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Les Etrusques, la liberté des femmes et les sacrifices humains

2 Octobre 2019 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps, #Histoire des idées, #Nudité-Pudeur en Europe, #Philosophie

Il m'est arrivé de citer Larissa Bonfante sur les Etrusques - par exemple ici en 2007. Je ne saurais trop vous conseiller, donc, si vous vous intéressez à l'Antiquité, de jeter un coup d'oeil à son dernier article récemment téléchargé sur Academia.edu, "The Greeks in Etruria". Les comparaisons entre les civilisations sont toujours intéressantes pour comprendre les divers choix humains. Comme à son habitude Bonfante s'attarde beaucoup sur les représentations du corps. Elle s'interroge, comme nous l'avions fait dans nos écrits sur Praxitèle, sur l'obstination grecque à refuser la nudité féminine dans la statuaire, quand au contraire les Etrusques refusaient la nudité masculine. Par là ceux-ci signent leur appartenance au Moyen-Orient (d'où ils proviennent probablement) riche en représentation des déesses-mères nues.

Tout en insistant sur les bonnes relations entre Grecs et Etrusques (et l'adoption par les seconds du panthéon des premiers), Bonfante souligne aussi les incompatibilités entre eux : les Etrusques admettent la présence des femmes à la tête des banquets aux côtés de leurs maris (à l'occasion ils vont même jusqu'à représenter un couple d'aristocrates nu dans son lit, ce qui pour les Grecs eût évoqué la prostitution). Plus bienveillants que les Grecs envers le corps de ce qu'autrefois on appelait le "beau sexe", les Etrusques représentent la femme allaitant son enfant, et même Héra donnant le sein à son fils Héraklès complètement divinisé et totalement adulte, dans un geste rituel en présence des Olympiens.

Les Grecs et les Romains ont très tôt abandonné les sacrifices humains. Pas les Etrusques qui tuent pour donner du sang aux morts et se plaisent encore au IVe siècle av JC à représenter le sacrifice de Troyens à la Patrocle.

Les Etrusques (surtout leurs femmes) ont dans l'Antiquité une réputation de luxure, et ils sacrifient les humains comme les Germains et les Celtes (qui eux aussi accordent bien des libertés à leurs épouses). Sur ces deux points les Grecs leurs sont opposés. Y a-t-il un lien structural dans ce rapport à Eros et Thanatos ? Voire quelque chose qui, ici, nous aiderait à comprendre, par contraste, le "Miracle grec" et l'apparition du Logos ?

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Fatima, la Russie et l'Islam

2 Octobre 2019 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire des idées, #Histoire secrète

Toujours pour vous tenir au courant de mon cheminement, comme je l'avais fait dans le précédent billet, je dois dire que je vais bientôt devoir me confronter à la question compliquée de l'Islam, qui est importante dans la problématique de la fin des temps. J'ai déjà signalé le ministère protestant de l'anglo-pakistanaise convertie Sonia Azam, qui a de bonnes intuitions sur le rapport entre la Kaaba et l'Antéchrist. Il est assez difficile de mettre en perspective le destin des fils d'Ismael avec la fin des temps. Faut-il comme le fait Sonia Azam identifier l'Islam à Edom, là où le judaïsme identifie Edom à la papauté ? (il faudrait aussi que je dise un mot de ce livre bizarre rempli de fautes de style et de coquilles mais aussi d'idées intéressantes "Le quatrième royaume" de l'anonyme catholique Fidelis Verax qui, au contraire, concerne l'alliance judéo-romaine et rejoint étonnamment l'évangélique Barbara Aho sur certains points).

Le catholique traditionaliste Matt Gaspers, au Fatima Center, dans la vidéo ci dessous estime, comme Sonia Azam, que l'Islam est une religion antéchristique et que le djihad est son vrai visage. Mais il tire des déclarations de la Sainte Vierge à Fatima que la Russie a une vocation particulière à détruire l'Islam, et qu'elle remplira cette vocation... si elle se convertit au catholicisme romain...

La démonstration de Matt Gaspers comporte bien des erreurs : en vertu d'un anticommunisme assez sommaire, il n'hésite pas par exemple assimiler l'aide de l'URSS à l'OLP (organisation de libération de la Palestine, qui était laïque, avec même beaucoup de chrétiens en son sein) dans les années 1970 au symptôme d'une alliance entre le communisme et l'Islam, ce qui est assez grotesque. Ce genre de caricature est fréquent chez les prédicateurs américains. Cela dit l'idée selon laquelle la Russie, après s'être beaucoup fourvoyée dans le communisme, pourrait être "ironiquement", élue par Dieu pour en finir avec l'autre fléau anti-chrétien qu'est l'Islam n'est pas inintéressante, même si, bien sûr, beaucoup de musulmans diraient que leur religion n'est pas anti-chrétienne puisqu'elle protège les religions du Livre. On notera quand même que le propos de Gaspers est aussi anti-orthodoxe qu'anti-musulman puisqu'il assimile - suivant en cela une tradition catholique bien établie - l'orthodoxie au despotisme oriental. Cela change de l'oecuménisme lénifiant soutenu par les médias dominants de nos jours, et oblige à une analyse sérieuse de la vérité ou du mensonge de l'orthodoxie. A l'arrière-plan c'est une fois de plus la question de la légitimité de la succession de Pierre telle que posée par l'Evangile qui se pose...

Evidemment on peut douter de la validité de la prophétie dont se réclame Matt Gaspers, celle de Notre Dame de Fatima. Cela renvoie à la légitimité biblique du culte marial qui ne repose guère que sur la phrase de Jésus sur la croix confiant sa mère à son disciple Saint Jean (Jean 19:26) - phrase énigmatique dont je ne cesse d'examiner les mystères sans trop avancer depuis deux ans (les autres démonstrations sur la notion de "gébirah" en  1 Rois 2:19-20 , sur les noces de Canaan, ou sur la femme de l'Apocalypse sont moins convaincantes encore). A supposer même qu'il y ait une validité de certaines apparitions et prophéties mariales, lesquelles devrions-nous privilégier ? Il semble qu'il y ait une filiation Fatima-La Salette (Lourdes me paraît assez étranger à cette dynamique-là), mais cette logique des secrets et les égarements de leurs interprétations laissent très sceptiques (voir par exemple toutes les manipulations autour de La Salette au XIXe siècle, dans les milieux monarchistes notamment, et toutes les rumeurs autour des vrais et faux secrets de Fatima au XXe siècle). On atteint le paradoxe où la dévotion mariale autour de Fatima en ce moment nourrit un renouveau de la Foi face à l'enlisement de la papauté dans le modernisme et le socialisme, mais où ce renouveau pourrait, en fait, comme Medjugorje, n'être que le fruit d'un leurre (voir l'option d'Aho qui souligne les origines marranes du culte marial tant dans la Champagne "mérovingienne" que chez les Jésuites).

Jusque là en tout cas j'avais plutôt vu le culte marial comme un trait d'union entre chrétiens et musulmans - voyez comment Lourdes est en train de devenir un "hub" du dialogue islamo-catholique voulu par le pape ainsi que l'expose l'écrivain Jean Omnes, et la manière dont divers prédicateurs sur le Net mettent en avant le fait que le Coran cite plus la Vierge Marie que la Bible. Sauf bien sûr à Lépante en 1571 qui fut une victoire du Rosaire - et de Notre Dame de Guadalupe - sur le califat turc, ou même à Vienne quand Jean III Sobieski vainqueur des Turcs en 1683 vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette.

Sur la question de l'Islam il y a aussi  la possibilité ouverte par E. Michael Jones de ne pas considérer l'Islam comme un "bloc" mais d'en séparer le chiisme persan en estimant que celui-ci était lié à la sagesse grecque et que donc il participe comme le catholicisme d'un certain Logos en Jésus-Christ. Le raisonnement en termes de Logos rejoint beaucoup la pensée jésuite (qu'E. Michael Jones admire, et que tant de protestants diabolisent) qui dans leur esprit missionnaire voyaient de l'inspiration du Saint Esprit dans beaucoup de sagesses païennes (le bouddhisme notamment), ce qui n'est pas sans danger. Et puis Jones fait trop de sociologie, comme avant lui Bernanos, Claudel, Belloc. C'est un vice propre au catholicisme. Je prends plus au sérieux la démonologie que la sociologie.

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Protestantisme ou catholicisme ?

2 Octobre 2019 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Les gens qui sont passés par l'occultisme pour ensuite se convertir à une religion monothéiste (ou revenir à leur religion monothéiste d'origine) en général ne versent guère dans le relativisme moral et religieux qui inspire par exemple le prochain synode pan-amazonien qui devrait s'ouvrir à Rome dans quatre jours.

C'est que le contact avec les entités, surtout s'il n'est pas spécialement amical comme celui que j'ai affronté en 2015, ainsi que je le raconte dans mon ouvrage "Les médiums", paru chez L'Harmattan en 2017, ne prédispose guère à considérer les questions spirituelles comme un sujet d'aimable conversation de salon au coin d'un bon feu de bois. Il vous place dans la situation de l'après-vie, qui sera celle du jugement dernier, où aucune aide humaine ne peut vous secourir et où il vaut mieux avoir choisi la bonne assistance transcendante et le bon comportement pour ne pas tomber dans les tortures éternelles. Beaucoup de gens qui ont vécu des expériences de mort imminente (EMI) aussi y ont acquis la certitude d'une part que le monde invisible est plus important que le monde matériel dans lequel nous vivons, plus essentiel, plus déterminant du sens réel des choses, et surtout qu'on ne plaisante pas avec lui (du moins quand l'EMI ne revêt pas un côté "New Age" ou luciférien au sens qu'on a donné à ce mot dans notre billet du 10 septembre dernier). Toutes ces expériences conduisent à prendre très au sérieux le monde spirituel et l'obligation que nous avons tous de nous positionner à son égard - soit en choisissant une voie spécifique en son sein, soit en le rejetant. On ne peut pas tricher à son égard, le tourner en dérision, ou prétendre en tirer profit par un petit numéro de séduction emprunté à la comédie sociale, parce qu'un jour il nous rattrapera, la comédie sociale s'effacera et tout dépendra de l'être transcendant en qui nous aurons remis ou non notre Foi. C'est d'ailleurs ce que ne cesse de dire la Bible.

Cela conduit à une certaine radicalité qui prime sur les appartenances identitaires. On ne va pas adhérer une foi parce qu'elle a été celle de nos parents, ou parce qu'elle est celle de la petite copine, du petit copain, du mari ou de l'épouse, parce qu'elle est celle de Platon, de Gandhi ou de St François d'Assise, parce qu'elle est esthétiquement séduisante, apaisante, source de bienfaits, ou encore pour se donner une image, pour conforter son rôle dans la société etc, mais parce que c'est la Vérité, celle dont on n'aura pas à rougir au jour du jugement final. Que cette Vérité soit "une" c'est là encore ce que nous disent les Ecritures. Que beaucoup de forces invisibles soient à l'oeuvre pour nous tromper est aussi une réalité maintes fois soulignées (Ephesiens 5:6, Jean 8:44), mais qu'un travail patient et persévérant sur nous mêmes d'ouverture à la révélation divine puisse nous faire progresser dans la découverte de cette vérité et dans l'obéissance à ses commandements, est aussi le message dont est dépositaire l'Occident : "Cherchez et vous trouverez" (Luc 11:9, Matth 7:7) et "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libèrera" (Jean 8:32). Le christianisme assure même que des entités invisibles comme les anges, mais surtout le Dieu trinitaire lui-même (père, fils, et esprit saint), ainsi que les prières d'intercession des saints, et l'amour conjugué des croyants (l'Eglise) assisteront d'une façon surnaturelle l'homme honnête dans sa recherche du vrai (en soutenant son courage, en mettant sur son chemin les bonnes interventions), pour peu qu'il abandonne son orgueil, son attachement aux biens du monde (tout ce qui arrange notre petit égo), et s'abandonne totalement au Seigneur et à ses commandements.

Pour ma part, au départ impressionné par les prodiges que réalisaient les médiums New Age dans le domaine de la clairvoyance, des synchronicités, de la guérison du corps etc, mais très vite déçu par leur très faible attachement à la vérité (ils se contredisaient entre eux, et se contredisaient eux-mêmes d'une minute sur l'autre à titre individuel, et les entités qu'ils canalisaient se démentaient mutuellement et disaient souvent de très grossières contrevérités), j'ai très vite cherché refuge du côté des grandes traditions monothéistes qui ont au moins le mérite de la cohérence et, de ce point de vue, promettent au moins de ne pas écarteler leurs disciples sous le poids des contradictions (même si des contradictions superficielles subsistent toujours). Comme un médium musulmane avait en février 2015 identifié une malédiction qui me liait et en avait fait part sans me connaître à une mienne amie, je me suis demandé un temps si la révélation musulmane n'était pas la bonne. Cette médium fut surnaturellement écartée de mon chemin. C'est par Marie Madeleine à Sainte Baume, puis par la Vierge Marie en septembre 2015 que des délivrances très spectaculaires (que j'ai racontées dans mon livre) ont été apportées, ce qui semblait me ramener au catholicisme de mon enfance.

Cependant je fis voeu de ne pas m'arrêter à ces manifestations qui pouvaient elles aussi être empreintes de mensonges démoniaques, et de continuer en toute bonne foi à me laisser guider entièrement par Dieu vers la vérité quelle qu'elle fût. J'estimais que, s'il n'y a pas de vérité et seulement des rapports de forces entre démons (comme le soutient une jeune femme qui dans une vidéo sur You Tube en français affirme elle-même être sorcière et issue d'une lignée immergée dans la sorcellerie) cela ne valait pas la peine de vivre dans un tel monde. En revanche, comme Pascal, en faisant le pari d'un Dieu vrai et aimant auquel je m'en remettrais complètement, j'étais sûr de ne rien perdre - et d'ailleurs ce Dieu avait de toute façon déjà donné des signes très forts durant mon cheminement parmi les médiums. Sur la base de ce voeu, je reçus effectivement de nombreuses révélations qui me conduisirent à m'intéresser beaucoup à la Bible qu'au fond je connaissais très mal, et notamment à l'Apocalypse dont trop de gens ont une compréhension purement allégorique et abstraite, alors notamment que son chapitre sur l'Antéchrist permet de saisir beaucoup de choses sur l'esprit qui pèse sur notre époque.

En outre des signes me détournèrent du culte marial qui semblait pourtant avoir été à l'origine de ma première sortie de l'occultisme en 2015.

Je crois aujourd'hui qu'il ne faut jamais s'arrêter dans la recherche de la vérité ni dans la recherche de Dieu qui sont une seule et même chose. Il faut toujours se laisser instruire, humblement, accepter les nuances, les remises en cause. C'est ce qu'on appelle cheminer. On ne peut pas tous les matins remettre en cause ce qu'on a appris la veille ou un mois plus tôt, car ce serait céder à un démon d'instabilité incompatible avec la constance de Dieu, il faut construire, pierre par pierre, mais toujours en étant prêt à des remises en perspective étonnante que notre petite intelligence d'être humain n'est pas par elle même capable de faire.

Pendant deux ou trois ans, mon attachement à la Bible m'a conduit à écouter beaucoup les prédicateurs protestants, à commencer par les exorcistes qui ont une bonne connaissance de l'occultisme et du monde des démons par lesquels eux-mêmes sont déjà passés. J'y ai appris beaucoup de choses intéressantes sans toutefois m'y arrêter, car j'ai aussi vu les dangers des "charismes" que ces prédicateurs déploient, dont certains ne viennent assurément pas de Dieu, surtout s'ils viennent nourrir leur orgueil (ce qui est souvent le cas).

Périodiquement certains signes me "tirent" vers le catholicisme de mon enfance. Par exemple des rencontres de gens de cette mouvance, ou encore le fait que je n'aie pas trouvé sur mon chemin, malgré toutes mes demandes adressées au Seigneur, d'Eglise protestante (évangélique) qui semble répondre à quelque chose de profond en mon for intérieur. Dans la mouvance catholique des intellectuels comme Taylor Marshall (même si je ne suis pas d'accord avec certaines de ses simplifications) ou E Michael Jones (même s'il a une vision trop biaisée de l'éthique juive et de la place du Peuple Elu dans la révélation biblique mais c'est une erreur répandue dans le catholicisme traditionaliste) sont des sources d'inspiration pour moi, beaucoup plus que des modernistes complètement enlisés dans le snobbisme intellectuel et la réduction de la foi à un enjeu psychologique comme Frédéric Lenoir ou Michel de Certeaux.

Autant j'apprécie les grandes fresques historiques protestantes à la Barbara Aho, même si elles comprennent sans doute beaucoup de caricatures et d'erreurs, parce qu'elles forcent à s'interroger sur les jésuites, la papauté, les sources des croisades, du culte marial, etc, autant j'entends aussi les objections que les catholiques conservateurs adressent à la dissidence protestante, et notamment à sa régression hébraïsante (dès Luther et Calvin), qui fait l'impasse sur le fait que Dieu n'a sans doute pas choisi par hasard de donner la dernière partie de sa révélation en Grec - sur ce point le travail d'E Michael Jones sur la rapport intime entre Eglise catholique et Logos est très éclairant. On sent bien qu'il y a un équilibre difficile à trouver entre d'une part l'importance indéniable de l'Ancien Testament et d'une compréhension de celui-ci dans sa langue originelle (qui ouvre aussi sur une compréhension particulière du rôle du peuple juif dans les temps de la fin, la question de savoir s'il sera seul face à l'Antéchrist en cas d'enlèvement de l'Eglise de Christ etc) et, d'autre part, le fait que la nouvelle promesse christique est ouverte à l'héritage grec, héritage qu'a particulièrement creusé le catholicisme à travers notamment le thomisme. C'est un protestant canadien, Don Richardson, qui m'avait ouvert les yeux sur le fait que Saint Paul lui-même s'était approprié l'héritage d'Epiménide le Crétois (lié au pythagorisme) comme cela résulte d'une lecture combinée des Actes des Apôtres et des épîtres. Donc il y a bien une "sagesse grecque" à incorporer au christianisme sans réduire tout cela à de l'orgueil de philosophes. Il ne faut peut-être pas aller jusqu'à ouvrir les portes comme le fit Marcile Ficin à la Renaissance à tout le néo-pythagorisme ou tout le néo-platonisme et ses pratiques spirites (voire à la tarologie comme le suggéra Valentin Tomberg récemment promu par le catholique anglais Roger Buck) mais on ne peut nier qu'il y a des messages cachés dans la Bible. Les protestants veulent bien les chercher en langue hébraïque, par exemple quand à l'émission de Sid Roth des gens comme  Joel Young, Yacov Rambsel, ou Sharon Allen vont trouver des prophéties codées dans la Torah. Mais pourquoi laisser de côté le fait par exemple qu'à la fin des Actes des Apôtres figure une référence aux Dioscures à l'avant du bateau de Saint Paul ?

Le catholicisme a beaucoup de défauts. Taylor Marshall a beau dire dans sa dernière vidéo sur la messe à St Michel en latin qu'aimer les saints n'empêche pas d'aimer Dieu puisqu'on aime autant Dieu quand on aime beaucoup ses enfants, il est dit dans l'Evangile qu'il ne faut pas aimer sa famille plus que Jésus, et c'est vrai qu'en encombrant sa liturgie de litanie de Saints le catholicisme braque trop les regards sur la foule des créatures (les saints) au détriment du Créateur, ce qui est de l'idolâtrie. Indépendamment même de la dérive sataniste de la papauté actuelle (voir ses liens avec le financier Soros), le pluralisme que le catholicisme admet en son sein est une façon d'inviter beaucoup d'hérésies dans la liturgie (alors qu'au contraire l'intransigeance des protestants est source de schismes à l'infini comme l'avait souligné jadis Hilaire Belloc et d'enfermements dans l'orgueil). Que le culte marial présente des aspects isiaques est indéniable ; que Lourdes ressemble dangereusement à des manifestations de nymphes aquatiques (voir comment la Vierge demande à Bernadette, en possession d'un rosaire lié au miracle de Betharram sur le Gave de Pau, de creuser le sol pour trouver la source et s'en enduire visage), c'est tout aussi certain ; qu'on puisse se demander si le rituel eucharistique, qui prend l'injonction biblique dans un sens trop charnel, ne revêt pas des aspects cannibalistes c'est aussi légitime. Il y a beaucoup de choses très dangereuses dans cette "tradition" à laquelle le catholicisme ancien a ouvert la porte et qui venait pour partie des païens, comme il y en a aujourd'hui du côté du pape actuel. Est-ce que l'adossement du catholicisme à un "imperium" universel (avec tout le sens hiérarchique romain qui va avec, et toute la bureaucratie, la passivité des fidèles face la sainteté du sacerdoce professionnel, les perversions de la confession etc) est une force face au nouvel ordre mondial maçonnique antéchristique comme l'affirme avec autorité E Michael Jones ou est-ce la meilleure façon de livrer les fidèles à ses diktats ? On voit bien que la promesse de Jésus à Pierre d'être le fondement de l'Eglise et de pouvoir lier dans le Ciel ce qu'il a lié sur Terre (Matth 16:19) ne peut pas être vaine, mais cela rend-il illicites les églises protestantes et orthodoxes éloignées du siège de Pierre ? Quant à toutes ces apparitions qui ont émaillé l'histoire du catholicisme, il faut beaucoup d'humilité et donc accepter que beaucoup de manifestations surnaturelles non strictement bibliques ne soient pas forcément en contradiction avec les textes sacrés. Cela aussi bien les pentecôtistes que les catholiques l'accepteraient volontiers. Mais on court aussi de grands dangers spirituels à trop glisser sur cette pente là. Des dangers à terme dignes de ceux du New Age... La définition d'une juste voie est très problématique. Et pourtant il faut persévérer, chercher, chercher, avec humilité mais aussi détermination. Des lumières nous seront données.

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