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Articles récents

Publicités et publications

17 Janvier 2022 , Rédigé par CC

Je condamne la décision unilatérale de la plateforme Overblog de truffer mon blog de publicités en violation des conditions générales d'utilisation auxquelles j'avais adhéré lors de la création de ce blog.

Pour ne pas les voir, téléchargez un logiciel Adblock.

J'ajoute au passage que je renie toutes mes publications aux Editions du Cygne. Seuls mes livres parus chez L'Harmattan s'inscrivent dans la continuité de mes idées actuelles.

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César et Pompée adeptes du culte de Mithra ?

17 Janvier 2022 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Histoire des idées

Un chercheur indépendant russe, Alexei Menyailov, attire mon attention par mail sur son article publié sur Academia.edu sur la fin de la République romaine. Sa thèse : le culte de Mithra était la religion secrète des pirates vaincus par Pompée, hommes de cœur (ou "bandits d'honneur" si l'on veut) "purifiés" par la prison. Pompée, après les avoir écrasés sur mandat du Sénat, les plaça à la tête de ses légions, ce qui prouverait qu'il a adopté leur religion. César, comme Pontifex maximus et ami de Pompée, aurait aussi adopté ce culte, seul capable de structurer l'élite morale de la romanité, et aurait manifesté cette affiliation en allant mourir au pied de la statue de son ancien gendre et rival, aux ides de mars 44 av. J.-C., dans la partie du théâtre réservée aux répétitions (ce qui marquerait une analogie avec les mystères cachés des cultes).

Echafauder des hypothèses sur les sociétés secrètes est très aléatoire (même si je m'y suis un peu essayé en 2014 à propos de Marseille et de Pythagore). Je me demande bien quels indices historiques peuvent faire penser que les pirates auraient adopté la religion de Mithra, ou même que Pompée les aurait nommés à la tête de ses légions. Quant au choix de César de mourir au théâtre de Pompée, on peut cultiver quelque doute sur ce point, vu qu'il n'avait, semble-t-il, jamais écouté les devins qui lui annonçaient son décès proche. Je pense que si César ou Pompée ou les deux avaient adhéré au mithraïsme, des amateurs de spiritualité comme Lucain ou Plutarque se seraient empressés de le faire savoir dans leurs écrits respectifs...

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Les charismes de la fin des temps

16 Janvier 2022 , Rédigé par CC Publié dans #Spiritualités de l'amour

Les chrétiens savent qu'à la fin des temps des dons spéciaux seront donnés, notamment en matière de connaissance (voir par exemple Daniel 12:4). Les musulmans ont la même conviction.

Le cheikh Nurjan Mirahmadi, professeur à Vancouver (Canada) de spiritualité soufie musulmane, enseigne les sciences spirituelles de l'islam classique, y compris la méditation ( tafakkur ), les points d'énergie subtils ( lata'if ), la guérison islamique, les secrets des lettres et des chiffres ( ilm huroof ), la discipline de soi ( tarbiyya ) et le processus d'autoréalisation ( ma'arifat ). Dans cette conférence de juillet 2021, il évoque les dons de la fin des temps à partir de cette histoire d'un comme qu'il surnomme "Muhammad Argentini" :

"Il était en Argentine, raconte-t-il, et il s'intéressait au soufisme. C'était avant même de rencontrer les cheikhs, car ce sont des prédestinations anciennes. Vous voulez rencontrer le cheikh mais n'est pas vous qui voulez rencontrer le cheikh, c'est Allah (AJ) qui met cela dans votre cœur, d'ailler trouver votre cheikh. Donc c'est déjà préécrit, ce n'est pas votre intelligence ou mon intelligence que nous avons trouvé de cette façon, Allah (AJ) l'a écrit pour nous que, 'Vous seriez sur ce turuq (chemins spirituels),' et c'est pourquoi nous disons que c'est un grand ni'mat (grâce) et une grande bénédiction d'être sur ce turuq. Muhammad Argentini était en Argentine et il entrait dans son cœur d'adhérer à l'islam, et il allait partout en essayant de trouver, 'Où vais-je aller à l'islam et je sens que je veux être parmi les soufis.' Il n'y avait pas de soufis à cette époque et il allait dans différents endroits et il est allé dans un bureau politique d'un groupe du Moyen-Orient, nous en resterons là. Et je ne peux pas pas trop m'étendre là-dessus mais il est allé et ces gens étaient bizarres, ils agissaient très bizarrement, ils prétendaient être musulmans, ils avaient toutes sortes de pratiques étranges, une énergie bizarre. Jusqu'à une fois, il est entré dans une pièce avec deux individus et leur réalité spirituelle est ressortie et elle était démoniaque. A ce moment-là, il a senti leur énergie démoniaque l'attraper, elle allait lui faire du mal. Il a dit : 'A ce moment-là…' plus tard, parce qu'il est venu et a finalement trouvé un centre à Los Angeles – notre centre et il est venu et a raconte son histoire et nous l'avons emmené à Mawlana (Q) et il a décrit l'histoire et il a dit : « C'est vrai. À ce moment-là, dit-il, "je n'avais rencontré personne mais j'étais attaqué et dès que j'étais attaqué, j'ai pensé que ces gens allaient me faire beaucoup de mal". Il a ajouté : « Alors deux cheikhs sont apparus dans ma vision et j'ai vu les cheikhs dans les airs. Dès qu'ils sont apparus, je me suis mis à parler parfaitement l'arabe. Il n'avait pas de formation arabe, il essayait de se convertir à l'islam. " Dès qu'ils sont apparus, j'ai commencé à réciter dans un arabe parfait et comme je récitais, mon énergie a saisi les djins qui l'attaquaient, les a soulevés et les a étouffés, sans les mains, juste sa capacité en arabe qui récitait et commençait à étouffer ces djins rien que par son énergie spirituelle. Lors un des deux cheikhs a dit: "Tu n'as pas de permission, Muhammad les libère." Et il les a lâchés et il est sorti en courant. Il a dit : 'A partir de ce moment, ils ne sont plus apparus. Ils ne sont apparus qu'à cet instant et j'ai couru mais j'ai su à ce moment-là que c'était quelque chose dont Dieu voulait que je fasse l'expérience.' Et il a pris son chemin pour retrouver les cheikhs, il a fini par se retrouver à Los Angeles, il a fini dans notre centre à Los Angeles et il a commencé à nous raconter cette histoire. Et j'ai dit: "Wow deux Cheikhs. D'accord, laissez-moi vous montrer les photos de nos Cheikhs, ceux de notre confrérie. J'ai vu la photo, 'Ce sont les Cheikhs, ce sont les Cheikhs !' Et il était tellement excité, a raconté l'histoire à tout le monde, puis nous l'avons emmené au centre de méditation à Mawlana (Q) à San Francisco, il a décrit l'histoire à tout le monde là-bas et c'était donc l'histoire de cet événement. Ainsi, Allah (AJ) peut soutenir n'importe qui quand Allah (AJ) le veut. Alors, ça peut être extra-ordinaire ou ordinaire, et le plus courant est de le pratiquer. Mettez de la discipline mettre en pratique votre spiritualité, accomplir ces pratiques, de les faire de sorte que lorsqu'un jour de pluie arrive, vous soyez prêt, et Allah (AJ) actionne l'interrupteur pour vous transmettre son énergie.  Comment et de quelle manière les choses se produiront, vous ne pouvez l'imaginer. Nous avons dit que nous avons même eu des gens qui sont venus nous dire que la formation commençait. Alors, ils sont venus voir une de ces personnes et ils l'ont formé. Lorsque le cheikh a parlé des jours difficiles et de la nourriture, la personne avait une préoccupation particulière : "Comment vais-je avoir de la nourriture alors que les choses deviennent horribles." Puis dans un mélange de rêve et de visions ils ont eu des entités qui leur ont donné la réponse : "Ne t'inquiéte pas, du royaume des djinns (êtres invisibles), nous viendrons te montrer notre chemin." Ensuite, ils ont montré qu'ils prenaient un 'asaa (canne) qui n'avait pas d'embout à l'extrémité, ils ont dit: 'Tu plantes ce bâton dans le sol et tu commences à réciter ce que nous te disons de réciter et le lendemain matin, la nourriture dont tu auras besoin apparaîtra naturellement, tout ce qui vient d'Allah (AJ) (...) Nous raisonnons en termes de causes et d'effets mais dans les jours de la fin, il ne s'agira plus de causes et d'effets. Tout sera selon la volonté d'Allah. Ca ne sera plus tu fais ceci tu auras cela. Lorsque le Dajjal (l'Antéchrist) sera en mouvement, Allah  tournera le bouton et le royaume des cieux sera enclenché"

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Phrénologie et magnétisme au XIXe siècle

8 Janvier 2022 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Histoire des idées

Une parascience célèbre dans les années 1830-1840 fut la phrénologie, étude des caractères humains à partir de la forme du crâne. Toute la mouvance républicaine et socialiste s'y intéressa. Pierre Leroux écrivit à son sujet, George Sand avait à Nohant un crâne avec lequel elle pratiquait (ce qui faisait fuir son jardinier rempli d'épouvante), et l'on a vu que le sulfureux Mapah, fils de modiste, avait aussi fait ses premières armes dans la phrénologie.

Le socialiste Théophile Thoré, critique d'art, ami de Leroux, allait aussi se distinguer dans ce domaine, ainsi que dans la magnétisme. Né en 1807, il avait été initié dans ses jeunes années (les années 1830) à cet "art" par l'anatomiste Pierre Marie Alexandre Dumoutier (1797-1871), disciple de Gall et de Spurzheim.

Les prouesses de Dumoutier en disent long sur le caractère "magique" de sa science. En 1832, le Bulletin Phrénologique, recopiant un article du National, raconte comment, commis par le doyen de la Faculté de médecine, sur une scène de crime au 81 rue de Vaugirard à Paris, Dumoutier, en présence du procureur du roi et des deux prévenus, erassemble les débris d'un squelette. Puis, les ayant examinés, ainsi que le crâne, il dit qu'il s'agit d'une femme."L'étal des sutures lui fit, penser, dit le journal, que cette femme devait être déjà avancée en âge. Il ajouta qu'il devait y avoir plusieurs années qu'elle était inhumée. On peut imaginer facilement l'intérêt que présentait cet examen à ceux qui étaient informés de ce qui le motivait. La physionomie des prévenus témoignait qu'ils n'y étaient pas indifférens, d'autant plus que les observations du savant anatomiste tendaient à confirmer une accablante identité. Mais leur surprise et celle des spectateurs fut au comble, quand M. Dumoutier, continuant ses remarques, commença à parler de là personne dont il tenait la tête, et assura qu'elle devait être avare, disposée aux emportemens, ajoutant d'autres détails, qui tousse trouvèrent parfaitement d'accord avec ce qu'on connaissait de l'humeur de la veuve Houet."  Le journal ajoute avec pertinence "Deux siècles plus tôt, ainsi que le fit observer M. le procureur du roi, que semblable divination eût conduit son auteur droit à un bûcher. Et cependant, M. Dumoutier n'est pas un magicien, mais tout simplement un élève distingué de Gall et Spurzheim." 

Evidemment la supercherie en l'espèce tient précisément au fait que Dumoutier avait quelque chose du sorcier, puisqu'il pratiquait aussi le magnétisme en compagnie de son disciple Thoré ("nous nous occupons ensemble de phrénologie et de magnétisme" écrivait ce dernier à sa mère le 20 juillet 1833). Il était donc aussi médium, mais cela, on ne pouvait le savoir qu'en lisant la correspondance de Thoré. La presse "pseudo-scientifique" autour de la phrénologie se gardait bien de le dire, et peut-être ne le savait même pas.

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Sainte Barbe : de Konitsa à Valdeltormo

3 Janvier 2022 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Le thaumaturge grec Saint Paissios du mont Athos (1924-1994) dont on a déjà évoqué ici les prophéties concernant le Covid 19 avait une dévotion particulière pour Sainte Barbe. Car il y avait une église de Sainte Barbe dans son village de Konitsa où il s'initiait à la vie monacale durant son adolescence. En outre, il avait une dette particulière à l'égard de cette sainte qui l'avait aidé en 1966 quand il avait été hospitalisé dans un sanatorium à Asvestochorio près de Thessalonique.

Il a raconté à ce sujet qu'après son opération les médecins lui avaient dit que dès que ses poumons seraient dégagés des sangles qui lui tenaient les côtes seraient ôtées. Cela ne devait prendre que cinq jours, mais vingt-cinq jours s'étaient écoulés et ils ne les avaient toujours pas enlevées, ce qui était très douloureux. Le samedi 3 décembre, il les attendit en vain. Puis le dimanche matin, qui était la fête de Sainte Barbe, il commença à maugréer contre cette sainte en disant que dans sa jeunesse il avait tant de fois allumé les bougies dans son église à Konitsa, et elle, elle ne l'aidait même pas à enlever ses sangles.

Mais alors il a songé : "J'ai peut-être heurté Sainte Barbe, et c'est pourquoi elle ne s'occupe pas de moi." Et dès qu'il a pensé à cela, il a entendu un bruit. "Les médecins arrivent !", lui dirent les aides soignantes. "Je ne sais pas ce qui a pris au directeur mais il a dit aux médecins le matin : "Allez sortir les sangles du moine !" ". Sainte Barbe répondait à son appel.

Sainte Barbe est souvent invoquée pour la guérison des maladies infectieuses (et Saint Païssios précisait que cela valait aussi pour la jalousie maladive...), mais aussi en situation d'orage (son père, préfet païen qui lui coupa la tête, mourut de la foudre juste après), ce qui lui vaut aussi d'être la patronne de l'artillerie dans beaucoup de pays (la Grèce notamment), et c'est plus généralement une sainte qu'on invoque dans toutes sortes de situations d'urgence.

Cela fait un certain temps que je voudrais travailler un peu sur Sainte Barbe. Il existe un ermitage de Sainte Barbe (aujourd'hui en ruine) en Espagne dans la région d'origine de ma famille paternelle, la région du Matarranya (Bas Aragon), à La Fresnada. Cette page, écrite semble-t-il par un auteur qui comme le héros du roman de Jérôme Manierski mesure les "taux vibratoires des lieux", donne une explication "énergétique" : "À l'intérieur de l'ermitage, nous avons un vortex énergétique. On calcule que lorsque ces points dépassent des valeurs énergétiques comprises entre 9 000 et 10 000 Ub, ils sont déjà propices à la méditation, au culte, etc. A ces points que nous nommerons, des tests ont été effectués entre 11 000 et 14 000 Ub" (les unités sont exprimées en fonction de l'échelle de Bovis).

Dans "Un Rector de Valdeltormo. Vida y obras del ilustre bajoaragonés D. Evaristo Colera Soldevilla" (1), l'historien Santiago Vidiella précise (p. 790) qu'un homonyme de ma famille (mon ancêtre qui était son contemporain s'appelait Juan Colera Oliver, d'Alcaniz, j'ignore s'ils étaient cousins), l'architecte Joaquin Colera a travaillé sur plusieurs édifices religieux et a notamment construit l'ermitage de Sainte Barbe de la Fresnada vers 1750.Vers 1760 il construisit aussi l'ermitage de Sainte Barbe de Maella, dans la province de Saragosse, avec ses fils Miguel, José et Vicente.

Au sud du village natal de mon père, Valdeltormo, se trouve un "tossal de Santa Bárbara" (colline de Sainte Barbe). En 2007 un groupe de femmes ,"d'un certain âge" si j'en crois le témoignage d'une cousine éloignée, vivant au Canada, Janette Planchat, (mail du 6 mai 2007) a construit sur ce tossal un petit sanctuaire en hommage à la sainte, avec des arbres autour. Au village, on invoque depuis toujours Saint Barbe contre les glissements de terrains.

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(1) "Universidad. Revista de cultura y vida universitaria",de la Universidad de Zaragoza, con ejemplares en edición separada, Tip. La Académica, 1926;

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Tournefort sur les ascètes de Crête

29 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire des idées

Pour les gens qui s'intéressent à l'hésychasme et à l'histoire de la chrétienté orthodoxe, il existe un ouvrage en deux tomes très intéressant, un récit de voyage du botaniste Joseph Python de Tournefort (1656-1708) examiné à titre posthume par l'académie des sciences de Paris en 1709 , qui s'intitule "Relation d'un voyage du Levant fait par ordre du Roy". C'est un travail très minutieux qui détaille notamment la situation du clergé sous la férule ottomane en Crête, et les divers aspects de la liturgie dans cette île (pour ne rien dire de son témoignage sur les pays plus lointains).

Dans le sillage de ce que j'ai déjà dit sur les ascètes, je relève ce passage amusant : p. 127 "La vie des Ascétiques ou Hermites, est la plus dure de toutes, ce sont des Caloyers reclus, qui se retirent volontairement dans les rochers les plus affreux : ils ne mangent qu'une fois le jour, excepté les jours des Fêtes : à peine leur nourriture suffit-elle pour les empêcher de mourir : les Pacômes et les Macaires n'ont pas vécu plus austèrement : je ne crois pas que sans une vocation bien particulière, il soit permis à des hommes de mettre leur vie à une telle épreuve ; Dieu veut sans doute que nous la conservions autant que cela dépend de nous, et ces bonnes gens se font mourir à plaisir ; d'un autre côté, ces grandes austérités, jointes à une retraite perpétuelle, leur font bien souvent tourner la cervelle. La plupart des Ascétiques donnent dans des rêveries pitoyables, et bien éloignées de la véritable connaissance de nos devoirs ; peu à peu leur cervelle devient un moule à visions : au reste ces pauvres Hermites ne mendient point ; les Moines leur fournissent de temps en temps un peu de biscuit, lequel joint à quelques herbes champêtres, fait tout le soutien de leur vie."

On voit ici que le regard d'un Tournefort influencé, disait Fontenelle, par Descartes, n'est pas aussi admiratif de l'hésychasme que celui de Jean Biès dans les années 1970. L'expression "moule à visions" est assez drôle. L'allusion à la "connaissance de nos devoirs" renvoie à l'étrange leitmotiv des saints depuis Isaac le Syrien : l'ascète ne doit pas se mêler de la charité...

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La dialectique entre salons chrétiens hypocrites et salons féministes socialisants dans les années 1830

15 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire des idées

Extrait des mémoires de Marie d'Agoult (Mes souvenirs 1806-1833 par Daniel Stern p. 333-335) :

 

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Jeanne de la Noue (1666-1736)

15 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Dans ce témoignage de Jacqueline Aubry (née en 1935), voyante de l'Ile-Bouchard (du 8 au 12 décembre 1947), recueilli en 1995, apparition liée au salut de la France montre (vers la 50ème minute) que cette apparition est liée à Jeanne de la Noue. On peut penser ce que l'on veut du témoignage de Mme Aubry. Il a l'inconvénient de réciter un texte appris par coeur, ce qui par moment peut sembler un peu inauthentique - voir à la minute 1h01, quand elle se trompe sur son texte puis se rattrape (mais il y a d'autres récits sur Youtube, par exemple ici).  Et il y a des aspects un peu bizarres des propos de l'apparition (mais c'est le cas pour toutes les mariophanies) : pour des paroles censées être dites par un être céleste : elle répète qu'elle n'est pas là pour réaliser des miracles mais pour appeler à prier pour la France, puis les réalise quand même, et sur le second miracle semble hésiter ("si je ne la guéris pas demain, je la guérirai ailleurs"), le geste de baiser les mains des enfants, la main de la Sainte Vierge qui paraît humaine etc. Toutefois, ce récit donne l'occasion de s'intéresser à Jeanne de la Noue.

Un aumônier de l'hospice de la Providence de l'ancienne ville protestante de Saumur (Sarthe), en 1845, a publié une biographie de ce personnage.

Née en 1666, douzième et dernier enfant d'un marchand de Saumur, elle commença sa vie, à l'âge d'un an en échappant aux conséquences de la chute d'un cuvier plein de lessive tombé sur elle. Très tôt émerveillée de la majesté de Dieu et soucieuse de ne pas lui déplaire, et convaincue d'être pécheresse, elle s'inflige des mortifications dès l'enfance et se confesse une à deux fois par jour, passait beaucoup de temps à l'église, priait beaucoup. Première de sa classe à l'école, elle est aimable envers ses camarades mais a tendance à tirer de la fierté de son intelligence et réprimanda même sa mère. Consciente de ce défaut, elle s'efforça de le combattre. Les démons sexuels la travaillèrent aussi, notamment au moment de la communion. Enfermée dans un recoin de la maison paternelle, nous dit son biographe, elle luttait, en sanglots, les bras en croix, suppliant Dieu de la délivrer. Elle finit par comprendre que ces tentations entraient dans le plan divin, et elle commença, à vingt ans, à les combattre par le jeûne. Elle allait même être tentée de changer de confesseur parmi les oratoriens qui tentaient d'atténuer son excès de zèle en la matière.

Elle avait perdu son père en bas âge, puis sa mère à 24 ans, en 1690, elle poursuivit alors le commerce de de ses parents, ce qui endurcit son coeur et la détourna de a charité. En 1693, la flambée du prix du pain conduit les autorités à fixer un montant d'aumône obligatoire pour les nombreux indigents.

Jeanne de la Noue reste hantée par la peur de déplaire à Dieu, mais loin de compenser cette peur par l'aide aux pauvres, elle l'oriente uniquement vers la dévotion. Ayant entendu en chaire le père Genneteau, recteur des religieuses de l'Hôtel-Dieu insister sur le fait qu'aucune considération humaine ne doit influencer le choix du confesseur, Jeanne y voit un message pour elle, et choisit ce prêtre comme directeur de conscience. Le prêtre tout d'abord refusa de la confesser car il ne voulait sous sa direction que des âmes exigeantes. Puis, il accepta à  condition qu'elle ne vendît aucune marchandise les dimanches et jours de fêtes. Elle accepta. En échange le prêtre la confessa et l'autorisa à jeûner trois jours. Elle commença alors à perdre ses angoisses, ainsi que son attachement aux biens terrestres.

La veille de l'Epiphanie 1693, à 27 ans, Jeanne héberge une pieuse veuve de Rennes dévouée aux pauvres, Françoise Souchet, qui recevait des offrandes de riches redonnait tout et vivait dans le dénuement, dans une chambre sans meubles. Habituée des pèlerinages à Ste Anne d'Auray, et Notre Dame de Redon, elle vient à Saumur pour celui de Notre dame des Ardilliers, sanctuaire construit en souvenir d'un miracle survenu autour d'une piétà en pierre. Françoise Souchet se rendra à Saumur pendant dix ans. A Pentecôte elle revient. Jeanne de la Noue, préférant héberger des pèlerins riches, refuse de loger Françoise Souchet. Celle-ci insiste en vain.

Toute la nuit Françoise hébergée dans le voisinage se sent poussée à retourner voir Jeanne de la Noue. Au petit matin celle-ci est à la messe. Françoise fut accueillie par la nièce de celle-ci qui aidait au ménage. Elle le lui dit qu'elle ne comprend pas elle-même pourquoi elle est poussée à revenir chez cette personne qui a refusé de l'héberger. A son retour de la messe la nièce pleine de de méfiance en parle à Jeanne .

Macé, le biographe, raconte l'échange ainsi : « "Il paraît, ma tante, lui dit sa nièce, que « cette bonne femme est une sorcière ; car elle dit choses qu'elle n'entend pas elle - même. — Ce n'est pas à dire que ce soit une sorcière, reprit Jeanne : c'est sans doute quelque diseuse de bonne aventure; je m'en vais bien l'envoyer faire ses contes à d'autres." Elle va trouver Françoise : Bonne femme, lui dit-elle, qu'est ce donc que vous dites, que vous-même vous ne comprenez pas? — Je ne sais, répondit la pauvre veuve, si ce n'est point le démon qui me dit toutes les belles choses dont j'ai l'esprit rempli." Jeanne, par un mouvement de curiosité, l'invite à parler; mais bientôt les paroles qui sortent de la bouche d'une femme si simple, captivent son attention, la frappent d'étonnement. Françoise parle de détachement et d'aumône ; Jeanne sent le feu de la charité embraser son coeur, y consumer, jusqu'aux dernières racines, tout attachement aux biens de la terre. Dès ce moment, la bonne veuve est à ses yeux un ange que le Seigneur lui envoie ».

Très frappée par ces propos, Jeanne pendant deux jours se tient à prière et demande à Dieu ce qu'elle doit faire. Puis elle franchit le pas de la charité. Elle donne sa chemise à une femme qui n'était pas spécialement dans l'indigence, et ce geste de détachement est le premier pas, qui ensuite la conduit à aller soulager des enfants à Saint Florent, dans une maison de pauvres située à 4 km de chez elle. Elle y trouve six enfants en haillons qui dorment à même le sol, près de leurs parents, nettoie elle-même leurs vêtements à la rivière. Elle n'était pas habituée à ces tâches ménagères, mais la parole de François Souchet "Ayez bien soin des pauvres, un jour vous en serez appelée la mère", suffisait à la porter.

Le lendemain, fête du Saint-Sacrement (deuxième dimanche après la Pentecôte), la pieuse veuve bretonne retourne à Rennes. Elle tombe dans un état particulier : trois jours sans manger. Elle a des visions; Elle entend une voix qui lui dit : «  venez avec moi, que je vous conduise à la reine du ciel. Je lui ai déjà présenté un grand nombre de filles, elle n'a voulu en accepter aucune, je n'ai plus que vous à lui présenter.» Elle fut aussitôt conduite à la sainte Vierge qui vint au devant d'elle et l'embrassa en lui disant : « Voilà enfin, voilà celle que je fais chercher depuis longtemps. »

« Dans une autre vision, raconte son biographe, Jeanne se vit prosternée, avec son confesseur, aux pieds de Marie, qui leur présentait à chacun un rosaire , en leur promettant la grâce. Jeanne se trouva encore transportée dans une vallée profonde ; devant elle s'étendait une plaine immense entièrement sillonnée ; les ouvertures qui partageaient les sillons, lui laissaient entrevoir l'enfer et les réprouvés. Elle reçut ordre de traverser la plaine, en marchant sur les sillons, et elle obéit malgré la terreur dont elle était saisie. Au sortir de là , elle aperçoit une foule de malheureux qui étaient comme des bêles dans leurs tanières. Pressée d'y entrer pour les secourir, elle implore l'assistance de plusieurs hommes qu'elle rencontre ; ils ne font que se rire de sa prière. Elle se disposait à en aller chercher d'autres, quand tout-à-coup se présentent à ses yeux plusieurs filles qu'elle reconnaît. Elle les conjure de l'aider à sauver ces infortunés qui vont se perdre; mais toutes refusent, et même la plus jeune se moque d'elle : alors Jeanne hors d'elle-même, lui plonge une épée dans le sein et la quitte.  »

Toutes les personnes qu'elle vit alors allaient dans la réalité se joindre à Jeanne pour devenir parmi les premières religieuses de l'ordre qu'elle fonda. Seule celle qu'elle perça d'un glaive dans sa vision allait se détourner de cette vocation pour se marier. Le biographe s'interroge sur cette image peu chrétienne de l'assassinat d'une femme, et pense qu'il s'agit d'une métaphore de l'amertume que ressentit ensuite cette femme.

Pendant trois mois, malgré ses trois jeûnes par semaine, elle se rend deux ou trois fois par semaine à Saint Florent, par tous les temps, à pied, avec un panier rempli de vivres et de vêtements.

« Dans l'hiver qui suivit 1693, revenant par un froid extrêmement rigoureux , d'une de ses courses, elle aperçut une masure , entra et vit une femme malade , couchée sur du chaume, couverte seulement de quelques lambeaux. Retenu par un mal de jambe, son mari ne pouvait aller chercher ce dont ils avaient besoin. Ils étaient sans pain et sans bois. Notre charitable fille apparaissait dans ces chaumières comme un ange envoyé du ciel ; jamais en effet elle ne manquait de donner quelque secours accompagné d'une parole d'édification et d'encouragement; mais, ce jour-là, ses provisions s'étaient épuisées à soulager d'autres misères. Laissera-t-elle deux infortunés dans une situation si déplorable? Oubliant et les exigences de son état et la rigueur de la saison, elle se dépouille en leur faveur des vêtemens qui la couvrent, et ne conserve que ce que la décence l'oblige rigoureusement de garder. Elle donna, disent nos mémoires, sa chemise, ses bas et une de ses jupes. »

Jeanne veut donner sa propre maison aux pauvres, mais sa nièce est co-propriétaire du commerce (qui ne cesse de péricliter du fait des dons abondants qu'elle fait).  Celle-ci s'y oppose et commence à avoir des accès de frénésie pendant plusieurs mois. A Saumur on commence à en conclure que les actes de charité de Jeanne sont inspirés par le démon et non par Dieu. Plu personne ne lui fait de dons. Elle s'endette lourdement. Les prêtres ne savent quoi lui conseiller. Mais Françoise Souchet revient à Rennes en 1694 et l'incite à persévérer. Finalement des marchands acceptent à nouveau de lui donner de l'argent. Le cycle de la grâce reprend. Un jour sa nièce lui demande combien elle a donné. Elle répond qu'elle ne sait pas : au moins six ou sept livres, alors qu'elle n'est partie le matin qu'avec trente sous. Dieu a multiplié les pièces dans sa besace. En 1695 elle distribue 400 Kg de blé en un jour. Quand un pauvre lui montrait qu'il n'avait plus que du pain moisi pour se nourrir, elle en faisait son propre repas afin de se mortifier. Elle demandait qu'on lui fasse du pain avec des balayures de moulin pour contrer le goût qu'elle avait acquis pour la bonne nourriture dans son enfance, et son confesseur Genneteau dut la retenir dans ces excès.

Elle ne portait plus qu'une tunique de grosse serge au lieu d'une chemise pendant huit ans, dormait sur un coffre trop petit - qu'elle appelait sa crêche -  qui la faisait souffrir, une pierre lui servait d'oreiller. elle allait encore durcir davantage son mode de vie par la suite.

Françoise Souchet lui avait annoncé que sa maison deviendrait un hôpital et qu'il y aurait une croix sur la porte. Cela se réalisa en 1700 (elle avait 34 ans). En 1702 elle accueillait douze enfants. Cette année là un rocher de la falaise à proximité détruit sa maison. Elle loue de nouvelles maisons pour y ré-installer ses pauvres, et accueille aussi des filles de mauvaise vie repenties. Les pères de l'Oratoire se plaignent de ce que Jeanne attire à leur porte plus de pauvres qu'ils ne peuvent en nourrir.

Pour attendrir encore plus son coeur qui était par nature fermé aux pauvres, Jeanne voulut ressentir elle-même l'indigence et la honte de mendier das les rues, et, pour cela, se rendit à Tours. Elle y partit avec une autre femme et de l'argent à donner aux pauvres. Son biographe Macé, raconte chaque jour du voyage à pied. A Saint-Martin de Tours, elle voit une femme en haillons, la suite jusqu'à sa maison, coupe son  vêtement en deux pour le lui donner comme fut Saint Martin. Elle aura appris là qu'il était plus facile de faire l’aumône de la demander et revint de son pèlerinage plus sensible. Elle visita les prisonniers, notamment un condamné à mort qu'elle convertit avant l'exécution de la sentence.

Sa réputation commence à lui permettre de percevoir des honoraires qu'on lui verse en échange de ses prières pour obtenir des bienfaits.

En 1704 Jeanne commença à fonder une communauté religieuse, et choisit pour patronne Sainte Anne, dont la fête était le 26 juillet. Pendant les 18 dernières années de sa vie (1718 à 1736) des succursales de sa congrégation allaient être fondées à Nantes, à Josselin (en Bretagne), à Châtillon-su-Indre et au Blanc dans le Berry, à Puy-Notre-Dame dans le Poitou, et à l'Ile-Bouchard en Touraine.

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Architecture secrète des rois de France : le travail de Didier Coilhac et ses disciples

15 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète, #Médiums

Dans une des vidéos de sa chaîne, Le Secret (min 3'58), Didier Coilhac (auteur de Le Secret de François 1er : les mystères cachés des châteaux, eds Nenki 2007) explique que le palais de Chambord, dont la construction fut supervisée par l'évêque Philibert Babou de la Bourdaisière, spécialiste du codage, exprime par sa hauteur et sa largeur les dimensions de la grande pyramide de Guizeh à la proportion du nombre d'or (phi) au carré. La pyramide a un côté de 88 mètres (Coilhac raisonne en mètres en supposant que le mètre a toujours été secrètement ou inconsciemment connu - comme les théoriciens de BAM voir ici). Ce Carré peut être retrouvé dans une partie du plan du château de Chambord (cf à droite). Le, donjon fait 44 mètres. Les grandes salles mesures 8,80 mètres sur deux fois 8,80 mètres. Il y a un monogramme qui affiche le 88 (8 est le chiffre de Thot et d'Hermès). il le met en relation avec la révolution de Mercure (88 jours). Il voit des 8 32 fois dans l'architecture du Château, et trouve Chambord est aligné avec Fontainebleau et Reims, où il trouve aussi des 8 par guematria.

Chambord se situe dans deux triangles de Pythagore emboîtés l'un dans l'autre avec un rapport de 4 sur 3.

On peut aussi regarder ses travaux sur Versailles qu'il relie au Verseau.

Coilhac se réclame des visions du voyant Edgar Cayce (1877-1945) sur l'Atlantide, qui a parfois vu juste. Par exemple on lit dans la revue "Cols Bleus" du 8 décembre 2001 p. 28 : "Des découvertes archéologiques en 1968 ont relancé le débat de la localisation de l'Atlantide. Des structures immergées ont été identifiées près de l'île de Bimini dans les Bahamas. Ces imposants blocs de pierre pouvant peser cinq tonnes ont été datés au carbone 14 : on a pu estimer à environ 8 à 10 000 ans l'époque où la base était à la surface de la mer. En 1971, des chercheurs concluent que cette gigantesque structure en forme de "U" pouvait faire office de port. Des géologues affirmeront d'autre part qu'il s'agirait de formations naturelles. La prédiction du médium Edgar Cayce renforce le doute : sous hypnose, en 1926, il déclara que des vestiges de l'Atlantide ressurgiraient "près de l'île de Bimini", à la fin des années 1960... "

Mais bien sûr Cayce, comme toujours les médiums, s'est aussi beaucoup trompé. Ainsi il attendait des changements géophysiques considérables avant 1998, date qu'il fixait pour l'apparition d'une ère nouvelle de l'humanité (Jean Marie Leduc, Années d'apocalypse, 1980-2020, Eds la table ronde1980 p. 28).

Et bien sûr je n'adhère pas aux thèses de Mr Coilhac sur la réincarnation, ni à sa foi hindouïste, ni à ses convictions ufologiques proches de la théorie des anciens astronautes.

Peu importe, on peut peut-être essayer de trouver quelque vérité dans le mensonge et dans l'erreur (dans le nombre 6) comme disent les kabbalistes.

Didier Coilhac semble a avoir inspiré un petit groupe de chercheurs indépendants. Jérôme Manierski, dans L'héritage des rois, paru en 2017, cite au nombre des gens qu'il a inspirés, outre lui-même, Samuel Delage, Marc Bielli, Michel Chavanon qui animent l'association "Révélations" créée en mai 2013. On y trouve aussi des références chez d'autres auteurs comme ici.

Tous ces gens pensent qu'il y aurait quelque chose en rapport avec l'arche d'alliance (peut-être des manuscrits de Templiers) dans des souterrains à Feigneux, dans l'Oise, à mi-chemin entre Reims et Chambors (dans l'Oise, homonyme de Chambord à 5 minutes de Gisors) et à 130 fois le nombre d'or du château de François Ier.

Disons justement un mot du livre de Jérôme Manierski (Eds Nouveaux Auteurs 2017), qui se présente comme un auteur "révélé" par le new-ager Paulo Coelho. C'est un thriller de vulgarisation à la manière du Da Vinci Code ou des romans de Roger Facon, dont le héros quadragénaire Yann Cardin, en 2013, "étudie l'influence du monde vibratoire sur les êtres vivants" (sic), c'est-à-dire les réseaux telluriques qui confèrent aux lieux des "propriétés de protection, de guérison et d'activation des facultés extrasensorielles" (et éventuellement vous servent de portiques à Nephilim...). Le héros au deuxième étage de l'escalier à double hélice où il reçoit une électrisation crânienne qu'il ressent d'ordinaire dans ses séances de méditation, puis voit lui apparaître un enfant-fantôme de huit ans qui lui montre un F inversé au plafond. Il enquêtera à ses risques et périls, à Feigneux et à Chambord, pour décoder avec Joane Baedeker, une jeune guide, les mystères du château face à un "ordre du cordon noir" maçonnique fondé par les Bourbon (dont le nom fait penser au Lys noir). Le livre se lit facilement et constitue une divulgation facile d'accès du propos de Didier Coilhac.

Il est probable que ces chercheurs soient égarés par divers "biais" anti-chrétiens dans leurs analyses des secrets de Chambord. Mais il y a peut-être des choses à prendre et "remettre à l'endroit" dans leurs travaux pour comprendre un ou deux aspects de l'architecture secrète de François Ier (dans une démarche comparable à celle de Barbara Aho autour du Da Vinci Code), et éventuellement mieux appréhender la vocation historique de la monarchie française.

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Le tsar Pierre Le Grand à Notre Dame de Paris

12 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire des idées

Extrait du Journal des débats du 18 décembre 1848 : "Lorsque le czar Pierre-le-Grand (écoutez! l'anecdote est inconnue, et le mot est glorieux) s'en vint à Paris, au commencement de la régence, son premier soin fut de visiter cette ville, capitale des intelligences, des passions et des libertés à venir. Sire, lui dit le régent, (monsieur le régent mon grand-père, comme disait souvent le roi Louis-Philippe en relevant sa noble tête avec un vif sentiment de triomphe et d'orgueil) Sire, dit M. le régent, plaise à Votre Majesté de venir avec moi; je vous  conduirai sur une montagne plus haute que la montagne du haut de laquelle le démon montrait à Notre Seigneur Jésus-Christ tous les royaumes de l'univers. Et en ce temps-là, si Paris eût été bâti, je crois bien que Notre-Seigneur Jésus-Christ eût hésité.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le czar Pierre et régent se mettent en route, ils montent au sommet de Notre-Dame, sur l'esplanade de ces tours formidables qui ont vu passer et qui verront passer tant de générations. Chemin faisant, le czar Pierre : - Mon cousin, dit-il au régent, votre front est soucieux, dites-moi pourquoi!

– C'est que, Sire (on s'était arrêté au milieu de l'escalier immense), c'est que j'ai un petit différend avec le Parlement, et il y a de quoi être inquiet, en effet.

En même temps M. le régent expliquait à Pierre 1er que le Parlement était le représentant des volontés populaires. Et quels conseils me donnez vous, Sire? disait le régent. Je ne sais pas, dit l'empereur. `

Le régent et l'empereur montent encore, montent toujours; ils arrivent enfin au sommet de !a plus haute des deux tours, et là, dans un éblouissement indicible, le czar Pierre admire cette grande cité qui t'étend à ses pieds. Combien de lieues? combien de maisons? combien de familles? combien de têtes dans chaque famille ? C'est une merveille, ce Paris, disait le czar; Moscou, comparé à cette magnificence, n'est qu'une bicoque. Ah! si j'avais l'honneur de commander à cet univers, s'écria-t il en se découvrant, je me garderais comme du feu de résister à ses unanimes volontés !

Ceci dit, te czar et le régent reviennent au Palais Royal, et le régent ne songea plus à inquiéter le Parlement de Paris! "

 

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Dissimulations

7 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire secrète

Une théorie intéressante du rav Dynovisz dans son échange (du 6 décembre) avec Eliahou Boccara qui estime qu'il y a quatre lettres dans le nom divin qui correspondent à quatre forces dans la création qui correspond à quatre types de dissimulation dans l'humanité. Il y a les vrais descendants d'Adam et Eve, qui sont une minorité, les démons descendus dans ce monde pour se faire passer pour des êtres humains (selon Rabbi Nahman de Breslev) qui sont les grands criminels, les anges déchus, les plus débauchés, et enfin la catégorie des singes devenus des hommes (application de la théorie de Darwin). Les deux interlocuteurs s'entendent pour dire que la lignée adamique a la clé du salut, mais que les reptiliens à travers le nachash ont essayé de les faire tomber pour les éloigner l'humanité de cette vocation réparatrice, et que le Nouvel Age et ses théories sur les extraterrestres sera la prochaine étape du mensonge. Les Juifs n'ont pas le droit d'appliquer la Kabbalah Ma'asit, invocation des forces célestes, mais c'est ce qu'essaient de faire les démons à forme humaine. Les anges eux-mêmes explique Eliahou Boccara recherchent la force de connexion entre les forces du ciel et de la Terre.

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Marie pleine de grâce

6 Décembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme

Le rav Cohen Alloro dans cette vidéo en 6ème minute, nous apprend que chen, la grâce en hébreu, une notion qui renvoie d'ailleurs beaucoup au patriarche Noé et son arche (or nous sommes au temps de Noé - Luc 17:26), est, selon les sages d'Israël, synonyme d'Esprit saint, rouach hakodesh. Autrement dit quand nous disons, ainsi que notre tradition catholique nous l'a appris "Marie pleine de Grâce", nous voulons dire que Marie-Myriam est pleine de rouach hadkoseh , ce qui est cohérent avec le récit de la visitation (Luc 1:39-56) où Marie effectue un miracle par l'Esprit saint sur la mère de Jean le Baptiste - et le rav Cohen Alloro ne démentirait pas ce point lui, puisqu'il estime ici que la tradition biblique justifie tout-à-fait la naissance virginale de Jésus et l'évangile de l'enfance selon Saint Luc.

Au passage notons que rouach hakoseh est féminin en hébreu (ce qui justifie qu'il soit représenté comme une colombe). Cela fait estimer au rav que Jésus n'a pas de père sur la Terre, et c'est pourquoi il n'avait pas le pouvoir de délivrer militairement Israël au temps de l'Empire romain. Autrement dit, Marie, remplie du chen, de LA rouach hakoseh est en réalité pleine d'une force entièrement féminine. Cette présence du chen en Marie auprès de nous est évidemment à saisir surtout sous son angle eschatologique et messianique actuel (le retour prochain du Messie), souligné par l'apparition de La Salette en 1846 et qui est cohérent avec le fait que le seul miracle qu'elle réalise dans l'Evangile c'est pour préparer Jean le Baptiste, nouvel Elie, à tracer le chemin de l'avènement du Messie.

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Déchéances littéraires

27 Novembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire des idées

Je crois qu'il n'y a pas dans l'histoire littéraire de personnage plus odieux que George Sand. Marguerite de Navarre fut seulement vaine, Victor Hugo funèbre même quand il se croit lumineux. Avec George Sand, on gravit une marche encore dans la déchéance spirituelle. Certaines anecdotes de la vie d'Eugène Pelletan le prouvent.

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Un médium "chrétien" en Corrèze - encore une illustration des dangers

26 Novembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Médiums

Je regardais il y a peu une interview de 2016 d'un médium corrézien qui se disait catholique pratiquant, doué d'un don de naissance qu'il exerçait sans boule ni accessoire, par une chaîne qui accueille tous les hérétiques et néo-païens de la Terre. J'avoue, que, intrigué, j'ai failli mordre à l'hameçon d'autant que le bonhomme est fils de républicain espagnol comme moi (et même de tendance anarchiste de son côté) alors que sa mère est française catholique. J'ai failli croire qu'il pouvait y avoir une bonne médiumnité chrétienne jusqu'aux dernières minutes de l'interview où le voyant avoue qu'il a poussé vers le suicide un jeune homme auquel il avait annoncé une belle histoire d'amour (mais l'histoire a capoté et basculé dans le drame). Cela m'a fait penser à cette journaliste maintenant directrice de rédaction d'un magazine "éco-féministe", qui, il y a cinq ans, m'avait raconté comment une voyante l'avait conduite à s'amouracher d'un homme, dont elle avait décrit par avance toutes les caractéristiques au vu de ses cartes, et qu'elle avait effectivement rencontré peu de temps après mais qui s'était révélé être finalement un pervers narcissique très destructeur. Au vu de ce que raconte ce médium dans l'interview, je n'ai pas l'impression qu'il ait tout à fait compris à quel processus il a participé lorsqu'il a engagé ce jeune dans une passion fatale. En tout cas cela m'a confirmé qu'il faut rester éloigné à des années-lumières de la voyance, quelle que soit la couleur religieuse qu'elle affiche.

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Un mot sur le rav Ariel Cohen Alloro et l'ordre des douze apôtres

25 Novembre 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Christianisme, #Histoire secrète

Les Chrétiens savent par Saint Paul que le salut viendra par les Juifs et il est connu dans la tradition catholique que les Juifs reconnaîtront un jour Jésus comme messie des derniers, tout comme les chrétiens et les musulmans l'ont reconnu. Un rabbin, Ariel Cohen Alloro, s'emploie à faire reconnaître Yeshoua (Jésus) comme messie d'Israël à partir d'un point de vue à 100 % juif, kabbalistique et loubavitch et il veut mettre en oeuvre toutes les procédures officielles pour obtenir le rachat de Jésus par son propre peuple. Ses conférences existent en français et en anglais sur cette chaîne YouTube.

Sa lecture de la Torah, et de l'Evangile comme prolongation de la Torah (et même partie intégrante de la Torah) est utile à plus d'un égard, ne serait-ce que pour ne pas en rester au niveau de superficialité de compréhension à laquelle nous condamne une trop grande coupure avec le judaïsme.

Par exemple, prenons cette "anecdote" bien connue citée en Luc 22:24 et en Marc 9:34, et encore Luc 9:46 : les disciples débattent pour savoir lequel sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Plus d'une fois j'ai entendu des prêtres catholiques expliquer que c'était simplement là le reflet de nos faiblesses humaines destiné à nous rappeler seulement que nous devons rester humble. C'est une façon de rabaisser complètement la vocation des apôtres. En écoutant Ariel Cohen Alloro, on comprend que les 12 apôtres (schlechim) représentent les 12 tribus d'Israël, et que dans l'univers juif, l'ordre classement des tribus est très important. Il est donc tout à fait normal que les disciples aient discuté de la question de savoir lequel serait classé en premier, pour savoir à partir duquel l'on devrait compter.


Par ordre de naissance (Deut 27 :12-13)
1er Simon = Shimon . Il est le deuxième à être né. On lui fait  correspondre le mois de Iyar qui est le deuxième du calendrier juif.     
2° : andré : Lévi  
3° Yakov : Yéhouda  Jacques le Majeur
4° Yohannan  Jean : Issachar
5° Philippe = Zebulon
6° Nathanael Batholomé = dan

Si on prend l’ordre des drapeaux dans le désert qui est aussi un ordre légitime pour le classement des tribus
Simon est le 5ème , on lui fait correspondre le mois de Av אב 5ème en partant de Nissan

Cela donne alors
André = tribu de Gad
Jacques le Majeur = Ephraim
Jean = Menasse
Philippe = Levi

Les deux Jacques, le majeur et le mineur sont à 6 mois de différences, symétriques, donc reliés.

Le rav Ariel Cohen Alloro tire de ces classements des remarques très importantes sur Nethan El (Dieu a donné) Bar Talmai (Bartholomé), qui est le sixième disciple alors que 6 correspond à la tribu de Dan (la tribu du serpent, je vous renvoie à mon livre sur le complotisme protestant à ce sujet) quel que soit l'ordre de classement retenu par la Torah. 6 étant le chiffre du mensonge (par exemple dans 666), duquel une vérité peut être extraite pour accélérer la venue du Messie (qui a une valeur numérique égale à nachach serpent, ce pourquoi Jésus dit que le serpent devra à nouveau être érigé sur un bâton pour guérir le monde comme Moïse le fit avec le serpent d'airain). Nethan El  est rattaché au figuier, arbre de vie du Jardin d'Eden (Jean 1 :45-51) - assis sous le figuier comme le serpent - et Jésus le qualifie de personne de vérité.

Trois apôtres ont la même place quel que soit le classement. Simon-Pierre que l'on prend comme premier dans le décompte, Dan qui est le 6ème, et Judas Iscariote qui correspond à la tribu de Ruben. Judas est le traître et pourtant le frère du patriarche Joseph dont Jésus prolonge la mission à destination des nations, n'a pas pris part à la vente de son frère (ce qui fait penser au rabbin que peut-être l'évangile de Myriam serait plus authentique - mais le rav se trompe sur ce point : cet évangile ne réhabilite pas Judas, en outre Jésus dit que le dernier sera le premier, et Judas est le 12ème dans les deux ordres retenus).

On n'est pas obligé de pousser si loin l'enthousiasme pour le paradoxe, évidemment. Mais on peut tout de même relever que ces remarques sont intriguantes.

C'est aussi chez Cohen Alloro que vous trouverez l'explication la plus brillante sur la femme entre soleil et lune dans l'Apocalypse (Ap 12:2) : tous les prêtres catholiques n'ont aucune idée de la raison pour laquelle "la lune est sous ses pas" comme dit le cantique. Ses remarques sur les quatre cavaliers de l'Apocalypse reliées aux caractéristiques du Machiach Ben Yossef et du Machiach Ben David sont aussi intéressantes.

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