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Les malédictions dans les bains romains

24 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps, #Médiums, #Massages

Les malédictions dans les bains romains

Voici un sujet qui touche à la fois à mon livre sur les massages chinois et à mon projet de livre sur les médiums. Dans une contribution au livre "From Polites to Magos" qui a été dédiée au chercheur hongrois György Németh en juin dernier et publiées sous l'ISBN 978-963-284-796-2. Sylvia Alfayé de l'université de Saragosse sous le titre "Mind the Bath, magic at the Roman bath-houses" ("Attention aux bains, la magie dans les thermes romains) attire l'attention sur les malédictions dans les bains romains.

En Grande-Bretagne ont été trouvés, explique l'article, des tablettes de malédiction dont la plus grande partie proviennent du sanctuaire thermal de Bath, consacré à la déesse Sulis Minerva. Mais l'article se concentre sur d'autres sites britanniques moins connus comme Chesterton-on-Fosse, Leintwardine, Leicester, Eccles. Il relève que la découverte de tablettes de malédiction dans des établissements de bain n'était peut-être pas fortuite. Les bains peuvent être en effet être des "fearscapes" (un néologisme lié aux pratiques magiques) habitées par des Daemones (des entités) et des fantômes, dont la manipulation était très pratique pour l'action magique.

En effet, "en plus d'être utilisés comme espaces pour le divertissement et le plaisir -baiarum grata voluptas-, les thermes romains ont également été perçus et expérimentés à l'âge classique
comme des espaces d'anxiété - ou «des lieux effrayant» - où toutes sortes de dangers
rôdaient: vols professionnellement effectués par le «voleur de bains", "un personnage de la vie réelle qui a sévi thermes romains à travers l'Empire "; le risque de glisser ou de tomber sur un sol mouillé, ou de voir les murs ou les plafonds s'effondrer", les viols, les transmissions de maladies etc. Alfayé renvoie à un livre de Dundabin, de 1989 1989, 35 (Dunbabin 1989 = Dunbabin, K.M.D.: Baiarum grata voluptas – Pleasures and Dangers of the Baths. Papers of the British School at Rome 57, 6-46.), qui précise que «derrière les histoires de démons des bains se trouvait une croyance populaire répandue commune aux païens, chrétiens et juifs " et cite l'exemple de la rencontre de Grégoire le Thaumaturge en 5ème de notre ère avec un démon meurtrier qui contrôlait la maison de bain, tel que décrit par Grégoire de Nysse (331-394). "L'existence de l'eau dans ces espaces les a sans aucun doute fait percevoir et utiliser comme des membranes perméables qui ont permis le contact entre la surface et ce qui est en dessous et, par là même, le transfert d'objets et des gens du monde des ténèbres". Cela fait penser aux médiums actuels comme Géraldine Garance qui insistent sur le côté "conducteur" de l'eau.

Le principe du similia similibus opérait aussi pour placer des tablettes dans les endroit les plus chauds des lieux de bains pour faire brûler d'amour ou mourir les victimes. " Charme d'amour d'attraction. Il attire les hommes vers les femmes et les femmes vers les hommes et
fait les vierges se précipiter hors de leurs maisons. Prenez un papyrus pur et avec le sang
d'un âne écrivez les noms et les chiffres suivants, et mettez à l'intérieur du tissu de la femme que vous désirez. Étalez la bande de papyrus humectée de vinaigre de gomme et collez le dans la salle de vapeur voûtée sèche d'un bain et vous serez émerveillé". La formule magique à écrire suggérait que "les victimes éprouvaient alors, dans leur propre corps, la chaleur étouffante de l'espace où la defixio (déviation magique) a été déposé (presque) pour toujours". La source est dans les Latin Papyri Graecae Magicae (PGM) - pour le dépôt dans le caldarium (PGM II, 1-64; PGM VII, 467-477)29; et dans la “salle voûtée sèche" (PGM XXXVI, 69-101).

Voilà qui nous fera considérer les bains romains autrement que sous l'angle purement ludique que retiennent nos musées.

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Véronique Lévi et Sainte Véronique

21 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Véronique Lévi (la petite sœur de Bernard-Henri) dans ce témoignage de sa conversion en 2012 qu'elle livre à Paray Le Monial, en commençant à parler de la Sainte Face, rend un hommage éclatant (quoiqu'elle ne développe pas ce thème) à Sainte Véronique dont elle porte le nom. Si seulement je pouvais rendre le même à Saint-Christophe dont c'est la fête aujourd'hui...

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Ufologie - démonologie

18 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète

Dans une de ses vidéos le pasteur Allan Rich livrait un témoignage sur un homme qui a acquis la certitude de l'existence des réincarnations en entendant une conférence sur les OVNIs. Le pasteur libérien Blahyi ex-général Butt Naked dans son livre de mémoires raconte comment son propre père a reçu la visite de sa divinité un jour qui, pour le punir, paralysa complètement son corps et le démantela presque, au point que ses yeux tombaient quasiment des orbites. J'ai entendu dans une conférence sur le Net il y a un mois un ufologue porter un témoignage semblable sur une personne enlevée par un prétendu OVNI. Et un des maîtres à penser des voyantes de Medjugorje (lieu d' "apparition mariale" catholique en Croatie) ancien moine franciscain a fini par écrire sur les OVNIs. Voilà qui évoque peut-être la possibilité d'une parenté entre ufologie et démonologie.

 

-- Mise à jour 31 octobre 2018 - Pour info le Pasteur Rich a mal évolué ces derniers temps. Rallié au soutien de l'entité sioniste créée par des banquiers occultistes, il multiplie les vidéos arrogantes videos de contenu et fait le 666 avec ses doigts. Certaines personnes "délivrées" par lui comme celle-ci obtiennent selon leur témoignage des succès matériels rapides qui rappelle les promesses de l'Evangile de la Prospérité plus que l'action réelle de l'Esprit Saint.

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Une affiche...

17 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire des idées, #Pythagore-Isis

Une affiche...

Jeu : sur l'affiche ci-contre trouvez au moins trois détails apparemment "sympas" mais spirituellement assez démoniaques... Réponses : 1) le chanteur qui fait un signe diabolique à haut à droite ; 2) Gandhi (pour la promotion de la "sagesse" orientale) ; 3) les gens nus en bas à gauche (l'adamisme) ; 4) la Terre-mère au milieu ; 5) euh, peut-être le papillon au milieu si c'est une référence au mythe pythagoricien de Psyché... J'en oublie sûrement.

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Joyce Meyer

15 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Cette femme est un vrai Jourdain à elle seule (même si certains aspects de son enseignement, un peu trop "américains" car trop fondés sur l'autosuggestion ou sur certains bénéfices matériels que la foi peut apporter, doivent être nuancés comme ici). La seule chose qui manque à cet enseignement est le renoncement complet aux choses du monde matériel, qui est la forme la plus pure du christianisme.

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"Constance de Rabastens, mystique de Dieu ou de Gaston Fébus ?"

14 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire secrète, #Médiums, #Notes de lecture, #Ishtar

"Constance de Rabastens, mystique de Dieu ou de Gaston Fébus ?"

Il y a près d'un an je vous ai parlé de la visionnaire Jacqueline-Aimée Brohon (1731-1178) voir le billet ici que j'ai transformé ensuite en article pour la revue "Connaissance de l’Eure" n° 178 (4e trimestre 2015). Changeons de siècle, et intéressons nous à une autre visionnaire fascinante : Constance de Rabastens, et à son approche du chevalier Gaston Phébus (1331-1391). Je me suis demandé si cette visionnaire pouvait nous aider à saisir la signification occulte, ésotérique, de cette époque-là (et l'on a vu avec mon précédent billet sur le général Butt Naked combien cette dimension de l'histoire était incontournable, aujourd'hui comme au Moyen-Age).

Comme l'indique l'historienne Régine Pernoud dans sa préface au livre de référence à son sujet est paru en 1984 aux éditions Privat (Toulouse), Constance de Rabastens (née en 1340 ?) fut la visionnaire par excellence sur Gaston Phébus, comme un siècle plus tôt Sainte Douceline de Digne (1214-1274) le fut sur Charles d'Anjou (frère de Saint Louis et roi de Naples, le père du découvreur des reliques de Ste Baume). L'historienne les qualifie de "mystères" et les compare toutes deux à la voyante Sainte Hildegarde de Bingen (déclarée docteur de l'Eglise par Benoît XVI en 2012) dont le Livre des œuvres divines ne fut traduit en français par Bernard Gorceix que deux ans avant la publication du livre sur Constance de Rabastens (on notera d'ailleurs que Régine Pernoud se demande si Constance ne mérite pas le titre de sainte, un débat qui valut aussi pour d'autres visionnaires comme l'espagnole Marie d'Agreda au XVIIe siècle et l'allemande Anne-Catherine Emmerich au XIXe et qui, en effet, mérite de rester ouvert).

Avant Hiver-Bérenguer, Constance de Rabastens n'était pas inconnue de l'historiographie. Noël Valois (185-1915), dans La France et le grand schisme d'Occident. 1896 T. 2 écrit (p. 327) "Le puissant Gaston Phoebus passait pour urbaniste (partisan du pape Urbain) : une voyante albigeoise, Constance de Rabastens, le désignait même comme le sauveur appelé à restaurer l'autorité du pape italien". P. 368 il développe à propos de cette Constance : "Trois ans durant (1384-1386), cette femme se figura entendre des voix célestes prononcer la condamnation du pape et des cardinaux d'Avignon ou annoncer le triomphe définitif du pape de Rome, celui qu'elle appelait « l'homme juste. » Elle crut apercevoir en enfer trois cardinaux, et parmi eux Pierre de Barrière, dit le cardinal d'Autun : c'était celui que les démons persécutaient le plus. Clément VII lui apparut tantôt sous les traits d'un lépreux qui communiquait sa lèpre aux gens de son entourage, tantôt sous ceux d'un navigateur qui s'abîmait dans les flots avec le vaisseau sur lequel il venait de s'embarquer, ou bien encore environné de fumée et de ténèbres, tandis qu'au dessus de sa tête un ange brandissait une épée nue sanguinolente. Le comte de Foix Gaston Phoebus jouait dans ces visions le rôle d'un sauveur appelé à rétablir l'autorité d'Urbain, comme aussi à prendre sur Charles VI un ascendant heureux. Par contre, il n'était pas d'anathème que la voyante ne lançât contre les Armagnacs, traîtres au roi et vendus au démon. Telles sont les prétendues révélations que Constance ne se lassait pas de communiquer à son fils, religieux du couvent de la Daurade, à son confesseur, voire même à l'inquisiteur de Toulouse. Sans se faire illusion sur les suites probables de sa témérité, elle allait bravement au-devant de l'épreuve, se croyant appelée à restaurer la foi. Longtemps elle paraît avoir vécu en paix, jouissant même dans la contrée d'une certaine considération. Mais un mot d'un témoin de ses hallucinations nous renseigne sur son sort : certains détails, dit-il, furent donnés par son fils, quant ella fo encarcerada. Rien ne permet, d'ailleurs, d'évaluer la durée de l'emprisonnement qui, s'il ne termina pas, interrompit du moins la mission de la voyante urbaniste de Rabastens". Valois dit tenir cela d'Amédée Pagès (1865-1952) qui, lorsque le premier écrit son livre sur le schisme, s'apprête dit-il en note de bas de page à publier "un curieux mémoire en langue catalane" à son sujet. Pagès le lui a fait lire (il s'agit du texte publié dans les Annales du Midi 8, 1896, p. 241-27 sur lequel Hiver-Bérenguier allait travailler). Le moins que l'on puisse dire à la lecture de ces lignes est que Valois n'a pas une très haute opinion de la visionnaire (ce qui explique peut-être qu'Hiver-Bérenguier n'y fît pas référence en 1984).

L'histoire du livre d'Hiver-Bérenguier de 1984 mérite un petit développement à titre préalable, car, comme c'est souvent le cas des grandes découvertes, Constance de Rabastens n'a été redécouverte que du fait du "hasard" (qui n'existe pas), et non dans le cadre de programmes de recherches universitaires bien établis. Dans son édition du 6 janvier 1980 (deux ans après la diffusion de la série à succès "Gaston Fébus ou le Lion des Pyrénées" sur Antenne 2), le journal Le Monde publie une longue étude de l'historien de l'université de Rouen André Vauchez intitulée "Les sœurs de Jeanne", résumé de sa conférence d'octobre 1979 au colloque d'histoire médiévale d'Orléans (c'était du temps où Le Monde, d'un plus haut niveau qu'aujourd'hui, diffusait des résumés de conférences universitaires), qui cite des visionnaires : Jeanne-Marie de Maillé, Marie Robine (Marie de Gascogne) et Constance de Rabastens du Tarn. Jean-Pierre Hiver-Bérenguier, docteur en chirurgie dentaire (mais oui !), enseignant à l'université Paris VII mais originaire de ce village se rend compte qu'il n'a jamais entendu parler de cette mystique et écrit au professeur Vauchez pour lui proposer de défricher le sujet. Vauchez lui transmet sa source : les Annales du Midi de la fin du XIXe sècle où se trouvait le transcrit en catalan des Révélations de Constance de Rabastens. Pendant deux ans, avec le soutien de Vauchez, de Régine Pernoud, de Dom Grammont, père de l'abbaye Notre-Dame du Bec Hellouin, et du médiéviste Philippe Wolff, Jean-Pierre Hiver-Bérenguier avale "plus d'une centaine de livres" et pond en deux ans ce livre que la préfacière couvre d'éloges. Voilà une histoire peu commune pour un livre, mais celle de la visionnaire l'est encore moins.

Le dimanche 29 juin 1386, fête de la Saint-Paul, en l'église Notre Dame à la messe de l'aurore dans la chapelle Saint Jean, la très pieuse dame Constance, 45 ans, s'est remise à prophétiser, ce qu'elle fait déjà depuis cinq ans. Au début il y avait les visions la nuit, puis à n'importe quel moment de la journée et surtout quand elle prie aux offices de l'église ou du couvent des Cordeliers. Elle prophétisait sur les papes d'Avignon et de Rome, sur les malheurs du jeune roi de France en guerre contre les Anglais. Elle annonce la fin du monde, la victoire des Sarrasins disciples de l'Antéchrist, mais aussi une victoire de Gaston Phébus, comte de Foix et vicomte de Béarn, qui ramènera la paix. Au moment de la lecture de la deuxième Epître à Timothée "fais œuvre de prédicateur..." Constance entre en transe, les yeux fixés sur le Christ en Majesté sur la voûte, le corps raide insensible et répète "Des signes, oui, des signes..." et puis : "Le soleil... la lune... les étoiles sur toutes les terres !" (p. 17).

Le soir même son confesseur Raimond de Sabanac consigna ce qu'elle dit avoir vu, au paragraphe 55 des Révélations (sur 63). Tout le livre des Révélations est ainsi composé. En l'occurrence, lors de cette extase elle entendra Jésus lui dire que le vrai pape de Rome est le soleil, la lune les cardinaux qui ne veulent pas recevoir sa lumière du soleil, les étoiles les théologiens qui se taisent, les princes sont la Terre, Constance est sa flêche, le soleil s'imposera. Hiver-Bérenguier en s'appuyant sur un livre de Salembier de 1902 sur le grand schisme rapprochera (p. 95) cette vision de celle de Pierre d'Ailly, disciple de Joachim de Flore, qui, en s'aidant de l'astrologie, prédit dès 1414 la Révolution de 1789. D'Ailly en 1385 aurait annoncé l'Anté-Christ en ces termes : "Il y aura des signes dans le ciel, dans le soleil, la lune et les étoiles. Le soleil, ce sont les prélats ; la lune, ce sont les princes : le rayon de leur justice s'obscurcit ; les étoiles ce sont leurs membres inférieurs : la grâce disparaît en eux tous." (Sermo III, De advetu domini).

Clémence a des visions importantes sur les partisans de Clément VII pape d'Avignon et leur mort. Le 6 novembre 1384, alors qu'elle pense à la cruelle reine Jeanne Ière de Sicile assassinée en 1382, la Voix lui dit que "la mesure avec laquelle la reine avait mesuré a servi de mesure pour elle-même". La visionnaire annonça même en 1384 à un seigneur venu la consulter la mort de Louis d'Anjou, roi de Naples qui, après qu'il eut manqué le trône de France, avait mené une expédition militaire contre Rome à la demande de Clément VII : "Tu diras que mort est celui qui portait le signe de la Bête, c'est à dire le duc d'Anjou." Elle lui révèlera aussi en mars 1384 la trahison du comte d'Armagnac à l'égard du roi de France Charles VI, qui n'allait être connue que deux mois plus tard. La Voix lui parle aussi de Ninive alors qu'elle n'en a jamais entendu parler.

En 1384 ou 1385, la Voix qui lui a parlé des Flandres lui dit 20 fois que dans 7 ans le royaume de France "viendra à grand bouleversement, c'est-à-dire abattement" du fait du soutien aux papes d'Avignon et en effet en 1392 le roi sombra dans la folie.

Ses prédictions d'Apocalypse rejoignent celles de St Vincent Ferrier peu de temps après, l'image des ailes qui la libèreront sera aussi donnée à Jeanne d'Arc et se trouve dans l'Apocalypse ch 22 (la Vierge s'envole au désert pour échapper au Dragon).

Gaston Fébus est un personnage central des visions de dame Constance. Né sous le signe du taureau en 1331 (signe de la terre, il a le taureau et la vache sur son blason), il a un côté paysan têtu ombrageux mais aussi vénus en dominante, un côté artiste, séducteur. Il est entouré d'une légende à cause de ses victoires militaires, de sa richesse, et on lui prête un don de devin pour connaître ce qu'il se passe sur ses terres. Il a tué son fils en 1382.

Selon le notaire Michel du Bernis, archiviste de Fébus (dont la version selon Cabié en 1879 serai la plus fiable), le dimanche avant la Madeleine de 1381, à Rabastens Fébus livra bataille à des hommes de son rival duc de Berry, comte d'Armagnac qui venaient de piller le Lauragais et en emprisonna certains, massacra les autres. Cette victoire chevaleresque marque les Rabastinois qui en ont été témoins sous leurs remparts.

On ne sait rien de Constance, sauf qu'elle est veuve, qu'elle a une fille et un fils moine. Elle assistait à tous les offices, un baron bordelais et un seigneur clerc l'ont consultée. Elle a été jugée par l'Inquisition sur un faux témoignage et innocentée.

Son confesseur et secrétaire (comme pour Hildegarde) dont Hiver-Bérenguier dit qu'il pourrait être un homme de Fébus a introduit le livre par une mise en garde contre les visions, comme Gerson 30 ans plus tard. Il les a notées dans le désordre. Il les a écrites de 1384 à 1386, et à propos d'une vision du 4 octobre 1384 dit que Constance en avait depuis plus de deux ans.

Vers 1881 donc (peut-être après la bataille de Rabastens, mais Cabié lui situera l'événement fondateur des visions en 1374, cf Madeleine Jeay) elle voit une montagne de cadavres et une voix lui dit qu'il y aura des cadavres mais que ce qu'elle entendra sera a vérité. Elle pense que cela vient de Jésus. A la mort de son mari peu après, la voix lui annonce qu'elle quittera le monde comme une moniale. Elle se rendra souvent au couvent des cordeliers. Jésus lui apparut une fois comme un homme habillé de satin, une autre comme un seigneur sur son trône, puis nu couvert d'un manteau blanc portant une grande croix à la main et en colère, une autre dans sa vision Jésus dans l'église se détache de sa croix puis, après qu'elle lui ait baisé les mains, frappe des gens avec un bâton et demande qu'on le remette en croix (p. 87). Elle vit aussi la Trinité. Beaucoup de ses visions sont aussi des paraboles : arbre vert, cygnes, brebis remparts, navires qui sont des métaphores de villes, de la papauté etc.

A propos de Fébus, le mardi 9 mais 1384, la Voix lui dit "Alors se dressera la Grue à la tête vermeille, c'est à dire le comte de Foix, qui redressera l'Homme juste, c'est-à-dire le pape de Rome et le replacera sur son Siège. Et de la même façon que vint Vespasien pour détruire Pilate, viendra le comte de Foix pour détruire Armagnac. Alors il dominera le royaume tellement, et il y aura telle grande union entre le Roi de France et le comte de Foix, que le Roi en de nombreuses choses obéira au comte. Et après, le comte prendra le commandement du Saint Passage !" (§26).

Un petit cousin de Fébus en 1445, Gaston IV, nomma son cheval de parade la Grue. Fébus dans un de ses poèmes se décrit comme "prince illustre à la tête couronnée de flammes". Pline parle de la grue symbole de vigilance qui dans l'eau tient dans sa patte une pierre pour qu'elle l'entende tomber si elle s'assoupit. La mère de Constance le lui avait enseigné. Hiver-Bérenguier renvoie aussi au conte persan de Faride Ouddin Attar, sur le voyage initiatique des oiseaux. "La Vache sera à l'ombre de la Fleur". Vache du Béarn, Fleur de Lys de France, le Saint Passage c'est la Croisade. Catherine de Sienne, elle, tenta de pousser un condottiere à la Croisade.

Le thème du dernier monarque avant la fin des temps qui sauvera la France remonte à St Césaire, évêque d'Arles au VIe siècle (révélées en 1524 par Jean de Vatiguero). Merlin le Gallois annonça le schisme, le rôle d'une jeune Lorraine et du grand monarque, ce que révéla Jeoffroy de Monmouth en 1152. Nostradamus le développa aussi. Eric Muraire dans son Histoire et Légende du Grand Monarque (Albin Michel, 1975) le retrouve chez 76 voyants (dont 30 femmes) dont 44 français, jusqu'à Garabandal.

Constance se plaignit que cette prophétie lui incombât (elle fut souvent passive à l'égard des messages qu'elle recevait, n'était pas une mystique souffrante ou stigmatisée comme le furent tat d'autres), mais la Voix (§ 53) lui rappela le rôle de la femme dans la révélation des derniers sceaux de l'Apocalypse. Hiver-Bérenguier note que Fabre d'Olivet dans Histoire Philosophique du genre humain insiste sur le rôle prophétique des femmes du fait de leur sensibilité nerveuse depuis la Protohistoire. Naturellement le fait que beaucoup ne se soient pas réalisées (notamment celle sur l'Apocalypse prochaine) ne compte guère, les prophéties étant le plus souvent conditionnelles.

Pour avoir une approche un peu plus complète de ce que les visions de Constance de Rabastens peuvent nous dire de leur époque, il faudrait peut-être les comparer à celles de sa contemporaine Marie Robine (Marie de Gascogne) qui, elle, défendait Clément VII d'Avignon. Pour savoir si les visions de cette Constance venaient de Dieu ou du diable, il faudrait une analyse aussi limpide que celle d'Augustin Viatte à propos de celles de Jacqueline-Aimée Brohon (qu'il reliait intelligemment aux hérésies de Rousseau et du romantisme)

Hiver-Bérenguier détaille la mystique de Constance de Rabastens, note par exemple l'absence des Saints, notamment de Marie, et le peu d'importance qu'elle accorde au péché (elle estime, comme Fébus dans ses Oraisons, que Dieu ne peut pas condamner sa propre créature). Le dernier point a des relents d'hérésie qui donne une couleur un peu démoniaque aux visions (de même aussi son utilisation de Ninive oubliant que dans Jonas Dieu a pardonné à cette ville d'Assyrie) quoique l'Inquisition ait innocenté la mystique (mais certains sousentendent qu'elle ait pu agir sous la pression de Fébus). Un théologien serait mieux à même que nous d'en juger ...

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Voir aussi

R. CABIÉ, Une mystique? Réflexions sur Constance de Rabastens, in Cahiers de Fanjeaux, 23 (1988), pp. Cahiers de Fanjeaux, 23 (1988),37-55;

R. Cabié, Révélations de Constance de Rabastens. Édition, traduction et commentaire, Barcelone, facultat de theologia de Catalunya-Institut catholique de Toulouse, 1995, p. 40.

H. CHARPENTIER, La fin des temps dans le Livre
des Oraisons de Gaston Fébus et les Révélations de Constance de Rabastens, in Fin des temps et temps
de la fin dans l’univers médiéval, in Cahiers de Senefiance, 33 (1993), pp. 147-62

Renate Blumenfeld-Kosinski, « Constance de Rabastens: politics and visionary experience in the time of the Great Schism », Mystics Quarterly, 25, 1999, p. 147-168.

M. Jeay, « Marie Robine et Constance de Rabastens : humbles femmes du peuple, guides de princes et de papes», Le petit peuple dans l’Occident médiéval, éd. P. Boglioni et C.Gauvard, Paris, Presses de l’Université de la Sorbonne, 2002, p. 579-594.

Madeleine Jeay, La transmission du savoir théologique, Le cas des femmes mystiques illettrées, CRMH p. 223-241

Celle-ci travaille surtout sur la comparaison entre les visions de Constance et le discours ou les images théologiques dans lesquelles elle baignait, ses interactions avec son entourage, une approche en vogue dans les sciences humaines actuelles mais qui ne m'intéresse guère, exemple :

"Le troisième canal par lequel les fidèles ont eu accès à ce savoir, comme nous l’a indiqué l’exemple de Constance de Rabastens, est celui de l’image, en conjonction avec les pratiques dévotionnelles et liturgiques, par l’intermédiaire du livre et de la lecture ou bien des programmes iconographiques des églises. Ses révélations illustrent clairement le lien étroit entre le contenu de ses visions et celui des chapitres du Livre des Révélations dont on lui fait la lecture. On sait la part qu’occupe l’illustration dans les apocalypses pour accompagner le texte, notamment celles en français, ce qui en faisait de remarquables outils pédagogiques.

Parallèlement aux scènes de l’Apocalypse, Constance a été marquée par les peintures qui recouvraient l’église Notre-Dame du Bourg, en particulier par celle qui figurait dans la chapelle Saint-Martin. L’apparition qu’elle reçoit aux environs de 1374, d’un arbre chargé de fruits surmonté d’un nuage où siègent vingt-quatre vieillards, combine les chapitres 2 et 22 de l’Apocalypse avec la peinture de l’Arbre de Vie de la chapelle. Le lignum vitae et l’image de l’arbre évoquent saint Bonaventure et l’ouvrage par lequel il a diffusé sa doctrine théologique, où elle lui sert d’outil pédagogique pour favoriser la compréhension et la mémorisation."

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Le "général cul-nu" (butt naked) Joshua Blahyi, devenu pasteur (Liberia)

11 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique, #Histoire secrète, #Christianisme, #Médiums, #Notes de lecture

Vous vous souvenez que, dans mon livre la Nudité Pratiques et significations, j'ai parlé du général Butt naked (Joshua Blahyi)), qui, se battant nu au Libéria au cours de la guerre civile des années 1990, a fait périr au moins 20 000 personnes . Devenu pasteur protestant, il raconte sa conversion dans "The redemption of an African Warlord" (editions Destiny Image, 2013), une expérience que son préfacier Bojan Jancic qualifie de d'histoire de conversion "la plus radicalement fascinante depuis Saint Paul".

J'avais classé le combat nu de ce général comme celui des Celtes, dans la rubrique la "nudité-affirmation". Mais selon Blahyi il s'agissait d'une nudité humiliante : "Je devais me battre 'cul nul', écrit-il dès la page 19, parce que c'était l'exigence de la force spirituelle qui me donnait le pouvoir. C'est juste un exemple de jusqu'où Satan peut aller pour humilier un être humain au nom de son intention de lui donner un pouvoir".

Il explique que la tribu guerrière dont il est issu croyait beaucoup au pouvoir immanent et exigeait des vaincus un renoncement par traités rituels à leur souveraineté pour ne pas être ensorcelée par eux. Ces guerriers professionnels avaient pour chef non le plus âgé comme d'ordinaire en Afrique mais le plus fort. Une branche, les Sarpo-Krahn, renonça à la guerre et s'établit à Greenville sur les bords de l'Atlantique, mais ils furent massacrés par leurs frères guerriers Krahn après avoir rencontré des missionnaires et tenté à leur tour de les évangéliser. Un survivant, Saydee fut "empowered", doté d'un pouvoir, ainsi que ses compagnons, par l'esprit Nya-Ghe-a-weh pour venger les siens grâce à un talisman (qui envoûtait avec un éternuement cf p 28, j'ai aussi vu cela avec des mediums), avec notamment un pouvoir de voler et disparaître à volonté. Sa vengeance réalisée, Saydee devint grand prêtre de Nya-Ghe-a-weh que lui et ses descendants seraient les seuls à voir et Nya-Ghe-a-weh choisirait à loisir ses prêtres dans cette ethnie qui sont en fait désormais "ses guerriers".

Alors que l'ethnie avait perdu Greenville face aux Kru, l'oncle du grand père paternel de Blahyi, séduit par l'éducation occidentale du gouverneur proposa à sa tribu d'abandonner ses traditions. En raison du refus de Nya-Ghe-a-weh il fut banni du clan, mais poussa l'arrière grand père de Blahyi à baptiser son fils (le grand père de l'auteur qui allait être un bienfaiteur de la tribu) et poursuivit clandestinement l'éducation de sa tribu.Tous ces éléments sont importants pour comprendre les malédictions sur plusieurs générations dont parle la Bible.

Le frère préféré du père de l'auteur mourut assassiné dans des circonstances assez mystérieuses le jour de la fête de l'obtention de son baccalauréat (p. 48) par des gens qui voulurent lui montrer que l'éducation ne sert à rien. Cet oncle mourant fit jurer au père que leur nom de famille serait placé parmi les lettrés. Ainsi engagé dans le combat pour l'éducation, le père de l'auteur devint comptable spécial du ministre des finances Steven A.Tolbert, le frère de William qui fut un président progressiste de 1970 à son assassinat en 1980, mais il dut devenir grand prêtre de sa tribu selon les lois coutumières. Nya-Ghe-a-weh exigea que son fils ainé fut éduqué dans la tradition pour pouvoir le seconder utilement et lui succéder le moment venu.

La première femme du père de l'auteur, Ma Saybah, une Lorma du comté de Lofa, faisait partie de la société secrète des Sande. Le fils ainé Benedict-Nnawyieee fut initié par la société secrète des Poro de l'ethnie maternelle. Il en résulta qu'au village l'oracle de Nya-Ghe-a-weh le rejeta comme prêtre et lui lança une malédiction "d'instabilité". La mère de l'auteur, déjà mariée et mère, mais qui était une personnalité importante, fut choisie par les vieux du village pour enfanter le prêtre enfin digne qu'exigeait Nya-Ghe-a-weh. Un sortilège fut fait pour que le père de l'auteur couchât avec elle à Monrovia, et de cet accouplement naquit l'auteur. Mais la première femme fut furieuse. Elle tenta de retrouver sa rivale par des devins mais n'y parvint pas pendant la grossesse car celle-ci à Monrovia était protégée par Nya-Ghe-a-weh. A la naissance de l'auteur, Ma Saybah envoya une prophétesse auprès de sa mère qui lui offrit une pièce de 25 cents comme cadeau. L'enfant joua avec mais elle disparut par miracle. Une sorcière dit à la mère de l'auteur que son fils était un enfant bizarre à surveiller avec prudence.Après l'échec de la malédiction de la pièce, Ma Saybah convainquit le père de ramener le fils au village auprès du demi-frère Benedict mais échoua aussi à le détruire. Comme l'auteur était doué pour l'école, le père refusa de le nommer grand prêtre et même enfanta un autre bébé pour qu'il occupe cette charge. Nya-Ghe-a-weh le punit d'abord en accablant le fils d'une maladie puis au bureau du père à Monrovia en provocant chez celui-ci des tremblements terribles alors que son staff était endormi et le menaça de tuer son fils s'il continuait de désobéir.

Le père fit admettre par Nya-Ghe-a-weh que son fils devînt prêtre à sa place, bien que fort jeune, ce que le dieu accepta dans un rêve. L'auteur lors de son initiation comme prêtre vit Nya-Ghe-a-weh. Pendant plusieurs jours le dieu lui montre les actions de sa belle-mère contre lui, le poids d'une ombre sur sa vie, les trahisons et lâchetés des ancêtres. L'enfant promet d'être fidèle à Nya-Ghe-a-weh qui lui assure qu'il lui réserve un destin exceptionnel.

Joshua Blahyi raconte le détail de son initiation (il affirme que Jésus aujourd'hui l'incite à le faire sans crainte pour démystifier son ancienne idole), et notamment comment son dieu le fait sauter de son rocher sacré, lui fait manger de la chair humaine, lui donne ses pouvoirs surnaturels d'invulnérabilité etc. Le récit rappelle exactement les récits européens antiques et les légendes africaines, sauf que là ça ne se donne pas du tout comme des légendes mais bien comme une histoire réelle survenue il y a une quarantaine d'années.

Après cela c'est comme le mécanisme d'une machine infernale qui se déclenche.Blahyi raconte comment il recrute des prêtres et des sorciers à son service et au service de Nya-Ghe-a-weh, et s'assure la fidélité des gens par des envoûtements, des sorts jetés sur la nourriture, sur l'eau etc. Blahyi doit effectuer des sacrifices d'enfants pour Nya-Ghe-a-weh aux nouvelles lunes. Il explique comment il pénètre par le sommeil dans l'esprit des gens qu'il veut tuer, capture cet esprit de sorte que le corps reste en état de mort clinique au petit matin, disponible ensuite pour le rituel anthropophage.

Une fois il a peiné à avoir le corps d'une petite fille parce que sa mère était chrétienne (il ne pouvait acheter la confiance de la fille même en lui faisant un cadeau car elle le refusait) mais Nya-Ghe-a-weh tenait à ce qu'il réussisse. Il a alors abusé d'une faiblesse de sa mère. Comme il n'était encore qu'un enfant - quoique déjà grand prêtre - il lui offrit un pièce de 25 cents, comme sa belle mère l'avait fait à sa mère par le truchement d'une "prophétesse". La mère accepta, les gens du voisinage s'amusèrent en disant que c'était une "dot". Et en effet, ce fut une dot car ensuite la mère avait sans le savoir ainsi conclu un pacte et ne put défendre sa fille qui mourut la nuit suivante.

Lorsque le président Samuel Doe (qui allait être un grand allié de Ronald Reagan dans la région), membre de l'ethnie Krahn prend le pouvoir en 1980, Blahyi en tant que grand prêtre du plus grand dieu de l'ethnie devient de fait son tuteur spirituel : Doe fut un des milliers de prêtres - placé au rang 7 - de Nya-Ghe-a-weh. Et ce fut à l'échelle du pays tout entier, et même de la sous-région qu ele culte de Nya-Ghe-a-weh, avec son système d'embrigadement et de sacrifices d'enfants fonctionna.

Toutefois à la fin des années 1980, le système de Doe s'affaiblit. Celui-ci, trop ambitieux spirituellement, se fait aussi initier dans les rites d'autres cultes comme les Poro et la franc-maçonnerie. Par le biais des Poro, à un moment en 1990, Prince Y. Johnson allié de Charles Tayor arrive à couper la protection de Nya-Ghe-a-weh et la canalisation entre Blahyi et le président. Celui-ci est assassiné. Avec la guerre civile les Krahn risquent d'être massacrés en représailles, et Blahyi alors donne libre cours à sa fonction de guerrier que lui a conférée Nya-Ghe-a-weh. Il arme ses hommes, constitue une armée, et raconte les pouvoirs exceptionnels dont il bénéficie grâce à son dieu (celui de terroriser, celui de faire en sorte que les balles passent toutes très loin de son corps).

Cette partie de sa vie est aussi spirituellement instructive, notamment lorsqu'il évoque une guérilla musulmane. Il explique qu'il a toujours senti que, pour pouvoir travailler avec elle, il devait entamer une négociation avec leur dieu, alors qu'avec les chrétiens aucune négociation avec leur Dieu n'avait jamais été possible et il n'avait l'esprit des chrétiens que lorsque ceux-ci d'une manière ou d'une autre brisaient le pacte avec leur Dieu, comme la mère de la fillette dans les années 70. Il y a aussi des remarques importantes sur les dieux qui contrôlent les autres pays africains, les alliances qui ont pu être passées avec eux etc. (cela rejoint le propos de Derek Prince dans cette vidéo sur le démon roi de Perse en 41ème minute ici).

La conversion au christianisme du général "Butt naked" est tout aussi surnaturelle. Il y a d'abord la voix de Jésus qui lui dit qu'il n'est pas roi et qu'il est esclave de lui-même, mais bien sûr cela ne suffit pas, cela l'ébranle juste un peu, puis il y a cette association protestante pour la paix qui se constitue, et dont certains membres, avec un courage inouï et dans le plus grand calme, alors qu'il fait régner la terreur à Monrovia, vont frapper à sa porte et prient chez lui. Et petit à petit cela fonctionne. Le cœur de Blahyi s'attendrit, une balle touche son tibia, Nya-Ghe-a-weh qui lui rendait visite toutes les nuits pour lui faire faire des voyages astraux s'absente une fois - et c'est un prodige chrétien étrange qui remplace cette visite - et, quand Blayi se rend au groupe de prière des protestants pacifistes, Nya-Ghe-a-weh n'est plus qu'une idole affaiblie et terrorisée. Blahyi avait peur des représailles de son dieu après la trahison, mais il comprend bien vite que ce démon ne peut rien contre le Dieu des chrétiens quand la foi est assez ferme. Il voit aussi que les idoles n'ont aucun pouvoir sur la Terre si le cœur des hommes ne leur sert pas de relais - car, explique-t-il, au commencement des temps Dieu a confié la Terre à l'homme, et non aux esprits qui, sans l'aide de l'homme, n'auraient aucun pouvoir sur elle.

Depuis lors Blahyi est devenu pasteur, il s'est marié, a fondé une famille et œuvre à la réconciliation des Libériens. Il dit qu'il était prêt à subir la peine de mort à cause de ses péchés commis du temps de ses pratiques idolâtres et pour mourir en martyr du Christ, mais la justice des hommes l'a acquitté. Satan cependant ne cesse de le mettre à l'épreuve : il a notamment survécu par miracle à un accident automobile il y a peu.

L'expérience et la conversion de Joshua Blahyi m'ont fait penser au témoignage d'un autre converti protestant, le pasteur Allan Rich que l'on peut voir ici - https://www.dailymotion.com/video/x1kbdh_dieu-m-a-delivre-de-l-occultisme-al_webcam - la vidéo et qui lui aussi était allé très loin dans l'occultisme.

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Les prophètes et l'Egypte

10 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire des idées

Les prophètes et l'Egypte

Dans un livre qui commence à dater, "Le monde de la Bible" (dirigé par André Lemaire, Gallimard 1998), Jesus Asurmendi de l'Institut catholique de Paris examinait la question intéressante du rapport de prophètes d'Israël à l'Egypte face aux conquêtes assyriennes et babyloniennes.

Trois aspects me semblaient dignes d'être retenus de cette contribution

1) L'engagement de ces hommes dans la politique étrangère de leur pays (ils doivent se prononcer sur l'opportunité de l'alliance avec l'Egypte)

2) Le caractère conditionnel de leurs prophéties (Ezéchiel en 26-7 annonce la prise de Tyr par Nabuchodonosor, mais la ville résiste à un siège de treize ans et Ezéchiel annonce alors en 29-17 que c'est l'Egypte qui tombera)

3) La question du "retour en arrière" que leur posait l'éventuelle alliance avec l'Egypte : l'Egypte pays de l'idolâtrie a asservi Israël, peut-on y retourner ?

On notera qu'il y a ce retour en arrière, vers le delta du Nil, aussi, au début de la vie de Jésus. Et aussi que l'Egypte qui asservit par sa sorcellerie est également celle qui éleva spirituellement Israël, l'instruisit, au temps de Joseph...

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L'histoire secrète de la Bigorre

9 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire des idées

Nous autres peuples des Pyrénées avons une vision très parcellaire de notre massif montagneux au point que je doute que beaucoup de Béarnais soient capables de citer des noms de vallées bigourdanes. Ce sont souvent des protestants anglais au XIXe siècle qui nous ont donné une vision d'ensemble de l'histoire de notre région;

Voici quelques pages sur l'histoire secrète de la Bigorre qui nous replongent au temps des guerres contre les Sarrasins (autour des reliques de Saint Missolin), des pillages entre vallées (avec une belle histoire de sorcellerie dans le Val d'Azun) et des origines de la ville de Lourdes.

L'histoire secrète de la Bigorre
L'histoire secrète de la Bigorre
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L'histoire secrète de la Bigorre
L'histoire secrète de la Bigorre
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Lourdes s'éveille...

5 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Lourdes s'éveille...

Les guerres de religion ont tant ravagé notre pays, des formes hypocrites de catholicisme ont tant étouffé les consciences, le progressisme a promis tant d'intelligence et tant de bienfaits à nos sociétés qu'on ne peut pas chanter "Il est 6 h Lourdes" s'éveille" comme le faisait Dutronc avec Paris. Et d'ailleurs la chansonnette serait bien dérisoire à côté de la grandeur de ce lieu.

Car oui, Lourdes est un site merveilleux, entre le chateau fort et le Gave,entre les rêves des hommes, et l'eau toujours pure, toujours mobile, renouvelée, insaisissable, musicale, du torrent. Beauté buccolique façon JJ Rousseau et George Sand sa fille trouvée ? Pas seulement. Rappelez vous Augustin Viatte reprochant à Chateaubriand de ne voir que ça dans le christianisme. Beauté éthique du geste qui a fondé ce lieu : la parole toute simple de la bergère, de la petite idiote du village, asthmatique, qui a simplement accepté de porter les mots de "celle-là" ("aquerra") et qui les porta avec simplicité - "mais si je vous assure qu'elle qu'elle a dit 'soy era immaculada conceptiou' ", avec honnêteté et dignité jusqu'au bout. Acte d'honnêteté et d'abandon ("fais ce que dois") qui faisait écho à un autre geste d'honnêteté et d'abandon, un geste qui l'associerait à un calvaire et quel calvaire, un fiat : "Je suis la servante de Dieu", 1860 ans plus tôt. Beauté éthique : le "oui" sans retour sur soi, le "oui" gratuit. Beauté eschatologique : la beauté de la fin dernière de tout acte humain, et de ce qui prévaudra sur tout le reste à la fin des temps.

C'est cela qui brille sur le sanctuaire de Lourdes qui s'éveille, sous les nuages colorés de rose, tandis que le reste du village dort encore. Ce n'est pas le plus bel endroit du monde : c'est le seul endroit du monde où toute l'humanité devrait être, ne serait-ce que par la pensée, si elle voulait être dans le vrai. L'endroit où la veille toute la puissance et la pureté de la mater dei éclatait dans la ferveur des "ave maria" de la procession des flambeaux. Ici la terre tremble tous les jours, les cœurs se fissurent, le sublime souffle de la sainte galiléenne les envahit. Cela compte bien plus que les miracles des guérisons, même s'il importe aussi, bien sûr de savoir qu'une religion est aussi faite pour guérir, même pour guérir un membre, car rien dans le corps n'est trivial.

Alors bien sûr, chacun a son "omphalos" du monde : Delphes, Bénarès, Jérusalem, La Mecque. Pour moi c'est Lourdes. Je suis à l'école de ce que Lourdes a à me dire, de la manière dont Lourdes veut me nettoyer, toutes les fois que l'Au-delà, que Dieu, me fait comprendre que je dois y être. Pas besoin d'y être une semaine. Parfois quelques minutes suffisent. Quelques images, quelques larmes versées, un rayon de lumière au bon endroit au bon moment, un son de cloche, l'image d'un solitaire qui prie, des bonnes sœurs dévouées poussant les chariots des malades. Le lieu donne dans les formes qu'il choisit. Pas besoin de discours fleuves.

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La médium Patricia Darré

26 Juillet 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Médiums

Toujours accaparé par mon projet d'écrire un essai sur la médiumnité, je découvre la journaliste Patricia Darré, ses échanges avec Alexandre Adler, avec un archéologue etc publiés récemment dans "L'invisible et la science". Pas de véritable nouveauté par rapport aux autres témoignages du même genre, mais des éléments de confirmation qui m'aideront dans la rédaction de mon livre. Je suis assez perplexe devant l'agnosticisme affiché par cette médium-journaliste. Il est de la même espèce que celui de la voyante Maud Kristen : il s'agit de rassurer les gens ("Mais non, l'Invisible n'est pas terrifiant, c'est aussi simple que la vie quotidienne, et les médiums ne sont pas ds surhommes qui mettront le grappin sur vous"), et d'ouvrir la voie à un dialogue avec les science pour éventuellement doter la profession d'un statut dans la société. Mais on voit bien sur le plan stratégique les impasses de cette démarche : la science classique de par ses postulats (l'objectivation, la reproductibilité de l'expérience) ne peut pas s'ouvrir à la médiumnité, sauf sur un mode marginal, et le statut des médiums est impossible parce qu'il n'y aura jamais de possibilité de trier le bon grain de l'ivraie (même un bon médium peut choir de son piédestal un jour en versant dans le délire et dans le bas astral, tandis qu'un charlatan peut un jour aussi - qui sait ? - accéder à des vérités). Problème aussi de l'agnosticisme appliqué à un art du dialogue avec l'Au-delà car cet Au-delà ne se laisse pas appréhender par le doute. Jacques Mandorla dans son ABC du Magnétisme il y a près de 30 ans notait déjà que la circulation des énergies (celles du magnétiseur, mais c'est de même nature que celles du médium) suppose une disposition du patient, et quand Patricia Darré affirme qu'on est appelé par les défunts, que cela doit correspondre à un stade de leur évolution comme de celui du médium qui les reçoit, on est bien dans une notion de Kairos, de moment opportun, qui n'est pas objectivable et qui est liée à une économie spirituelle, donc religieuse.

L'excès d'agnosticisme peut même s'avérer contreproductif car il prive le médium d'une faculté d'interroger l'arrière plan de son propos. En disant qu'on a la preuve que l'entité qui vous parle est celle de Napoléon, comme l'affirme Patricia Darré dans "L'invisible et la science" parce que l'entité a nommé un bijou transmis à la descendance que personne ne connaissait, on sous-estime complètement l'enjeu du propos. Quand bien même vous n’adhéreriez pas aux condamnations radicales émanant des auteurs catholiques du XIXe siècle comme Gougenot des Mousseaux, ou de contemporains actifs sur le Net comme le père Verlinde, Fabienne Guerrero ou Soeur Emmanuel Maillard pour qui tout cela relève de la pure manipulation diabolique (le diable, ange déchu mais puissant, pouvant fabriquer toutes les preuves qu'il veut et tromper à loisir les esprits crédules avec elle), vous devez quand même admettre que le monde qui dépasse les lois "ordinaires" de la nature (pour employer des mots qui évitent le piège du débat immanence/transcendance) a une capacité de fabrication de "preuves" qui va bien au delà de celle d'un faussaire de chair et d'os... Et même vous souvenez vous de ce manipulateur professionnel qui à l'époque de Staline avait réussi à déjouer tous les dispositifs de sécurité du Kremlin en faisant croire aux gardiens qu'il était Beria. Si cet homme peut le faire que ne pourrait une entité ? Alors bon je sais bien qu'il peut paraître paradoxal de se réclamer de la religion pour inciter les médiums agnostiques à pratiquer davantage le doute dans leur activité, puisque la religion est d'habitude l'antidote au scepticisme, et qu'au jeu du doute on peut nier l'existence de tout, même de ce qu'il y a en apparence de plus rationnel, ainsi que le montra Descartes. Bien sûr notre for intérieur justement parce qu'il est issu de l'Invisible garde à son égard une capacité de discernement qui fait qu'on ne peut pas tout révoquer en doute, notamment dans ce que les médiums nous disent dans des expériences très personnelles avec eux, mais l'exercice du discernement passe par une réflexion attentive sur l'ensemble du dispositif des rapports à l'au delà, et par une écoute attentive et humble des messages intérieurs et des synchronicités. Autrement dit, c'est par une attitude spirituelle et religieuse qu'on peut aborder avec pertinence l'apport des médiums à nos vies. L'agnosticime prétendument chargé de bon sens et très "terre à terre" devient, faute d'une réflexion sur la tradition religieuse (celle des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des pythagoriciens etc, et les techniques particulières que ces mondes religieux ont mis en oeuvre pour faire la part entre la bonne divination et la mauvaise, la bonne invocation des ancêtres et la mauvaise etc), sur les questions qu'elle nous pose etc, la porte ouverte à toutes les manipulations par le "bas-astral"...

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Pauvreté du débat intellectuel

25 Juillet 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate, #Médiums, #Histoire des idées

J'échangeais hier avec un camarade maître de conférences. Il soutenait la thèse selon laquelle Jésus "reprenait tous les acquis du judaïsme et, à ma connaissance, il n'en a condamné aucun" (sic). Selon lui Saint Paul était le seul à l'origine de la prise de distance entre les disciples de Jésus et le judaïsme.

Je lui ai opposé trois points démontrant le contraire 1) Dans l'Evangile Jésus est souvent accusé de guérir les jours de sabbat, 2) il y a un passage de l'Evangile où il dit de ne pas se préoccuper des interdits alimentaires, 3) Jésus fait souvent l'éloge des Samaritains.

Mon interlocuteur répondit alors (par mail) que les Samaritains avaient toujours respecté le Sabbat. Il croyait en invalidant en partie mon 3ème point, dynamiter les deux autres et pouvoir ainsi continuer à dormir tranquillement sur ses certitudes.

Beaucoup de gens fonctionnent ainsi et sur tous les sujets. Notamment dans le débat sur la voyance. Quand un voyant cite correctement trois faits précis qui vont se produire, impossible à déduire de l'apparence de leur client ou de ses propos, et qui effectivement se réalisent, mais se trompe sur un quatrième fait (suivant une constante vérifiée par de nombreux observateurs selon laquelle le faux se mêle souvent au vrai dans la voyance), alors l'interlocuteur de mauvaise foi se précipitera sur le quatrième point au détriment des trois autres pour claironner que la voyance est une imposture.

Ajoutez à cela que la plupart des intellectuels (comme la plupart des autres personnes d'ailleurs) évitent de répondre aux mails de gens qu'ils n'ont jamais rencontrés physiquement (au mépris des règles de politesse), ce qui fait qu'ils limitent l'horizon de leurs discussion à un cercle familier d'interlocuteurs qu'ils connaissent bien et ne dérangent pas leurs dogmes, et vous comprendrez pourquoi l'intelligence ne progresse que très lentement voire régresse avec le temps chez ceux qui font profession de penser.

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Enigme du rapport entre une visionnaire et Gaston Fébus

23 Juillet 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Médiums

Un personnage qu m'intéresse... Je vous en dirai plus quand j'aurai lu le livre, en attendant, juste une banale recension universitaire de 1984.

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Revue Société des études du Comminges 1984/01 (T97,A1984)-1984/03 p. 589

Un livre de prophéties inédites sur Gaston Febus.

1384, au cœur de la Guerre de Cent Ans : les rois de France et d'Angleterre se disputent le trône de notre pays ravagé, tandis que le pape de Rome et le pape d'Avignon règnent sur une Chrétienté déchirée ; les esprits ne savent plus que penser.

Soudain, il y a tout juste six cents ans, une femme du Sud-Ouest, une mère de famille, se lève, bouscule toutes les vérités, toutes les traditions, tous les ordres établis et s'attaque même violemment à l'Inquisition au péril de sa vie. On ne connaît d'elle que son prénom, Constance, le village où elle habitait, Rabastens-en-Albigeois, et un manuscrit explosif qui dormait à la Bibliothèque Nationale.

Quels rapports pouvait-il y avoir entre cette villageoise du Tarn et le légendaire comte de Foix-Béarn, Gaston Febus ? Ce prince possédait en héritage de sa mère, Alienor de Comminges, les terres basses de l'Albigeois qui se prolongeaient par la vicomte de Lautrec, formant donc un fief important très proche de Toulouse. L héritage venu des Comminges lui était d'autant plus cher que, toute sa vie, Gaston Febus tentera d'étendre sa prépondérance dans le Sud-Ouest en réunissant le comté de Foix et la vicomté de Béarn par l'annexion du comté de Comminges qui les séparait. En vain ! Toutes ses batailles contre les Armagnac n'ont pas eu d'autre but caché. La victoire de Febus a Rabastens en 1381 contre le duc de Berri signe encore la suprématie qu'il voulait obtenir dans tout le Languedoc.

C'est cette bataille sanglante de Rabastens (il y eut. trois mille morts) qui impressionna tant Constance, et semble avoir déclenché cette crise mystique qui, durant cinq années, bouleversera sa vie : plus de cent apparitions, extases et révélations, presque essentiellement politiques, fait unique dans l'Histoire.

Ces prophéties concernaient les plus hauts dignitaires de son temps : le jeune roi Charles VI, les princes, les comtes d'Armagnac qui trahissaient la France au profit de l'Anglais, les évêques, les deux papes, le Grand Inquisiteur et surtout Gaston Febus, dont la présence occulte imprègne toute cette aventure, jusqu'à cet étrange procès d'inquisition à Toulouse.

Constance voyait en lui le véritable sauveur de la France qui serait Premier Ministre du roi, rendrait son pouvoir au pape de Rome, et commanderait la prochaine Croisade vers Jérusalem. L'entrevue historique de Gaston Febus avec Charles VI en 1390 où toute la France eut les yeux tournés vers Toulouse, sembla lui donner raison ainsi que la réception triomphale que fit au roi le comte en son château de Mazères.

L'auteur a traduit pour la première fois en Français le manuscrit inédit des Révélations de Constance de Rabastens et étudié son contenu avec autant de rigueur que de passion. Par exemple, les rapports étonnants entre ce texte et le livre des Oraisons de Gaston Febus ainsi que le portrait original du comte de Foix-Béarn, n'ont pas fini de surprendre.

Une fois de plus, une page de l'Histoire de France s'écrit sur des documents inédits de notre région.

C'est la grande historienne Régine Pernoud qui a préfacé cet ouvrage, édité chez Privat à Toulouse.

Jean-Pierre HIVER-BERENGUIER, «Constance de Rabastens, Mystique de Dieu ou de Gaston Febus?» (Ed. Privât, collection « Le Midi et son histoire ».)

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L'arme de la nudité selon Gō Nagai

11 Juillet 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Asie-Océanie

Dans le livre "La nudité pratiques et significations" j'évoque la nudité guerrière comme sous-ensemble de la nudité-affirmation. Le documentaire d'Arte "Dragon girls" diffusé le 7 juillet et accessible en replay jusqu'au 14, en décline une version féminine asiatique.

L'inventeur du dessin animé Goldorak, Gō Nagai y raconte que, durant son enfance, il est entré par erreur dans une salle de cinéma pour adulte et est tombé sur une scène d'un film français qui l'a électrisé dans laquelle l'actrice Mylène Demongeot sortait nue de la mer. Il y déclare en 46eme minute qu'il a alors pris conscience que le nudité féminine "est une arme"

Cela allait l'inspirer pour son personnage Cutie Honey puis Sirene ou Silene (Devilman) inspirée de la déesse grecque Séléné dont il a fait "remonter" les ailes au visage. D'une certaine façon le Queen's blade coréen est un descendant de cela.

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Biélorussie : "Se déshabiller et travailler"

24 Juin 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Europe

Dans mon livre sur la nudité j'avais parlé d'un appel du parti du président du Zimbabwe dans les années 2000 demandant aux femmes de se dénuder dans la rue pour le président Mugabe.

En Biélorussie aujourd'hui on est sur une nudité ironique avec une flahsmob sur les réseaux sociaux. Le président Lukashenko le 22 juin devant le Congrès du peuple biélorusse (l'assemblée nationale) avait déclaré à "Tout dans nos vies repose sur des choses simples : développer et se mettre au travail". En russe développer et se déshabiller sont des mots qui se ressemblent "razvivat'sya" et "razdevat'sya". Les Biélorusses ont donc légèrement détourné la phrase aujourd'hui, en se dénudant sur leur lieu de travail.

La nudité a la cote en Biélorussie. Le dernier candidat de ce pays à l'Eurovision avait fait part de son souhait de chanter nu.

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