actuelles, et validée bien souvent par le comportement des pères eux-mêmes, une appréciation qui disqualifie le pôle paternel dans l’éducation de l’enfant.


Cependant les pères exclus de l’éducation de leurs enfants sur la base d’un stigmate social, ne peuvent donner aucun contenu positif ou constructif à la disqualification de leur rôle de père. Les manifestations de pères sur des grues ou autres peuvent être lues comme des tentatives de récupérer du pouvoir symbolique en mettant en avant la souffrance et en jouant sur les valeurs traditionnellement féminines de la compassion et de l’empathie (aujourd’hui très porteuses dans l’espace médiatique). Mais d’une façon ironique, ces tentatives d’obtenir une reconnaissance à travers des moyens « féminins » (ou "codés féminins")  se retournent souvent contre ces pères revendicatifs qui ne peuvent, par ce simple acte, faire oublier que bien souvent leur comportement antérieur (et cela s’est vérifié notamment chez l’homme sur la grue) : le comportement d’hommes qui, face à une une société qui faisait planer le soupçon sur leur capacité à transmettre une éducation utile à leur progéniture (transmission solidaire du soin au quotidien), avaient de fait depuis longtemps intégré le regard que celle-ci portait sur eux. A maints égards cette révolte des pères ressemble à une jacquerie du Moyen-Age, un peu aussi comme ce mouvement des Hommen qui singent les Femen. Celui qui se révolte par de mauvais moyens, en utilisant maladroitement les moyens de ceux auxquels il s’oppose ne fait généralement que confirmer son incapacité à affirmer ses propres valeurs sur une base positive. Il semble que les pères ne puissent sortir de l'impasse qu'en inventant et en faisant reconnaitre une nouvelle forme de virilité qui ne soit ni celle du passé, ni la copie de laféminité dominante dans l'espace symbolique. C'est un défi énorme, qui doit aussi s'inspirer d'une réflexion sur la psychologie évolutionniste(contre la théorie du genre)"

 

 

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Le livre "La Nudité" cité sur France Info lundi

13 Juin 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Interviews en rapport avec mon livre "La nudité"

1couv_nudite.jpgUne chronique de France Info a bien voulu mentionner mon livre "La Nudité" lundi, à propos des Femen en Tunisie. Merci à Anne-Laure Gannac d'avoir pensé à le citer dans cette interview.

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Around the world

20 Mai 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Généralités Nudité et Pudeur

Lu aujourd'hui sur un profil Facebook : "Journée du nu sur FB les artistes s'unissent contre la censure".. Et bien moi j'en ai marre de voir des gens à poil sans poils et vas-y que je dois désirer, baiser, orgasmer, éjaculer partout... Donc pour que le concept d'intimité ressurgisse, bravo la censure!!!"

 

A noter aussi ceci sur un autre : "La police de New-York n'arrêtera plus les femmes sans le haut. De plus les éventuels attroupements autour d'une ou plusieurs d'entre elles devront être dispersés. Les femmes poursuivies pourront réclamer des dommages-intérêts."

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Les rapports de genre à l'époque de Malebranche

15 Mai 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Philosophie

andre.jpgJe lis un passage de l'Extrait de la vie du RP Malebranche par le P. André concernant les Entretiens sur la Métaphysique (in Malebranche, Œuvres complètes t XII.XIII eds Vrin 1984 p.XXI), qui fut écrit peu avant l'embastillement de son auteur en 1721 :

"M. Carré Louis (*), fils d'un laboureur, mais qui avait toutes les qualités qui peuvent remplacer la naissance, avait trouvé dans sa mauvaise fortune un asile chez l'auteur. Car son père, qui l'avait fait étudier dans la vue ordinaire à ces sortes de personnes, l'ayant abandonné parce qu'il ne voulait point se faire prêtre, il se vit réduit à chercher une condition. La Providence l'adressa au P. Malebranche qui le prit pour écrire sous lui. Il fit plus; voyant que son domestique avec un grand esprit avait encore un naturel admirable, il entreprit de le former à quelque chose de meilleur; il lui enseigna les mathématiques; il y ajouta la philosophie; en sorte qu'en peu d'années M. Carré fut en état de se passer de son maître en le devenant lui-même. Il le devint en effet; il montra les mathématiques en ville avec tant de succès, qu'il eut bientôt une foule d'élèves; mais ce qu'il y eut de plus particulier, c'est que plusieurs dames en voulurent être. Il les reçut; elles le goûtèrent; elles étaient surtout charmées de sa philosophie qui était celle du P. Malebranche, et qui, étant toute chrétienne, s'accordait parfaitement bien avec leur inclination naturelle pour la piété. En un mot, comme il soutenait par la pratique les grandes maximes qu'il leur enseignait, elles trouvaient en lui une espèce de directeur, d'où l'on peut juger qu'il trouvait en elles un fonds qui ne le laissait manquer de rien. Il semble qu'il avait tout lieu d'être content de sa fortune; il ne l'était cependant pas. Il lui manquait encore un bien dont le besoin ne touche guère le commun des hommes : c'était une occasion de marquer sa reconnaissance à son bienfaiteur; car il ne regardait pas comme un service le zèle qu'il témoignait pour sa philosophie, mais comme un devoir qu'il rendait à la vérité. Il fallait donc quelque chose de plus pour le satisfaire. Les Entretiens sur la mort que le P. Malebranche venait de finir au commencement de 1696 lui fournirent une occasion dont il profita. 

Depuis que M. Arnauld avait déclaré la guerre au Traité de la nature et de la grâce, l'auteur n'avait pu rien imprimer à Paris sur ces matières en privilège. Les violentes critiques de ce docteur véhément, soutenues des clameurs d'un parti accrédité, avaient répandu dans les esprits une terreur que la raison ne pouvait guérir; ceux qui présidaient à l'impression des livres en étaient eux- mêmes frappés. Le P. Malebranche n'était pas d'humeur à s'en mettre fort en peine; outre que les presses étrangères s'ofl'raient à lui de toutes parts, ses ouvrages n'en étaient ni moins lus en France ni moins également admirés. Mais ses amis étaient justement indignés de la stupide et opiniâtre prévention de quelques-uns de ses compatriotes contre le meilleur de leurs écrivains. M. Carré entreprit de la vaincre et il y réussit; il employa tout ce qu'il avait d'amis, d'élèves, de connaissances. On ne peut douter que les dames qui étaient ses disciples ne fussent les plus zélées à le servir."

Ce qui me surprend beaucoup dans ce récit du père Yves-Marie André, c'est l'insistance mise sur les disciples féminines de Louis Carré...Comme tout le monde je n'ignore pas le rôle des dames dans les salons au XVIIIe siècle, mais là cela va très loin - le pouvoir d'influence des femmes a l'air déterminant pour la diffusion d'une doctrine : on a presque l'impression que c'est grâce à elles que Malebranche finit par obtenir le privilège royal pour ses Entretiens sur la Métaphysique, en 1708.
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(*) Né le 26 juillet 1663 à Closfontaine , près de Nangis en Brie, mort le 11 avril 1711. Sur ses ouvrages, voir Nicéron, t. XIV.

 

 

 

 

 

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"Le Rhinocéros d'Or" de François-Xavier Fauvelle-Aymar

27 Avril 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

rhino-copie-1.jpgUn très beau livre sur l'histoire de l'Afrique au Moyen-Age. Mon compte rendu de lecture a été publié ici.

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Mon compte rendu d' "Ethnoroman" de Tobie Nathan en italien

6 Avril 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

ethno-roman.jpgPour ceux que cela intéresse, mon compte rendu d' "Ethnoroman" de Tobie Nathan en italien se trouve sur le site des éditions Frenis Zero ici

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Les mémoires de mon aïeul "La guerre d'Espagne vue de Barcelone"

29 Mars 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Guerre civile espagnole

1couv_espagne.jpgJe rappelle aux lecteurs de ce blog susceptibles de s'intéresser aux années 1930-40, l'existence du livre "La guerre d'Espagne vue de Barcelone", qui sont les mémoires de guerre de mon grand-père paternel espagnol que j'avais traduites et postfacées. Et cette interview que celui-ci avait donnée en 1986 :

 

 

 

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